• Belle étaoe aujourd’hui. Ça commence par uune bonne vingtaine de kilomètres de plat descendant, autant dire que c’est vite réglé, surtout que la route qui est en cours de réfection est lisse comme du billard.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam 

     

    Au loin la chaîne des Balkans. Les Balkans, c’est un peu comme les Pyrénées, en plus petit et en moins haut. Orientés Est-Ouest, une chaîne et des vallées qui s’enfoncent Nord-Sud.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Nous, on part du Nord Est, on passe dans la plaine au Nord, en direction de l’Ouest, et au bout d’un moment on oblique vers le Sud, pour passer le fameux col de Trojan demain…

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Dans une pâture, un troupeau de buffles. Comme le gros mâle pas sympa me regardait de travers et qu’entre lui et moi y’avait qu’un mauvais fil à peine barbelé, je me suis tiré vite fait avant d’être obligé de faire un kilomètre départ arrêté avec sacoches (Tiens, ça doit pas être mal, comme entraînement…)

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Au bout de notre plat descendant, on prend une petite route pour nous tous seuls, ou presque, toujours à plat. Les Balkans sont à notre gauche, et de rapprochent au fil des kilomètres.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Ce qui est caractéristique ici, c’est que toutes les maisons anciennes sont belles, harmonieuses, construites avec des matériaux nobles. On peut décliner la même phrase au présent par la négative.

     

    Il faut bien monter, et une vraie belle côte se présente, souple mais assez longue… Et après une longue descente on arrive à Trojan.

     

    Un peu déçu par la ville, très quelconque. Dans mon imaginaire je la voyais comme Ifrane au Maroc, ou Saint Véran…

    Rien de ça, du béton, des immeubles qu’on se demandent s’ils sont habités tellement ils sont moches, et des vendeurs de poterie qui donnent envie de pleurer.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Trojan, merde ! Connue mondialement pour ses poteries traditionnelles. Putain ! Tout fout le camp !!!

     

    Galère ensuite pour trouver une guest house. La première, très chouette, nous plait bien, mais il n’y a personne (tout est ouvert), mais on ne daigne pas nous répondre au téléphone.

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    La seconde, toujours à Balkanets, est fermée avec une grille. Pas sympa. Le téléphone ne répond pas.

     

    Du coup on téléphone à une autre, située plus bas, et là on nous accepte. On redescend une demi-douzaine de kilomètres, on se perd, Bernard est derrière, Bertrand devant… Finalement on arrive à se retrouver au « Four pines », que personne ne connaît dans le bled, sauf si on le dit en Bulgare « Tchetirite Bora ».

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam

     

    Surprise : une ancienne mehana, dans des bâtiments de 1850, en pur style traditionnel. Les proprio super sympa qui nous emmènent ce soir manger "en ville" avec leur voiture, elle qui a confectionné un gâteeau pour nous et lui qui nous a donné un litre de rakia...

    Ce soir on dort dans la maison des 7 nains !!! (On a déjà Prof, Dormeur et Simplet dans notre équipe).

     

    Jeudi 16 août Gabrovo – Beli Osam


    1 commentaire
  • En avant première rien que pour Phisa :

    La journée commence avec ce charmant message de l’hôtesse qui nous avait reçus avant-hier…

     

    On ne regarde pas la carte, puisque notre route emprunte le chemin du retour de la balade d’hier faite avec Bertrand. Mais cette fois-ci on se dirige vers les Balkans.

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

     

     

    On apprécie au passage quelques spécialités bulgares, comme la surcharge du camion ou le système D pour l'électricité...

    On se débrouille pour éviter la route n°5 : les routes en Bulgarie, moins le numéro est important, plus il y a de camions.

    On est quand même obligé de la prendre sur un ou deux kilomètres, jusqu’à une voie qu’on a repéré sur Google Maps et qui nous évite plein de kilomètres avec voitures et camions.

     

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    On s’y engage, mais au bout d’un bon kilomètre (de côte) elle devient franchement impraticable. Retour à la case départ, vous ne gagnez pas 40000 francs mais vous perdez une demi-heure.

    On prend donc la grande route qui ne s’avère finalement pas si chargée que cela. Une autre tentative d’évitement se soldera par un détour, des côtes et une autre perte de temps. Alors on décide d’aller jusqu’au bout sur la 5. qui nous mène vers le Balkan.

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

     

    Malheureusement, en Bulgarie les arbres viennent très près des routes et masquent la plupart du temps les paysages, à part s’il y a une ligne à haute tension ou un bâtiment en construction, en quel cas on a défriché. Mais pour les photos, pas terrible…

     

    On s’adresse au centre d’information touristique de Gaabrovo, et ne un clin d’oeil arrive une espèce de mafiosi qui gère tout : il nous loue un super studio ultra modeerne dans la rue piétonne, mais refile nos vélos à un de ses copains de la même clique qui nous les met au chaud jusqu’à demain matin dans la cour de son propre guest house situé pas trop loins du centre d’information.

     

    En un quart d’heure, on se retrouve comme des coqs en pâte. Douche, petit bout de pizza au coin de la rue, et on prend un taxi pour visiter le Musée Ethnographique de Etarat, à une dizaine de km de Gabrovo.

