• Belle étaoe aujourd’hui. Ça commence par uune bonne vingtaine de kilomètres de plat descendant, autant dire que c’est vite réglé, surtout que la route qui est en cours de réfection est lisse comme du billard.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam 

     

    Au loin la chaîne des Balkans. Les Balkans, c’est un peu comme les Pyrénées, en plus petit et en moins haut. Orientés Est-Ouest, une chaîne et des vallées qui s’enfoncent Nord-Sud.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Nous, on part du Nord Est, on passe dans la plaine au Nord, en direction de l’Ouest, et au bout d’un moment on oblique vers le Sud, pour passer le fameux col de Trojan demain…

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Dans une pâture, un troupeau de buffles. Comme le gros mâle pas sympa me regardait de travers et qu’entre lui et moi y’avait qu’un mauvais fil à peine barbelé, je me suis tiré vite fait avant d’être obligé de faire un kilomètre départ arrêté avec sacoches (Tiens, ça doit pas être mal, comme entraînement…)

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Au bout de notre plat descendant, on prend une petite route pour nous tous seuls, ou presque, toujours à plat. Les Balkans sont à notre gauche, et de rapprochent au fil des kilomètres.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Ce qui est caractéristique ici, c’est que toutes les maisons anciennes sont belles, harmonieuses, construites avec des matériaux nobles. On peut décliner la même phrase au présent par la négative.

     

    Il faut bien monter, et une vraie belle côte se présente, souple mais assez longue… Et après une longue descente on arrive à Trojan.

     

    Un peu déçu par la ville, très quelconque. Dans mon imaginaire je la voyais comme Ifrane au Maroc, ou Saint Véran…

    Rien de ça, du béton, des immeubles qu’on se demandent s’ils sont habités tellement ils sont moches, et des vendeurs de poterie qui donnent envie de pleurer.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Trojan, merde ! Connue mondialement pour ses poteries traditionnelles. Putain ! Tout fout le camp !!!

     

    Galère ensuite pour trouver une guest house. La première, très chouette, nous plait bien, mais il n’y a personne (tout est ouvert), mais on ne daigne pas nous répondre au téléphone.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    La seconde, toujours à Balkanets, est fermée avec une grille. Pas sympa. Le téléphone ne répond pas.

     

    Du coup on téléphone à une autre, située plus bas, et là on nous accepte. On redescend une demi-douzaine de kilomètres, on se perd, Bernard est derrière, Bertrand devant… Finalement on arrive à se retrouver au « Four pines », que personne ne connaît dans le bled, sauf si on le dit en Bulgare « Tchetirite Bora ».

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Surprise : une ancienne mehana, dans des bâtiments de 1850, en pur style traditionnel. Les proprio super sympa qui nous emmènent ce soir manger "en ville" avec leur voiture, elle qui a confectionné un gâteeau pour nous et lui qui nous a donné un litre de rakia...

    Ce soir on dort dans la maison des 7 nains !!! (On a déjà Prof, Dormeur et Simplet dans notre équipe).

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam


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  • Le point d’orgue de notre périple bulgare, et son point culminant : le col de Trojan qui a fait rêver Bernard. On avait dit à nos hôtes qu’on aimerait partir tôt, vers 8 heures, du coup à 7 heures ils étaient là tous les deux, avec café, gâteau et surtout l’excellent « kiselo mliako », le yaourt bulgare.

    Hier soir ils nous ont emmenés dans le restau d’un de leurs amis, un endroit magique, comme souvent le sont les mehana : ne paient pas de mine à l’extérieur, mais sont très conviviales quand on entre à l’intérieur.

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    On a bien discuté. Stefka parle bien anglais, Ignate ne parle que bulgare, mais est très expressif avec ses yeux rieurs toujours en mouvement. Ce sont de braves gens, un peu nostalgiques de l’ancien régime communiste, « où tout le monde avait du travail, où il n’y avait pas de pauvres comme maintenant, moins de crimes »

    « Nous, on a notre guest house, on a de l’argent, enfin, suffisamment pour vivre bien ». En dehors de ça, ils mangent comme des moineaux. Est-ce parce qu’ils savent que nous les invitons ?

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Toujours est-il qu’à 7 heures du mat’, pas moyen de se dérober : ils prennent le café avec nous, assistent à nos préparatifs de départ, nous souhaitent un bon voyage et nous disent qu’on sera toujours les bienvenus. Pas de mal à le croire. Ce sont des gens comme ça. S’ils le disent, c’est avec la plus grande sincérité.

     

    Nous partons donc pour notre col mythique. Bernard devant, sur un bon rythme. Bertrand me suit prudemment, je monte doucement, nous dépassons Bernard au bout de 5 kilomètres, et à 10 je me mets à mon rythme.

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Ce qui me permet de monter jusqu’à l’Arche de la Liberté, 200 mètres au dessus du col. Des ouvriers installent des projecteurs pour éclairer l’Arche gigantesque en béton, visible à des kilomètres à la ronde.

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Bientôt arrive Bertrand, petite fourmi sur la route tout en bas, suivi de Bernard. Super, les Pingouins ! Vous avez gagné vos titres de grimpeurs aujourd’hui !

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Le Col de Trojan avec sacoches, c’est pour moi très comparable, du point de vue de l’effort, à un Ventoux par Malaucène sans sacoches. D’ailleurs ça ressemble un peu… Une crête pelée, un teleski qui traverse la route…

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Euphorie au sommet. Ils sont arrivés sans trop de peine. La preuve, on refera ensuite 500 mètres de D+ pour aller au camping…

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

     

    La descente est belle, de beaux points de vue sur le haut de la Vallée des Roses.