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Il s’agit en fait d’une sorte de musée comme celui des fermes comtoises de Nancray, un village du XIX° siècle reconstitué avec présentation de métiers anciens. La « force » est hydraulique et provient d’une dérivation de la petite rivière.

     

    L’endroit est charmant, les maisons sont très belles avec leurs toits de lauze, mais on n’a pas vu beaucoup d’artisans au travail, à part Bernard fasciné par les mains expertes d’une potière. Bertrand et moi n'avons vu qu'un tourneur sur bois en pleine activité...

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

    Retour à Gabrovo avec le bus de ville : pas mal non plus, comme expérience…

     

     

    On s’est ensuite longuement promené dans le centre ville qu’on a trouvé particulièrement charmant. D’ailleurs, à Gabrovo, contrairement à beaucoup d’autres villes, on a fait des efforts de réhabilitation d’immeubles défraîchis, et les nouveaux sont plutôt pimpants.

     

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

     

    Une très belle maison typique, et à l'arrière plan une barre en béton des années...  Comme à Balchik l'autre jour, le meilleur côtoie le plus moche

    Mercredi 15 août Gradijevo - Gabrovo

     

    Bref une journée sympa, sans trop de kilomètres, un peu de tourisme, un restau ce soir et demain on va à Trojan, point de départ de l'objectif ultime de Bernard en Bulgarie : le col de Trojan !!!

     


    2 commentaires
  • Bernard a fort à faire aujourd’hui : aller chercher ses lunettes à Gorna, et peut-être nous rejoindre, Bertrand et moi.

    Mais c’est sans compter sans sa malchance naturelle qui lui faitre-fait tomber son winphone et ce coup ci éclate la vitre. Retour pour lui à Gorna, à vélo cette fois-ci, où il achète un nouveau smartphone, sous Androïd , payé cash sans facture (tombé d'un camion?...)

     

    Bertrand et moi allons dans un premier temps à Arbanasi, où se trouve une église remarquable, l’Église de la Nativité. La route monte à peu près out le temps, mais on n’est pas chargé donc ça va bien.

     

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    On visite au passage un monastère un peu à l’écart de la route, et on arrive à Arbanasi. Très joli, mais le genre d’endroit qui me donne envie de fuir : car de touristes, vendeurs de merdouilles, des hôtels partout, le village refait à neuf comme-si-c’était-ancien.

    On entre dans l’église, effectivement elle est couverte de fresque datant du 17ème siècle. Une guide explique pour un car de touristes italiens (*) que là ça raconte a vie de la Virgina, que là c’est plutôt celle de Jesus Christi. Le mur de gauche, je me suis dit que c’était peut-être la première bande dessinée de l’Histoire.

     (*) Je ne suis pas débile, la guide ne parle pas à l'autobus, le car est une unité de mesure qui indique une quantité d'environ 55 blaireaux.

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    Mais bon. Ça me confirme dans l’idée que je ne suis pas trop sensible à l’art décoratif des églises orthodoxes. Comme celle-ci est l’une des plus anciennes et des plus belles, parait-il, ça m’évitera d’aller en voir d’autres…

     

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    La descente sur Veliko Tarnovo est vertigineuse : plusieurs kilomètres avec un très fort pourcentage. Bien contents de l’avoir faite dans ce sens !

     

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    De très beaux points de vue sur la ville, la citadelle.

    On entre dans la ville par le côté nord, qu'on qualifiera d'historique. De très belles maisons bulgares dans le faubourg.

     

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

    On parcourt la ville, qui est construite sur une arête entre les méandres compliqués de la rivière Yantra. On s’arrête tout en haut, on s’achète de quoi se sustenter, et après ça on revient par une belle petite route, qui malheureusement n’est accessible qu’après avoir parcouru deux kilomètres d’une horrible route à camions.De beaux villages traversés, avec des maisons typiques.

    Mardi 14 août Tourisme à Veliko Tarnovo

     

    Nous retrouvons Bernard qui a profité de la piscine. Demain on repart, on va passer un peu de temps à préparer notre itinéraire,

    On va aussi, comme hier soir, se faire un repas "entre nous", avec des pâtes, du riz et pas de viande comme à chaque fois qu'on va au restau.

    Et passer une autre nuit dans nos tentes. et ça, c'est bien mieux que n'importe quelle piaule dans laquelle on ne respire pas.

    Comme partout en Bulgarie, les chiens gueulent toute la nuit, mais comme ce camping est très à l'écart, on ne les entend pratiquement pas.

     


    votre commentaire
  • Personne ce matin dans la mehana quand nous nous levons. Nous préparons les vélos, on attend encore un peu, il n’est pas tout à fait 8 heures ; En fait hier soir on n’a pas négocié pour le petit déj.

    Je suis sûr que la patronne devait attendre que l’on s’en aille, planquée derrière sa fenêtre, pour vaquer à ses activités asns être obligée de servir un petit déj.

     

    Kaslantienn, nous allons en ville, localisons la poste où Bernard doit déposer son paquet : il a fini par emballer ses freins hydrauliques et un dérailleur qui était un peu tordu pour les renvoyer en France à son adresse.