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

     

    La température est plutôt frisquette en haut, et la chaleur devient étouffante en bas, à Karnare.

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    L’étape du soir a été choisie car il y a un camping (ce qui est rare en Bulgarie). Nous apprécions de plus en plus de dormir sous nos tentes, en plein air…

     

    Vendredi 17 août Beli Osam Klisura

    On est allé pas mal à l’Ouest, du coup mes camarades se demandent s’ils vont aller à Pazrdjik comme prévu initialement, car on n’est plus qu’à 115 km de Sofia. Il se peut qu’on se quitte demain matin (snif!)

     


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  • On a plié les tentes, on a pris le café, on a partagé les malheureuses tranches de pain qui nous restaient, et puis on a descente après la côte, et très rapidement un embranchement. Bernard et Bertrand vont tout droit, direction Sofia, moi je pars au sud (mais à droite sur la photo car il y a un échangeur).

    On s’arrête, on se dit des trucs. On en a gros sur la patate. A cette pancarte s’arrête un beau voyage à trois, avec plein de choses : le partage, surtout, de tout. Des plans galères, des rencontres, de la bouffe, du café le matin, des rigolades, des vannes, de l’apprentissage du québecois pour Bernard (Hé, y’est bon ,hostie!).

    Alors on se serre fort, on se fait des bises (hé oui, Bertrand, je l’ai dit à tout le monde!) et puis je leur dit de se tirer, car je sens une grosse boule qui monte.. Merde, d’écrire ça, me v’là tout ému…

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Une dernière photo des « Pingouins » sur ce blog, et je file vite vers ma destination : Batak.

     

    Une très longue étape, alors forcément beaucoup de paysages traversés.

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    D’abord Koprivchtitsa. Dans un paysage de montagne très doux, un joli village avec de belles maisons anciennes et -choses rare ici- des nouvelles dans le même style. Très beau.

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Une montée, et tout à coup une plaine, avec Strelcha tout en bas. Y’a pas, dès qu’on est en montagne, y’a des côtes, c’est vrai, mais on est toujours récompensé. Mon seul regret est la brume de chaleur qui masque ce qu’il y a à l’horizon…

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Globalement, après une bosse, la route globalement descend jusqu’à Pazardjik. Ça roule bien (il faut parce que j’ai envie d’arriver avant la nuit).

    Un peu avant Pazardjik, je me suis arrêté auprès d’une petite vieille qui vendait des tomates devant chez elle. Je ne lui ai rien pris, je voulais du raisin, c’est sa copine d’à côté qui en avait, pas elle.

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Elle a vu que je n’avais plus d’eau dans une de mes gourdes, elle m’a proposé de m’en donner, très gentiment. Elle avait un très beau sourire, elle a bien voulu que je la prenne en photo. Elle a bien rigolé quand je lui ai montré sur l’afficheur de l’appareil.

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Pazrdjik, une ville moderne, avec des avenues arborées, des rues pleines de vie. Presque, on se croirait dans un pays de l'Ouest..

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    La Maritza, c’est ma rivière, comme la Seine est la tienne…

    Sans vouloir faire le rabat-joie, Sylvie, y’a pas comparaison, quand même…

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Les montagne qui barraient l'horizon au sud se rapprochent. Il ne reste qu’une cinquantaine de kilomètres et ça roule toujours bien. Super, me dis-je.

     Mais ça commence à se redresser, je passe le moyen (pas bon, ça, quand on veut avancer), et je me retrouve sur une route très belle qui serpente dans une vallée qui monte. La petite rivière n’est pas trop pentue, ça va…

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Mais au fil des kilomètres, ça devient l’horreur : du 9 %: pas sympa pour quelqu’un qui a plus de 100 bornes dans les guiboles. Et vas-y que ça ne s’arrête pas, jusqu’au bled du camping : Batak.

     

    Un peu entamé, je m’arrête dans une épicerie et je bois un litre de lait (je sais, « c’est pas bon, le lait. D’ailleurs les vaches n’en boivent pas! « m’a dit une fois un type , sympa au demeurant, mais membre de la secte anti-lait.  ça c’est de l’argumentation ! A quoi, un coup j’ai répondu « oui, mais les vaches ne font pas de vélo non plus ! » et toc ! )

     

    Je regarde un peu sur ma liste de campings bulgares où se trouve mon camping, et je m’aperçois qu’il est dans le bled d’après, 7 kilomètres supplémentaires avec une bonne côte en prime !

     

    La prochaine fois je regarderai mieux avant de planifier mon étape. Là, je ne dois pas être loin des 150 bornes avec 2000 mètres de D+ !

     

    Samedi 1_ août  Klisura – Tsigov Chark (Batak)

    Le camping est très sympa, cool et très rustique, mais au moins y’a des douches. La nana qui est à l’accueil est super cool, Elle a un gamin dans un porte-bébé sur le bide, et elle fait un tas de trucs : distribution de pagaies pour la location de kayaks, enregistrement des campeurs… Elle me dit de m’installer et de revenir plus tard pour l’enregistrement. J ‘ai pris une douche (c’est la moindre des politesses) puis suis allé vaguement remplir une fiche, sans montrer mes papiers… Cool, quoi…

     

    Je viens de regarder sur bikemap.net: 152 km et 2140 m de D+. Pas étonnant que je sois naze ce soir. Tiens! je vais me coucher !

     


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  • Petite désillusion hier soir en préparant mon étape : la route indiquée par ma carte Michelin (2012) n’existe pas sur Google Maps ! Avec l’image satellite, on voit une vague piste qui serpente dans la montagne pendant un moment. On serait deux, ça pourrait être marrant, mais tout seul… Doit pas y passer grand monde…

     

    Du coup, je jette un œil à Wiki voir ce que je rate… Les Rhodopes, quand même, c’est pas rien…

     

    Et je m’aperçois que je suis dedans ! Exactement dans les Rhodopes occidentales, les orientales étant moins hautes, mais certainement plus sauvages. Pas grave, je vais quand même les traverser !!!

     

    Ce matin, après avoir plié tout mon matériel ou presque, je démarre. Je prends à droite en sortant du bled, et je descends… Arrivé en bas (8 km quand même) je me rends compte que je me suis gouré de route, car le nom du bled ne me dit rien du tout. Si je continue, ça me fait un méchant détour. Alors je remonte…

     

    Et je suis donc à présent capable d’affirmer qu’une descente qui se prend entre 50 et 55 km/h se remonte à 10 km/h, pas plus.

     

    Je repasse devant la route qui mène au camping, continue tout droit, prends la bonne route. Je me retrouve rapidement dans un 9 %, et je me mets à gamberger… La serviette microfibre que tu as pendue dans l’arbuste en face de la tente, ce matin, tu l’as mise dans une sacoche ?

     

    Bien sûr que non ! Après avoir vérifié mes sacoches, je refais demi tour et vais rechercher ma serviette, bien sèche, dans l’arbre. Bilan : 26 km, 400 mètres de D+, 2 heures.

     

    Pas grave, je suis à la retraite !

     

    Une bonne côte pour me retrouver sur une sorte de plateau bosselé au relief très doux, un peu comme dans le Haut Jura.

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Des sources au bord de la route. Quand il y a plein de gens qui viennent en voiture remplir des tas de bouteilles, c’est qu’elle est super bonne...

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

     

    S’en suit une série de coup de cul, de parties roulantes, de petites descentes dans ce paysage sympathique. Il faut veiller à ne pas forcer trop sur les jambes et ne pas hésiter à remettre une petite vitesse quand ça se redresse, même pour quelques mètres, sinon on ne finit pas la journée…

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Premier lac : celui de Beglika. La route le longe un moment, le quitte puis on tombe sur le lac de Golyam Beglik, plus sérieux, fermé au Nord Est par un barrage que la route traverse.

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Une petite bosse, et hop ! Un troisième lac, Shiroka Polyana, très touristique. On est dimanche, il y a plein de gens qui sont venus passer là la journée en plein air.

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    L’endroit est magnifique, des chevaux pâturent au bord du lac. On leur mettrait des bois sur la tête pour les faire ressembler à des orignaux, on se croirait en Ontario, Câlisse !

    Re-bosses dans ce paysage au doux vallonnements, un descente, et d’un seul coup, une trouée dans les arbres, et un point de vue exceptionnel sur le grand lac de Dospat, qui s’étend 300 ou 400 mètres en dessous.

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Tès belle descente avec une route bien lisse, de beaux virages qu’on peut prendre à fond (c’est à dire 60 max, mais avec sacoches, on a l’impression d’être sur une BMW R1200GS.

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Dospat a l’air sympa, mais c’est la foire à Neuneu, avec un tas de stands de trucs merdiques et plein de gens en travers de la route. Ça ne me gêne pas beaucoup, car la route monte à 10 % à cet endroit là, mais les voitures devant moi doivent se frayer un passage dans la foule.

     

    Je suis bêtement les pancartes, alors qu’un raccourci m’aurait éviter de descendre tout au fond de la vallée. Pas grave, du coup j’ai pu faire une photo du barrage-poids, du même type que celui de Serre-Ponçon.

     

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina

    Une grosse côte derrière, avec encore du 10 % pendant un bon moment. Il est dans les 16 heures. De toute façon je n’irai pas jusqu’à Gotsé Deltchev, encore 40 bornes, ça me ferait arriver trop tard.

     

    Je me prépare à faire une nuit en sauvage, en remplissant tout ce que j’ai comme récipients à une fontaine, et puis, quand j’arrive à un bled improbable, Osina, je vois une pancarte à moitié effacée sur laquelle est indiqué « PECTOPAH ».

     

    Je vais voir, je tombe sur un gros bâtiment hôtelier tout neuf, bien planqué de la route, qu’on aurait planté là pour être sûr qu’il n’y vienne personne.

     

    On y parle anglais, je peux passer la nuit dans une chambre, et manger… En plus il me reste quelques leva. La « chambre » est en fait un studio tout neuf, super moderne, avec une terrasse-balcon (pratique pour faire sécher la lessive du jour) et une vraie cabine de douche comme j’en n’ai pas vue depuis un mois et demi... 20 leva, soit 10 euros...

    Dimanche 19 août  Tsigov Chark (Batak) – Osina


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  • L’étape du jour est simple, sur bikemap. Sur Google aussi, pas de problème.

     

    Je pars donc confiant, dans un paysage qui ressemble au Haut Jura. Forêts de pins, doux vallonnements, route souple (ça y est, le terme « route souple » est définitivement adopté).

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

     

     

    Ici, une fabrique de lauzes, taille de pierres en tout genre. Un village plus loin, c’est l’exploitation du tabac. Je m’arrête (bêtement) à un genre de poste où deux policiers des frontières s’enquiquinnent à 100 stotinski de l’heure, pour leu demander si c’est bien du tabac. Ces cons-là me demandent mon passeport (ah, j’ai bien fait de m’arrêter, Andouille!).