     

    Bertrand et moi nous nous installons à la terrasse d’un café, et on s’achète des croissants au chocolat et une petite brioche. Devant nous des femmes balayent les trottoirs, scène vue à plusieurs reprises. Elle sont typées « rom », et à chaque fois c’est la même chose. Les autres travailleurs municipaux qui coupent le gazon ou taillent les arbres ne sont jamais typés, mais les femmes qui balayent, oui.

     

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    On monte l’avenue qui conduit à la gare. Justement, des employés sont en train de rafraîchir les espaces verts, la ville est propre et bien entretenue. La gare est en cours de réfection, la billetterie est destroy, mais le contrôleur nous fera des billets dans le train.

     

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    Bertrand s'essaie à porter ses bagages façon hockeyeur canadien...

    Le train arrive, une motrice diesel attelée à d’ancien wagons à compartiments. Beaucoup de mal à faire tenir les trois vélos dans l’entrée ; de toute façon après impossible de prendre le virage pour le couloir, et de toute façon le couloir est trop étroit...

    Mais ça n’affole pas le contrôleur. On serait en France, les vélos ne seraient jamais entrés dans le train. Ici, on s’arrange, il y a toujours une solution.

     

    Nous avons un changement à Poveljanovo, près de Devnya. Le second train est « rapide », équipé d’une motrice électrique.

     

    Fort de notre expérience, nous agençons le matériel de manière à ce que cela gêne le moins possible : tous les bagages dans les filets du compartiment, les deux Nazca à la verticale devant la porte des WC (on arrive même à y accéder), et le Méta debout juste avant le couloir.

     

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    La contrôleuse qui passe de temps en temps et qui voit les améliorations successives du rangement lève les yeux au ciel, fait semblant d’être en colère, mais n’y arrive pas et finit par sourire… A la fin du voyage, elle vient nous avertir que nous arrivons à la prochaine station. Je lui montre mon appareil photo, lui fais signe que j’aimerais prendre une image d’elle, et très gentiment, elle fait semblant de m’enguirlander pendant que je lui tire le portrait. Vraiment drôle, pleine d'humour et de gentillesse…

     

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    Deux femmes sont entrées dans le compartiment : la mère, très belle, et sa fille, beaucoup moins. Est-ce que je suis plus attiré que par les femmes mûres que par les gamines, mais je trouve que c’est souvent le cas… La race dégénère…

     

    La mère, 45 ans, très sûre de sa plastique, se comporte comme une reine et ne regarde personne. Elle lit. La fille a un regard bovin et ne regarde que ses godasses.

     

    On a eu le vieux râleur à moitié bourré qui a gueulé comme un putois parce qu’il avait du mal à aller jusqu’aux WC. Faut dire, il avait un bide énorme, même sans les vélos il avait du mal à passer dans le couloir…

     

    Après l’altercation avec le vieux con, la Reine liseuse se met à discuter avec Bernard assis à côté d’elle en anglais, et un peu en français. Elle a vécu deux ans à Montréal, du coup Bertrand et elle se mettent à discuter. La fille regarde toujours ses godasses avec ses yeux de veau.

     

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    On a eu aussi le sosie de Adolf, qui se promène avec une sacoche ornée d’une swastika. Bizarrement, au moment où on débarque du train, et que c’est un peu la panique, il vient nous aider, descend sur le quai, va même ramasser sous le train une bouteille d’eau qui était tombée…

    Une gentillesse incroyable, Comment se peut-il qu’un type comme ça s’amuse à se déguiser en Hitler ?

     

    Bref, on est arrivé à Gorna-Horyahovitsa sans encombre, sans rien perdre, sans trop de stress, surtout pour mes deux camarades qui se sont bien décontractés pendant le voyage.

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

     

    Un petit coup de vélo pour rejoindre le camping. Comme on n’avait rien avalé depuis le matin, on s’est arrêté acheter des fruits à un petit magasin en ville. Une femme nous a fait signe d’attendre, et est revenue avec deux petits pots de confiture de prune, et une prune pour nous expliquer ce qu’il y avait dans ses pots. « Cadeau, cadeau » dit-elle en bulgare. Comme dit Bertrand, « c’est souvent les gens qui n’ont pas grand-chose qui donnent beaucoup ».

     

    Au camping, on est accueillis par une jeune femme qui nous parle en français en roulant des « R ». Adorable. Comme la veille, on voit qu’elle a du plaisir à parler notre langue. Je suppose que ça ne doit pas arriver tous les jours, les français, ici, on n’en voit pas trop, et franchement ça ne me manque pas. Les français à l’étranger, 95 fois sur 100, ça craint, genre gros beauf.

     

    Bref, elle est étudiante en langue, parle français et anglais, et ne sait pas encore si elle se destinera à une carrière d’enseignante.