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Y’en a un qui me passe son téléphone : il a appelé un copain qui parle français ! Alors je raconte un peu ce que je pense que le policier veut savoir, d’où je viens, où je vais, etc.

    Au bout d’un moment, je rends le téléphone, le copain traduit en bulgare (je suppose), salut, « Dovich dané », et je me dis « c’est bon ».

    Ben non ! Il en rappelle un autre, et même cinéma !

    Bon, au bout d’un moment, comme il ne connaissait plus de copains francophone, il m’a rendu mon passeport et j’ai pu repartir…

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

     

    La région est magnifique :je m’arrête pratiquement tous les kilomètres pour prendre des photos.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Les villages sont peuplés essentiellement de musulmans.

    A Valkosel, un type, attablé avec ses copains devant une épicerie me hèle : « Salut, comment ça va ? » et me fait signe de m’arrêter.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Ils me font une place, le type -Souleyman, le second en partant de la gauche- veut me payer une bière (il est 10 heures du mat’, ses copains et lui sont à la bière, on ne les voit pas, mon drapeau les cachent). Je lui dit que non, une eau gazeuse (soda).

    Ils me font une place, et on discute. Souleyman travaille au Luxembourg, apparemment il est revenu au pays pour les vacances. Il veut m’inviter chez lui, « prendre une douche, manger, dormir ».

    Bref il ne sait pas quoi faire pour l’Hospitalité.

    Il me dit qu’il est musulman, que tout le monde ici est musulman, qu’il ne faut pas avoir peur des musulmans, que ce sont des gens comme tout le monde, qu’ils sont accueillants…

    Ben oui, Souleyman, je les connais un peu les musulmans. Je les ai pratiqué au Maroc, entre autres. C’est vrai qu’ils sont super accueillants, et même s’ils ne boivent pas de bière en terrasse à 10 plombes du mat’, ceux que je connais, ils ont la même générosité…

    J’aurai du mal à me barrer, Souleyman va m’acheter une boisson énergisante pour les côtes à venir…

    C’est vrai qu’il y en a quelques unes, des côtes… J’ai même l’impression qu’il n’y a que ça. Mais les paysages me font m'arrêter pour prendre des photos...

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

     

    Mais qui dit côtes dit descentes, et je me retrouve dans une large plaine au fond de laquelle coule la rivière Mesta. En voilà une qui s’en va vers la mer Egée, me dis-je.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Ben oui, mais mon itinéraire va plus à l’Ouest, et donc je remonte une belle bosse. En haut, on peut voir toute la colline équipée de capteurs solaires.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Et je suis mon hostie de câlisse d’itinéraire tracé par bikemap.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    J’aurais du me douter, en voyant les nids de poules de plus en plus fréquent et de plus en plus profonds, en parcourant une route pour moi tout seul sans personne d’autre dessus, que ça devait mener dans le trou du cul du monde…

     

    Paril, ça s’appelle. Sur GoogleMaps, entre Paril et Goleshovo, il y a une route référencée 1906.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    En fait à Paril, plus de route, une piste qui monte dans la montagne, mais absolument pas carrossable. Des pentes à 15 %, une piste ravinée par la pluie, pas mal d’ndroit où il faut pratiquement porter le vélo.

     

    12 kilomètres, ça dure. Un gars, en bas, m’a dit que ça montait 3 kilomètres, pas plus.

     

    Je regarde ma montre : 14 h. J’ai deux options : soit revenir en arrière et me taper 80 bornes de route, soit continuer et me faire 12 kilomètres pas cool et une trentaine derrière sur du goudron.

     

    J’ai de l’eau, on est en montagne, il y a des sources, des ruisseaux, au pire, si je n’y arrive pas, je peux toujours me débrouiller, j’ai du riz, de l’essence pour mon réchaud, je ne suis pas perdu…

     

    Bon. Sur le coup, j’ai trouvé que c’était vraiment bestial, comme effort, de pousser le méta loadé en crisse de tabarnak dans les cailloux de la piste.

     

    Je me suis dit que j’étais au Vélo Couché ce que Guillaumet a été à l’Aéropostale. Le Guillaumet des Rhodopes, je suis.

     

    Après beaucoup d’efforts, je suis arrivé en haut du col. De temps en temps, j’arrivais à rouler 50 mètres sur le vélo. Ça me reposait. Le reste du temps, j’ai poussé…

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    La descente, ça a été folklorique également, mais j’ai acquis une technique genre draisienne, pour soulager le vélo dans les pierriers sans trop perdre de vitesse.

     

    Arrivé à Goleshovo, grosse déception. Village désert, des baraques effondrées, des épaves de bagnoles stationnées, personne…

     

    Je continue sur une piste qui monte d’enfer, qui a été certainement goudronnée naguère, mais il y a vraiment très longtemps. Après ça, naturellement une descente, mais sur le même genre de piste-route qui n’autorise pas une vitesse supérieure à 12 km/h

     

    J’ai bouffé deux jeux de plaquettes de freins dans cette maudire descente.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Au bout d’un moment, des blocs de marbres sont disposés au bord de la piste, qui du coup devient meilleure, car il faut bien que des camions viennent les charger…

     

    Très belle descente ensuite, sur une très belle route qui serpente dans un fond de vallée . La route est pratiquement plate et je me dis que je peux arriver à une heure pas trop tardive..

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

     

    Bien sûr, quand on est comme là un peu à la bourre, il y a toujours des trucs qui font un peu baisser la moyenne dans les derniers kilomères,, comme la traversée pavée de Katunski...

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    Passage encore de quelques bosses et j’arrive, sur le coup de 18h, au camping de Kromidovo .

     

    Un Anglais vient m’ouvrir le portail, mais c’est un copain du patron. Le patron, lui, n’a pas le temps de s’occuper de moi car il doit refroidit ses 100 litres de bière artisanale qu’il est en train de faire. Il me dit d’aller en chercher une au frigo en attendant, et de m’installer . Super bonne, de la bière de micro-brasserie comme j’aime.

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

    J’ai le temps de planter ma tente, de gonfler mon matelas, de prendre une douche, de faire et d’étendre ma lessive, quand enfin il pourra m’enregistrer.

    Je demande s’il est possible de manger, sa femme, Sara, me dit que oui, à condition que je partage leur repas.

    Ils vendent du vin régional, « organic ». Je leur dit qu’ils choisissent une bonne bouteille, que de toute façon ce soir je craque mes derniers leva.

     

    On a passé une bonne soirée, eux sont du genre à avoir abandonné un peu tout ce rythme occidental stressant pour s’occuper de ce camping qu’ils ont créé, et qui fonctionne ç mois de l‘année. Des gens super cool (limite baba-cools), avec qui on se sent vraiment détendu…

     

    Lundi 20 août  Osina – Kromidovo

     

    Des éclairs d’orage là bas, vers le Sud, des coups de vent frais de temps en temps, il se pourrait que ça fasse ploc-ploc sur le double toit de ma tente cette nuit.

     

    J’adore ça...

     

     


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  • Je ne sais pas si c’est mon imagination, mais il m’a semblé entendre des toutes petites gouttes timides sur le coup du matin. En tout cas, il y avait beaucoup d’humidité partout (peut être à cause du refroidissement des 100 litres de bière qui fait se déverser pas mal d’eau sur le gazon…)

     

    Mes Angliches ne se sont pas levés bien tôt, du coup je ne les ai pas attendus. Comme des guest houses c’est toujours problématique (pour une nuit ils hésitent) et en plus je suis tout seul, donc c’est « wild » ou « camping ».

     

    Le prochain est à 200 bornes. Pourquoi pas ? Y’a quand même une grosse bosse à passer, environ 600m. On verra, si j’en ai marre je m’arrête, me dis-je…

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

     

    ça commence avec un bout d’autoroute. Pas moyen de faire autrement, mais tout le monde ici trouve ça normal.

    Bon, allons-y. Je serre un peu la droite et beaucoup les miches, mais pas de problème, finalement on est bien plus en sécurité que sur les routes à camions.

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    La douane. Je fais la queue, sors mon passeport, mais on me fait passer avec un grand sourire.

     

    LA GRЀCE !!

     

    La route suit un moment le fleuve Strymon qui traverse un grand lac (Kerkinis) avant de se jeter dans la Mer Egée.

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    La route part à droite, et traverse le fleuve qui a, à cet endroit, deux bras. Belle photo avec montagnes derrière.

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    Je jette un œil au niveau du second bras et que vois-je ? La cigogne noire, plus grande il me semble que la blanche, et plus farouche, car dès qu’elle m’a repéré, elle s’est envolée.

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    M’en fous, j’ai mes photos pour les Quiqui (qui se reconnaîtront, une fois de plus…)

     

    C’est assez plat, ça roule bien, et je me fais reprendre par un gars en vélo de course. Il est allemand, marié avec une Grecque, et se fait un bon petit tour de 150 bornes. Comme nos routes sont communes pendant un moment, on roule ensemble. Sur le plat, ça va, je ne le ralentis pas de trop, mais bientôt on attaque la bosse que j’avais repérée avant de partir.

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    Il est monté à son rythme au bout d’un moment, car avec mes paquets je ne dépassais pas le 8 km/h. En plus y f’sait chaud et y’avait des petites mouches qui essayaient de me rentrer dans le crâne par tous les trous. Respirer en serrant les dents, souffler en essayant de les éloigner de la bouche, et ça pendant toute la montée.

    Comme je me suis dit que vous n’alliez pas me croire, j’ai même pris une photo des mouches (avec moi en arrière plan)

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    Belle descente de l’autre côté, mais en faisant attention, car il y a des trous dans la route…

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    Et au-delà, une plaine immense qui s’étend au sud de Thessalonique…

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    En fait des rizières. A perte de vue, avec Thessalonique qui s’étend au loin, gigantesque..

     

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    Je commence à être un peu naze . Le plan « wild », dans les rizières, c’est râpé. Je commence à demander dans les bleds s’il y a des possibilités d’hébergement.

     

    Queudale ! La région touristique, c’est 40 bornes plus loin. Et les petites routes, dans les rizières, faut oublier. L’endroit est une espèce de delta, sauf que c’est irrigué par trois ou quatre rivières. Pas de pont, à part celui de l’autoroute.

     

    Va pour l’autoroute ! Du coup je me retrouve rapidement (si on peut dire) à Méthoni, ou il y a un camping.

     

    Mardi 21 août  Osina – Methoni

    J’arrive, bien naze, je descend de mon vélo, et un type, Italien, vient vers moi et me tend un bière fraiche. Quel accueil !