     

    Pendant ce temps là, Bernard fait tomber ses lunettes : Ping : un verre pété ! Le patron, ni une ni deux, lui propose de l’emmener en voiture à Gorna dans un centre médical, où une occuliste s’est occupé son cas. Il devra y retourner demain pour récupérer ses lunettes remontées avec des nouveaux verres. Coût total : 50 euros. Dans son malheur, Bernard a quand même la chance de péter ses lunettes ailleurs qu’au milieu de la Dobroudja et dans un pays où ça ne coûte pas grand-chose…

     

    Lundi 13 août  Suvorovo – Dragizhevo (mais en train!)

    Journée sans vélo, mais riche en rencontres.

     


    votre commentaire
  •  

    Pendant que je rédigeais mon texte sur Roussalka, un message est arrivé sur mon téléphone : chambre indisponible… Tu parles… Une nuit, ça n’intéresse personne, surtout dans un coin touristique et surtout un week-end.

     

    Au réveil, on décide donc d’un plan B : ne pas chercher à prendre le train à Varna, mais plus loin dans la campagne, là où il y a moins de touristes.

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

    Après le petit déjeuner, pris chez Gosha, on prend la route côtière entre Kavarna et Baltchik. Pas si côtière que ça, car au début elle ne reste pas vraiment au bord de la mer.

     

    Baltchik, c’est le Ste Maxime bulgare, très jolie station côtière. Pourtant subsiste une verrue en béton, un silo devenu inutile, et dont la vue ne semble déranger personne…

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

    ça, c’est très bulgare : laisser pourrir un bâtiment dans une zone assez chouette, alors que chez nous, il y aurait des associations qui se formeraient pour en accélérer la démolition. Ici, on a vraiment l’impression que tout le monde s’en fout.

     

    Paradoxalement, au bout d’un moment, on finit par intégrer ces verrues visuelles. Bon, je ne dis pas, des fois, quand on veut faire une photo, c’est compliqué pour ne pas prendre en premier plan de transformateur pourri ou le bâtiment industriel d’une autre ère complètement délabré...

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Mais restons positif… Baltchik est une très belle ville, colorée, fleurie, ensoleillée, avec cette lumière particulière des stations balnéaires de bord de mer.

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Nous quittons le bord de mer et nous nous engageons dans une vallée qui s’enfonce vers l’Ouest. Hé oui… on est sur le chemin du retour (j’ai failli écrire : on est sur le retour, mais ça ce n’est pas un scoop, c’était déjà vrai à l’aller…)

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Dans cette vallée, des vignes sur une assez grande surface. J’étais en train de me demander comment les prendre en photo quand je vois une sorte de tourelle surmontée d’une cabane. En haut, le gardien de la propriété. Je m’arrête, lui demande si je peux prendre une photo du haut de sa « terrasse ». On communique avec deux mots d’anglais, trois mots d’allemand, le raisin sert uniquement pour le vin : Cabernet,Sauvignon, Chardonnay: ça, c'est international, comme langue.

     

    Au moment de partir, il me fait signe de me servir, assez loin dans les plants, une grappe.

     

    Super sucré ce raisin, pour dire qu’il n’est pas destiné à la table. Je le remercie et rejoins mes camarades qui ont pris de l’avance.

     

    Au bout d’une longue ligne droite, on tourne à gauche, et la route commence de monter. Pas bien fort, dans les 5-6 %, mais pendant quatre ou cinq kilomètres. En fait on est remonté sur un plateau à300 mètres d’altitude.

     

    On s'est arrêté en haut de la côte, dévoré la grappe de raisin et trois malheureuses pêches qui nous restaient...

     

    Une route à voies, deux montantes, sur laquelle ne roulent que des voitures, vite et mal.

     

    Qu’on se le dise, le Bulgare conduit comme un pied (Bernard me suggère comme un sauvage). Disons qu’ils conduisent comme des pieds sauvages. Trop vite, au dessus de leurs moyens, avec des bagnoles dont la majorité seraient refusées aux contrôles techniques chez nous, et semblent incapables d’anticiper quoi que ce soit.

     

    Sur une route à deux voies montantes, ils sont redoutables. Dans n’importe quelle situation ils nous dépassent, même s’ils sont eux-même dépassés.

     

    Au bout d’un moment j’en ai eu marre et j’ai roulé au milieu de ma voie. Du coup il a bien fallu qu’ils anticipent. J’ai bien eu des coups de klaxon, mais de toute façon ils klaxonnent tout le temps, et de la même manière pour t’engueuler ou pour t’encourager…

     

    On quitte enfin cette route infernale. A l’arrière plan on voit encore la baie de Baltchik/Kavarna fermée au nord par la Pointe de Kaliakra, perdue dans la brume.

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Une photo prise rien que pour mes cousins d’outre atlantique : les arbres arrivent sur la route, les branches sont souvent au dessus de l’asphalte. On voit bien qu’ils ne craignent pas les orignaux, icitte…

     

    Une route toute droite, pas un bled, pas un arbre, pas d’ombre. Le soleil plombe et nous on se dessèche. Bientôt on n’aura plus d’eau. On décide de s’arrêter au prochain bled, Kalimantsi pour aller au ravitaillement. Pas d’épicerie, mais on passe devant un mehana, sorte de restau de plein air.