     

    Ils m’invite à partager leur risotto, sont un peu déçu que je ne prenne pas de caké dans leur cafetière italienne, et on passe la soirée à discuter. Paulo parle bien anglais, son copain moins, mais j’arrive à comprendre des trucs quand ils parlent entre eux. Ce sont deux motards (BMW 1200 GS -Tiens, c’est marrant, j’en parlais l’autre jour- et Honda Africa Twin 750), ils sont passés par la Roumanie, et reviennent de Turquie.

     

    Camping d’habitués, avec des caravanes fixes où les gens du coin viennent passer un moment au bord de la mer, un peu bruyant le soir -ça parle beaucoup, et fort- mais ça ne me dérange pas plus que ça.

     

    200 bornes dans les guibolles, je crois que j’ai ronflé encore plus fort...


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  • Rien à faire, j’ai beau faire des grosses journées de vélo, à 7h30 je suis réveillé.

    Donc reparti à 9h00. Objectif à moitié avoué : Les Météores. C’est en effet le seul camping dans ma direction. Y pourraient en mettre un peu plus souvent, des campings, les Grecs.. Encore une étape de 200 bornes.

     

    Mais cette fois, que du plat (ou montant, 200 mètres en 2000 kilomètres, on n'en parle même pas…)

     

    Et puis le vent est favorable, ça me permet de tenir une bonne moyenne, malgré les arrêts (achat de fruits, et surtout d’eau). Aujourd’hui, j’ai bu 2,5 litres d’eau, 2 litres de limonade, un Coca (1/3 de l) et un Scweppes, version eau gazeuse (1/3 de litre, pas mauvais). Plus à table au restaurant, 2 Bières de 50 cl (indispensable pour la régénération et la réhydratation, tous les spécialistes de la nutrition sportive vous le diront). Un peu plus de 6 litres.. Et pas pissé grand-chose.

     

    Faut dire, il faisait 39°C, et du vent (de derrière, comme j’ai dit plus haut, mais qui dessèche bien)

     

    Au départ du camping, la campagne était belle, juste en bordure de la mer. Un peu vallonnée, des oliviers, la Grèce, quoi..

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Le Mont Olympe est là, d’abord lointain, mais de plus en plus imposant. 3000 mètres si près de la mer, c’est mieux que la Canigou !

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Puis la route quitte la côte, pour se diriger vers la montagne. A gauche, des gorges taillées à coup de serpe. Faudrait relire un peu la Mythologie pour savoir qui qu’a fait ça…

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Et puis la gorge de la Pénée. La route, sur la carte, suit l’autoroute, mais celle-ci passe en tunnel et le site, magnifique, est préservé…

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Au bout de la gorge, une plaine brûlée par le soleil, et entourée de tous côtés par des montagnes. Elle monte doucement vers le sud-Ouest.

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    J’avais tracé ma route avec Bikemap, mais au bout d’un moment j’en ai eu ras le bol de faire des détours à chaque fois qu’il y une rivière. Alors j’ai pris la grande route, qui ressemble à une autoroute mais qui est un peu comme nos 4-voies. Personne dessus, les usagers sympa, à part un camion de temps en temps qui klaxonne comme un taré parce que ça le défrise qu’un vélo roule sur l’accotement…

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Les 80 derniers kilomètres sont un peu longs, j’arrive à rouler à 27 de moyenne grâce au vent favorable.

    Au bout d’un moment, après Trilaka, sur une ligne droite qui doit faire 20 bornes, on voit des drôles de trucs à l’horizon.

     

    Les Météores !

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

     

     

    Traversée de Kalampaka. Le Camping, bien entendu, est tout en haut, à Kastraki exactement. Mais quel point de vue depuis la piscine !

     

    Mercredi 22 août  Methoni – Kastraki

     

    Demain, on va se calmer. Igoumenitsa en une étape, ça fait 125 kilomètres, mais avec 2880 m de D+.

    Je crois qu'on va couper en deux, avec arrêt à Metsovo (Hmmm le bon fromage fumé !!!)

     

     


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  • Réveil toujours à la même heure. Mais cette fois il faut que je descende à Kalampaka, je n’ai plus de cash et au camping on ne prend pas la carte… J’en profite pour me racheter une brosse à dent, j’ai perdu la mienne ainsi que mon second shorty, que j’avais mal accroché sur le vélo pour le faire sécher…

    Départ pour Metsovo, j’ai réservé une chambre dans un hôtel pas trop cher. Metsovo, y’a pas de camping. Metsovo, c’est le Megève local, avec des hôtels, mais pas de camping.

     

    Bikemap m’a annoncé deux bosses. La première me fait un peu mal aux cuisses, je trouve que ça grimpe sec, ou aors je n’ai pas les jambes. 600 mètres…

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    En bas la vallée toute plate d’où je viens.. La route passe en écharpe sur une montagne en forme de crète assez longue, mais bientôt on arrive au bout de la crète et il faut monter sur la montagne suivante. Alors forcément, on descend ce qu’on a eu bien du mal à monter, et on se tape 1000 mètres d’ascension derrière.

     

    Par contre, je ne sais pas si les jambes sont revenues ou si ça montait moins fort, mais la seconde bosse a été plus facile…

     

    Pour aller à Metsovo, il y a des petites routes merdiques dans lesquelles on se perd et on passe plus de temps à vérifier sur GoogleMaps qu’à rouler, l’autoroute -autorisée aux vélos- et la route E92 qui serait qualifiée de nationale chez nous.

     

    L’autoroute passe en tunnel. Pas question. Si tu ne meurs pas écrasé par un camion, tu ressors avec un cancer à chaque poumon : respirer à fond dans un tunnel qui monte emprunté par des camions, y’a pas mieux…

     

    J’opte pour la E92. Sauf que…

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

     

    Alors là, on n’est pas bien… ça passe, ou ça passe pas ? Faire 10 bornes de montée pour arriver sur un truc infranchissable, genre pont détruit, ça ne vaut pas le coup…

     

    Chance incroyable, à ce moment là je vois deux motards qui en descendent. Je leur fais signe de s’arrêter. C’est une très jolie motarde qui me renseigne, elle me dit qu’avec mon vélo je peux passer, non sans avoir d'un œil expert et concupiscent apprécié ma taille de jeune homme et mon bronzage de touareg (passage dans le pur style rédactionnel vipérin ndlr)

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Ensuite, 10 kilomètres de montée. Croisé une voiture et une moto. J’ai roulé à gauche quand l’ombre était à gauche, ou quand ça montait trop raide dans les virages à droite. Ne pas surveiller son rétro pour s’assurer qu’on n’est pas dans la trajectoire d’une voiture ou d’un camion, c’est vraiment que du bonheur ! La route n’est plus entretenue, du fait de l’autoroute je suppose. Chaussée qui se dégrade, barrières de sécurité qui foutent le camp, gros ravinements côté aval de la route, des fois faut pas trop serrer...

     

     

    En haut, pas mal de vent, de beaux aperçus de la montagne de tous les côtés.

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Après avoir esquivé un troupeau de vaches qui ont comme moi pris leurs aises sur cette route abandonnée, un beau point de vue sur Metsovo.

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Descente sur Metsovo. Hôtel familial, sympa.

     

    Balade à pied dans Metsovo. Un peu déçu. j’y étais venu il y a tout juste vingt ans avec (ex) femme et enfants, c’était plus authentique, plus sympa. Là tout est neuf, les fromages ne pendent plus aux toits des maisons, pour faire "comme avant" il y a des bouts de bois déguisés en fromage...

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Serait-ce une directive sanitaire européenne qui les empêche de faire comme depuis des temps immémoriaux ?

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    , je n’ai reconnu que l’ours en bronze sur la place du marché.

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Bon. C’est joli quand même, mais il y a les mêmes marchands de saloperies que partout ailleurs dans les lieux touristiques. Il y a même de la poterie de Trojan…

     

    Jeudi 23 août  Kastrki – Metsovo

    Je suis allé dans un magasin m'acheter quelque tranches de fromage fumé. Mhhh! toujours aussi bon...

     

    Demain Ioannina. Une bosse de 300n, une autre de 450, juste 55 km… J’ai contacté un warmshower, on verra s’il répond. Sinon c’est camping...


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  • La route est belle, entourée de belles montagnes.L'Epire est la région de Grèce que je préfère. Nature sauvage, paysages de montagne, vallée profondes et grandes forêts: tout ce qu'Homère décrit de la Grèce ressemble à l'Epire...

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Elle suit en balcon un affluent rive gauche du fleuve Arachthos, mais le quitte car il part au sud…

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Comme hier, elle n’est guère empruntée car tout le monde passe (à tort) par l’autoroute. Le gars qui bosse et qui fait Ioannina-Metsovo tout les jours je veux bien, mais les touristes… Et pourtant, plein de camping-cars sur l’autoroute qui passe en tunnel-viaduc, et une poignée de voitures croisée sur ma route…

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

     

    L’an prochain, ou dans deux ans, elle sera fermée, comme le tronçon d’hier. Dommage…

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Des pensées pour PBM, Jacques et toute la bande des JMB, notamment avec cette face Est qui ne demande qu’à être gravie, puis signée…

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Une première bosse pour passer dans la vallée de l’Arachthos, avec des cultures en contrebas. C’est très mignon, on dirait presque une peinture naïve, avec les petits champs carrés, le jet d’arrosage, etc..

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

     

    L’arrivée sur Ioannina est époustouflante. Après un virage, en contrebas, le lac et la ville nichée sur la rive Ouest. Des ruches au bout de la route, sur des parkings (qui ne servent à rien, il n'y a plus guère de monde qui passe).

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Un apiculteur est là, en combinaison, en train d’enfumer ses ruches. Je m’arrête, le prends en photo. Il me fait un petit signe et reprend son boulot.

     

    Bon. C’est pas tout ça, mais qu’est-ce que je vais faire, moi, à 12h30, arrivé à l’étape ?

     

    Je décharge le vélo, plante la tente, et je vais faire un petit tour.

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Tiens ? Dodone, 12 km ? C’est pas loin, ça… Sauf que c’est 12 km de bosse, et que c’est pas marqué sur les pancartes.

    C’est pas marqué non plus quand il n’y a plus de goudron sur 1 kilomètre… Obligé de descendre sur les freins. Mort définitive des plaquettes avant.

     

    Après ma descente d'enfer, je suis passé devant un genre de très grand café, avec une terrasse immense et plein de gens. Un mariage, je suppose. Il y avait aussi un orchestre et les gens qui dansaient. Je me suis arrêté...

     

    Dodone a bien changé, en 20 ans. C’était un lieu magique dans les chênes qui enserraient le théâtre dans un sauvage écrin de verdure. Maintenant, c’est beaucoup plus dégagé, c’est clos et l’entrée est payante. Ils ont bien raison, les Grecs ! Ils ont leur pays à remettre debout, les touristes peuvent payer, et moi le premier. 6 euros, c’est pas dodonné (facile), mais c’est pour la bonne cause.