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Mais vraiment classe de chez classe. On se dit « on essaie ? ». Outre le fait qu’on n’est pas vraiment habillé en dimanche comme tout le monde, on ne sent pas très bon non plus. D’un autre côté, il y a des écuries avec des chevaux, on se dit qu’en restant sous le vent, ça devrait aller.

     

    Ce restaurant de plein air est en fait un ancien khan (vous vous souvenez, au Scrabble?), sorte de ferme fortifiée avec une très belle maison de type bulgare et des dépendances (écuries, basse-cours, etc.). L’une d’elle est aménagée en salle de restau à la déco très chargée, dans le style rural…

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

    On nous place dans à une table un peu éloignée, plutôt en hauteur, et une très agréable serveuse vient prendre la commande. Elle parle très bien en anglais, mais nous propose de parler en français, qu’elle parle très bien également. Rapide, efficace, débordée à cause du monde. Elle aurait aimé avoir un peu plus de temps pour parler français avec nous, visiblement elle doit adorer notre langue.

     

    En partant elle nous a répété au moins trois fois qu’on était les bienvenus et qu’on pouvait revenir quand on voulait…

     

    C’est aussi ça la Bulgarie, des gens d’un abord parfois austères, mais qui feraient n’importe quoi pour rendre service…

     

    Elle nous a vanté la tarte « home made », qu’on a fini par prendre bien qu’on n’ait plus faim. Grosse portion de gâteau à la crème, excellent au demeurant, mais qui nous rendra un peu moins alerte dans la côte d’après.

     

    On n’a qu’une quinzaine de kilomètres à parcourir pour atteindre notre but, Suvorovo, dans laquelle il y a une gare et un hôtel.

     

    La gare, on n’a pas cherché, mais sur la façade de l’hôtel, une pancarte « A vendre » (en russe), mais notre équipe est polyglotte, comme vous le savez…

     

    Des gamins à vélos, qui étaient venus voir nos engins, nous disent de les suivre «  Hôtel, hôtel ! »

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Nous voilà à traverser le patelin, escortés par des gamins fiers comme pas deux, qui nous emmènent dans une autre mehana, mais avec chambres. La patronne ne rigole pas, hésite à nous prendre rien qu’une nuit , mais finit par se déride quand on lui dit qu’on prendra aussi le repas du soir. On a vu après l’avis de décès d’un jeune d’une petite trentaine d’années, affiché sur la porte. Ceci explique cela.

     

    Chambre simple, mais avec tout ce qui nous faut ; trois lits et une douche.

     

    Un tour en ville, où il y a du Wi-Fi pour planifier pour demain. Les horaires de train, les possibilités d’hébergement, etc. et on revient au bercail, à cette terrasse dans un jardin fleuri.

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo

     

    Y’en a qui sont plus malheureux, non ?

     

    Dimanche 12 août Kavarna – Suvorovo


    2 commentaires
  • Quel plaisir de quitter un peu les sacoches pour se promener, quelle sensation de légèreté !

    On s'est arrêté à Kavarna dans une boulangerie pour compléter notre petit déjeuner. Deux cyclistes, le père et le fils sont venus voir nos vélos et discuter avec nous. Bien sûr, comme d'habitude, je leur ai fait l'article, mais ils m'ont un peu pris pour un mythomane...

     

    A la sortie de Balgarevo, qui vois-je dans le rétro en train de doubler mes pingouins? Mes deux cyclistes. J'accélère un peu, et je vois le père qui pique un sprint, son fils dans sa roue, pour me dépasser.

    Ok. Aujourd'hui j'ai posé mes 20 kilos de bagages. J'accélère, et quand le premier (le père) arrive à ma hauteur, je lui dis avec un grand sourire "It will be very hard for you!". Je lui ai mis les vingt mètres réglementaires pour pas qu'ils prennent mon aspi (il y avait un vent de face assez fort), et je les ai emmenés comme ça 6 kilomètres plus loin, au bout de la route, en les laissant faire le yoyo. Et puis, uniquement  pour assurer la promotion du vélo couché en Bulgarie, j'en ai remis une bonne couche dans le dernier kilomètre.

    Ahhhhhh ! ça fait du bieeeeeen !

    Il sont arrivés un petit moment après, avec un grand sourire. Ils n'en revenaient pas qu'avec mon vélo, équipé rando (Marathon plus en 35 à l'avant et marathon plus tour en 47 derrière) je puisse aller plus vite qu'eux...

    Du coup ils m'ont demandé mon adresse Facebook (apparemment en Bulgarie les gens l'utilisent énormément).

    Bertrand et Bernard sont arrivés un peu plus tard, et nous sommes entrés sur le site de Kaliakra (3 leva).

    Samedi 11 août : visite de Kaliakra et de Roussalka

    Kaliakra, c'est un peu comme la Pointe du Raz, mais tournée dans l'autre sens, et beaucoup plus pointue.

    Comme à la pointe du Raz, il y a des vendeurs de saloperies pour touristes, les mêmes d'ailleurs...

    Alors on a acheté deux cartes postales, et on a repris les vélos pour aller à Roussalka.

    On a traversé le champ d'éoliennes dont parfois les alignements donnent le vertige...

    Samedi 11 août : visite de Kaliakra et de Roussalka

     

    Retour à Balgarevo, Sveti Nicola, qui est devenu un très joli village, ligne droite sur le plateau et la descente sur Roussalka.

    Ici, les falaises ont reculé de quelques centaines de mètres pour donner naissance à une boutonnière verdoyante. Dans ce lieu magique a été construit un village de vacances que mon père dirigeait, en 68, 69 et 70.

    J'y ai passé de très belles vacances d'été et je voulais y revenir, comme une sorte d'hommage à mon papa qui n'est plus là.

    Mes deux complices m'ont fait l'amitié de m'y accompagner, et ils n'ont pas été déçus car ils sont tombés sous le charme de cet endroit magnifique.

    Nous avons visité superficiellement, sommes allés à la Grande Plage et nous sommes baignés. Ensuite j'ai abandonné mes petits camarades pour aller visiter le village, et plus particulièrement les endroits qui ne sont plus utilisés et qui sont laissés à l'abandon.

    J'ai fait une rubrique spéciale pour ceux que ça intéresse (les Anciens de Roussalka), c'est .

    Et puis je les ai rejoins, et nous sommes repartis pour Kavarna.

    La côte pour sortir de Roussalka est terrible, dans les 12-15%...

     

    Samedi 11 août : visite de Kaliakra et de Roussalka

     

    Kavarna est moche, comme la majorité des villes ici, mais fait beaucoup d'efforts pour l'être moins...

    Samedi 11 août : visite de Kaliakra et de Roussalka

     

    Repas dans un super restau du côté de Baltchik avec notre logeuse qui nous véhicule dans sa Land Rover, et galère ensuite pour trouver un hébergement pour demain soir à Varna.

    A date (comme dirait Bertrand), on n'a rien, toutes les réponses sont négatives. On va peut être changer de plan et éviter Varna qui est une destination trop touristique et trop courue en ce mois d'août...


    votre commentaire
  • On quitte notre super hôtel au fond des bois. Pas possible que cette propriété gigantesque soit tenue par des particuliers rémunérés par des hôtes occasionnels comme nous. Ça doit être un hôtel construit sous l’ère soviétique et récupéré par la Municipalité.

     

    On a regardé hier sur openrunner, on a vu qu’aujourd’hui il y aurait moins de cotes. Pour les pingouins, c’est la fin du cauchemar (facile, celle là).

     

    La Dobroudja est vraiment très belle, les champs sont encore plus immenses, et on arrive dans le pays des éoliennes. Mais alors, de grosses éoliennes. Il y en a de plus en plus au fur et à mesure qu’on se rapproche de la côte.

    Ce matin j’avais téléphoné à divers gîtes à Kavarna. Rien de libre (on saura plus tard qu’il y a un festival de musique rock). Finalement, on a pu réserver dans un bled situé 3 km au sud de Kavarna.

     

    On se pointe, et notre logeuse, Gosia, nous invite à un pot de bienvenue auquel elle participe : rakia « home made » qu’elle sert généreusement. Elle veut tout savoir de nous, après nous avoir dit beaucoup d’elle : polonaise, mariée à un anglais, vivant en Bulgarie depuis une dizaine d’années (mais seulement l’été, car l’hiver il n’y a rien à faire sinon boire la rakia), parle donc polonais, anglais et bulgare..

    Du balcon on voit la Mer Noire et les falaises qui arrêtent la Dobroudja.

    On décide d’aller au restau, qu’elle nous recommande. Bertrand « par politesse », l’invite à partager notre repas. Bien sûr elle acquiesce, et du coup on a un tas d’information sur un peu tout : la vie locale, les bons plans dans le coin, etc.

    On décide de poser nos sacoches encore la nuit prochaine. Demain, Kaliakra et Roussalka, mais avec des vélos sans sacoches (un jour de congé, en quelque sorte).


    1 commentaire
  • Le linge était presque sec hier soir. On n’aurait pas du le laisser dehors, car il fait humide, la nuit, à Tutrakan.

     

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    On est parti en côte, pas trop cool dès le matin, mais c’était pour nous mettre en jambes pour une vraie étape.

     

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

     

    On traverse une zone de la Dobroudja du Sud où beaucoup de gens sont musulmans et de culture turque. Des mosquées dans les villages, pratiquement pas d’églises, des femmes en sarouel… Et des gens très souriants, qui nous font des signes amicaux.

     

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

     

    La région est agricole et très fertile (grenier de la Bulgarie d’après Wikipédia). On voir partout des vergers immenses, des champs de melons,,de mais, de tournesols. Dans les villages des séchoirs à épis de mais, et des femmes qui font sécher les haricots sur le bord de la route, à même le goudron.Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

     

     

     

    Wiki dit aussi : »La région se compose essentiellement d’un plateau raviné de vallées, la Ludogore, dont les cours d’eau sont saisonniers et vont au Danube. »

    On s’en est bien rendu compte, que c’était raviné. De belles descentes, suivies de belles côtes. Pas bien hautes, pas bien longues, mais à la fin de la journée on était à plus de 1000 mètres de dénivelé. Les dernières ont été assez dures pour tous, et l’hôtel (situé en haut d’une côte) a été le bienvenu.