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Le théâtre est en réfection, j’ai eu beaucoup de mal à cadrer pour ne pas avoir des bouts de chantiers.

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

     

    Par contre, ils ont aussi mis en valeur ce que je n’avais pas vu il y a 20 ans et qui devait être enfoui dans les arbres : des temples, et le Bouleterion (en grec ancien βουλευτήριον / bouleutếrion) est le bâtiment où, dans les cités de la Grèce antique, se réunissait la boulè, le conseil, assemblée restreinte de citoyens chargés des affaires courantes de la ville.… Wiki dixit)

     

    Et il s’est mis à pleuvoir. Une bonne pluie qui mouille bien… Bien sûr je n’avais rien pris, genre K-Way… J’ai vite retiré mon t-shirt et l’ai planqué avec le téléphone et l’appareil photo dans mon petit sac et son capuchon étanche.

     

    Le retour a été un peu dur. D’abord une route grecque au revêtement réputé ultra glissant par temps de pluie, un détour pour ne pas prendre l’autoroute qui passe en tunnel (donc un bosse et pire (Epire) une descente derrière avec un frein avant qui ne fonctionne plus du tout et un frein arrière sur lequel il faut aller doucement, doucement pour ne pas partir en sucette.

    Ce qui est arrivé dans un virage en dévers. La roue arrière bloquée, la rambarde de sécurité qui arrive trop vite. Déclipsé les godasses, me suis mis debout et fini en glissade avec le vélo entre les jambes. Deux traces de cales en ferraille shimano sur 10 mètres sur le goudron, mais pas de bobo : arrêt juste devant la barrière… Ouf !

     

    Inutile de vous dire que le premier truc que j’ai fait en rentrant au camping, c’est de mettre une paire de plaquettes neuves devant…

     

    Avant ça, je me suis arrêté à Ioannina, qui est une ville vraiment très sympa, moderne et traditionnelle à la fois, spécialisée autrefois dans le travail de l’argent. Le centre ville est plein de petites ruelles, de petites échoppes, de petits restau…

     

    Vendredi 24 août   Metsovo – Ioannina

    Encore une averse, mais cette fois j’étais sous un auvent, en train de déguster un tsatziki et 2 souvlakis...

    Document sonore:


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  • Hier j’ai réservé une place sur le bateau de lundi. Normalement, pas de problème en stand-by, mais je préfère arriver avec une réservation et pas me trouver le bec dans l’eau. J’ai un problème avec les avions, les trains et les bateaux. Pas confiance, des fois qu’il me laissent sur le quai.

     

    Le profil du jour est le suivant : globalement descendant, mais avec pas mal de bosses bien casse-pattes. 98 kilomètres, avec 1460 m de D+.

     

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    La pompe de mon réchaud a relâché, mais il reste un peu de pression dans la bouteille, j’ai pu me faire mon café avant de partir. Hier, je suis arrivé un peu tard de mon tour à Dodone (au compteur 62 kilomètres, ma petite balade sous la pluie…).

     

    Encore de beaux paysages traversés aujourd’hui, et pas mal de bosses. Pour ne pas pourrir mon maillot, je l’ai retiré… Le temps était brumeux, voir orageux, et je ne me suis pas méfié, et j’ai pris un big coup de soleil sur le sein gauche…

     

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Sinon étape sans histoire, toujours personne ou presque sur cette route délaissée au profit de l’autoroute toute neuve.

     

    Juste avant la grosse bosse, j’ai quitté la rivière Thiamis (le fleuve!). Que les paysages sont sauvages ! En Epire, peu de villages, on peut faire des kilomètres sans voir personne. Et la montagne, les vallons ravinés, les rivières au fond de vallées profondes. J’adore !

     

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Les derniers kilomètres, je les ai faits un peu en course contre la montre, ou plutôt contre l’orage. Je voyais les traînées de pluie se rapprocher, mais plus j’arrivais vers la mer, plus le vent contraire semblait contenir les nuages chargés de pluie.

     

    Pour finir, je n’ai pas été mouillé… sauf de chaud.

     

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

     

    La dernière côte, Igoumenitsa que je n’ai pas vu car je suis parti directement au camping situé au Nord.

     

    Arrivé au camping, rassemblement international de Vespa ! Ça nous avait déjà fait le coup quand on était allés avec Miriam, Jeff et les Duca faire du vélo du côté de Domodossola.

     

    Ça pétouille, ça ratatouille, mais l’ambiance est bon enfant. J’aime tous ces gens un peu dingues, adeptes d’un vieux truc démodé, mais qui l’utilisent pour faire des grands voyages. Il y a des jeunes, des vieux, des scooters à moitié démontés, une entraide visible. Bref, c’est sympa.

     

    J’ai planté vite fait ma tente, en discutant avec un jeune Grec à Vespa, étudiant en pharma, puis je suis allé me tremper ans la Grande Bleue. Plus salée que la Noire. L’endroit est bien cool, situé sur une langue de terre qui ferme la baie d’Igoumenitsa. A l’Ouest, la mer. A l’Est, la baie. Au milieu, un camping bondé de petites tentes avec une Vespa garée à côté, sous les eucalyptus.

     

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Y’a des endroits pires. Tiens, je resterais bien une semaine, juste histoire de narguer mes ex-collègues qui vont bosser la semaine prochaine.

     

    Samedi 25 août   Ioannina – Igoumenitsa

    Au fait, c’est quand la pré-rentrée ? (mdr)


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