     

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    Nous avons failli -sans le faire exprès- être responsables d’un accident : en croisant une charrette chargée de regain, le cheval a pris peur à cause de nos vélos, et est parti dans le champ à droite de la route : le conducteur, juché tout en haut a été éjecté dans le virage avec les bottes de regain sur lesquelles il était assis, et a roulé sur le sol. Fort heureusement, les roues de la voiture ne l’ont pas touché, il s’est relevé et a couru derrière son cheval qui est parti tout au bout du champ moitié au trot, moitié au galop.

    On est resté là à se demander ce qu’on pouvait faire, et puis on est reparti car on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas aider d’une manière ou d’une autre, au pire on refaisait peur au cheval.

    Rétrospectivement, ce n’est peut être pas les vélos qui ont affolé le cheval, mais notre odeur corporelle après quelques côtes…

     

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    Des paysages magnifiques, un aigle qui est venu cercler au dessus de nous, un ciel comme au cinéma…

     

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

     

    Une dernière côte qui démarre très fort, mais que Bernard a pu gravir au courage !

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    Jeudi 9 août   Tutrakan – Tervel

    On a failli perdre Bertrand qui, intercalé entre Bernard et moi n’a pas vu la pancarte de l’hotel (faut dire, c’est écrit en cyrillique), mais on a fini par le retrouver rapidement et on l’a ramené au bercail…

     


    votre commentaire
  • Nous sommes à 9h devant le magasin de vélos, Bernard et moi. Ouverture à 10 heures. On avise un bureau attenant au magasin, avec un type dedans, qui ne parle que bulgare. Bernard lui explique qu’on veut changer les freins sur un vélo, le gars commence par nous répondre d’attendre 10 heures, puis téléphone à son collègue qui n’est pas là, mais qui parle anglais, et à qui, au téléphone, on a pu dire ce dont on avait besoin. Le gars nous offre le café, ouvre le magasin rien que pour nous, et nous propose ce qu’il avait en stock. Par chance, àa correspond exactement à ce qu’on veut. On passe à l’atelier, pour trouver des câbles et surtout pour couper la gaine. Le gars sort une mauvaise pince, (visiblement ce n’est pas le mécano) et nous écrase le bout de la gaine. Sur l’établi, sur lequel règne un bordel digne de moi, je vois une super pince à couper les gaines et je rectifie les bouts…

    Bernard passe à la caisse : 70 leva, soit 35 euros, pour deux sets de V-brakes complets (mâchoires, cables, gaines, poignées et accessoires).

    En France on paierait ça le double. Comme quoi les prix sont bien établis en fonction du pouvoir d’achat du pays et non du coût de fabrication…

     

    Retour au Club de volley. On s’occupe activement à deux à changer les freins sans même un regard aux formes sublimes des jeunes volleyeuses revenues s’entraîner…

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    On doit rendre la chambre à midi. A 11h58 exactement on rend les clés, le vélo de Bernard freine comme il faut et on refait à l’envers la route d’hier pour aller au poste de police de la frontière.

     

    Car Bertrand, hier soir à la réception de la guest house, en donnant son passeport, s’est exclamé : « Câlisse ! c’est quoi cett’ hostie de papier qui est dans mon passeport !»

    Une carte grise d’une Mercedes haut de gamme allemande, qu’un policier de la frontière bulgare a mis dans le passeport de Bertrand au lieu de le remettre au propriétaire légitime…

    On imagine la scène, le gars à la frontière qui attend sa carte grise, les autres en uniforme en train de chercher partout, et surtout les ennuis du gars qui se retrouve en Bulgarie avec une voiture dont il ne peut prouver la propriété.

    Alors, comme on est des gars bien, on est allé la rapporter. On a raconté notre histoire à deux policiers qui parlaient très bien anglais, qui ont appelé le chef qui parlait encore mieux anglais. Visiblement il n’était pas si surpris que ça, preuve qu’ils avaient du la chercher un moment, cette carte grise.

    Le chef a voulu absolument savoir quel était le policier qui avait fait la boulette. C’était le gros balaise qui se la jouait à la John Wayne dans la guitoune à 17 heures, mais comme on est vraiment des gars bien, on a dit qu’on n’avait pas fait attention, que le gars était derrière son guichet et qu’on ne saurait pas le décrire…

    Les policiers nous ont bien remerciés, ils étaient très sympa (comme c’était Bertrand à qui c’était arrivé, on s’était fait un film comme quoi ils l’auraient mis en prison, qu’on aurait été Bernard et moi obligés de contacter l’Ambassade du Canada en Bulgarie, Amnesty International et tout le tintouin, mais non, ils nous ont laissé partir avec le sourire).

     

    La suite… Du vélo en direction de Silistra. Dans l’autre sens une file de trois kilomètres de camions à l’arrêt à attendre je ne sais quoi pour passer la douane.

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    Ensuite, la Dobroudja. Pas si plate que ça. Moi j’aime bien, il y a plein de chose à voir, exactement comme dans les Prairies dans le Saskatchewan…

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    On s’est arrêté au bord de la route chez des marchands de fruits. On a choisi Osman, parce qu’il avait des pêches et qu’il ressemblait à Tarass Boulba. Effectivement il nous a dit être Turc-Bulgare.

    6 pêches, trois leva, j’ai trouvé qu’il y allait fort. Lui aussi , certainement, car il nous adonné cinq nectarines qui étaient délicieuses.

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    Devant nous se dessine une dune sablonneuse, comme souvent ici dès qu’on s’approche du lit du Danube. Le paysage change du tout au tout, devient vallonné avec des arbres et on arrive à Tutrakan, qu’on a choisie comme étape car comportant des hôtels (pas de camping) et suffisamment distante de Roussé pour que ça fasse une étape, compte tenu de l’heure du départ aujourd’hui.

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    On nous donne une cambuse avec trois lits, à côté du parc fermé à clé où nous avons stationné nos vélos...


    votre commentaire
  • Nuit champêtre au milieu des oies et des canards. Il y avait aussi un coq déréglé qui s’est mis à chanter comme un abruti de coq à 3 heures du matin, imité bien sûr par les autres coqs du quartier. On avait déjà eu le coup l’an passé à Mannheim…

    Après ça se sont les chiens qui ont commencé de gueuler, mais finalement ça ne m’a pas empêcher de bien dormir dans ma tente…

    Petit déjeuner « Full Romania breakfast » bien copieux. On s’est un peu forcé pour finir car on avait des kilomètres devant nous, mais bon.

    L’étape est longue (135 km) mais plate à part une bosse de 60m de dénivelé. On a tout regardé sur Openrunner hier soir avant de réserver une chambre à Roussé pour voir si c’était faisable ou pas.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Dans les villages traversés, on a vu plein de choses de la vie courante, telle cette femme qui menait son troupeau d’oies, ou es hommes en train de faner à la fourche le foin que d’autres chargeaient en vrac dans une charrette tirée par un cheval …

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Souvent les toits des maisons sont vraiment tarabustés, avec un tas d’excroissances aussi inutiles qu’inesthétiques…

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

     

    Si la route principale est goudronnée, les transversales le sont rarement dans les bleds.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Les gens, par contre, sont vraiment très agréables. Pratiquement tout le monde nous a salué, des plus jeunes aux plus anciens.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Une colline sur la gauche : comme hier, une dune de sable en fait, apparemment exploitée car la route passe devant une carrière.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

     

    Plus loin, un village dans lequel les gens font des briques, qu’ils empilent devant chez eux, sur le trottoir, pour les faire sécher au soleil avant de les cuire.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Villages agréables, pauvres mais bien entretenus. On a souvent vu les habitants couper l’herbe devant chez eux, arroser les fleurs, etc.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

     

    Dans un des derniers villages, à Slobozia, une procession funéraire est sortie d'une rue juste avant notre passage. Je n'ai bien sûr pas pris de photo, bien que mon appareil soit toujours accroché à mon poignet. C'était bouleversant. Une grosse Mercedes corbillard, poussée à la main par plein de gens, bien habillés et de teint sombre -certainement des Roms- et suivie par des femmes en pleurs. Le haillon arrière du corbillard était ouvert, ainsi que la bière qui laissait entrevoir le défunt que sa femme enlaçait en pleurant pour son dernier voyage. Nous étions très émus tous les trois, un peu gênés d'être là, sur nos vélos, sans souci à la vue de ces gens en profonde détresse.

    Et à l'avant du cortège, une fanfare qui jouait un air funèbre, très tzigane.

     

    On finir par traverser la ville de Giurgiu, et on va pour passer la douane. Une file de 500 mètres de camions, arrêtés sur deux files (ça en fait beaucoup, on n’a pas compté). On double tout ça, et au poste de police, une jolie policière nous fait signe de passer, sans nous arrêter !

    Du coup on s’est engagé sur le Pont de l’Amitié, et on était les seuls ! Ensuite les policiers ont « lâché » les voitures. L’une d’entre elle a volontairement serré Bernard contre la barrière (jaloux de la facilité avec laquelle nous avons passé la douane?)

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Bernard a de moins en moins de freins sur son vélo. D’ailleurs depuis ce matin il n’en a plus du tout. Pas grave, puisque c’est plat ! Effectivement ça a bien marché jusqu’au passage du Danube, mais on n’avait pas pensé que le pont finissait en descente… C’est donc en freinant avec les godasses par terre que Bernard s’est présenté au poste frontière, qu’un peu plus il passait faute de ne pouvoir s’arrêter… Je vous jure… ça fait sérieux !

     

    De loin, Roussé n’est pas engageante. Grosse centrale thermique, énorme zone industrielle.

     

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Pour ne pas réitérer la galère d’hier soir, on avait réservé une chambre pour trois dans un guest-house à Roussé. Accueil super sympa dans un club de beach-volley (avec volleyeuses en plein entraînement) par un Bulgare plein d’humour et très cool… Juste ce qu’il nous fallait, car je dois reconnaître qu’on (je surtout) était un peu stressés. L’orage qui menaçait, le pont qui aurait été vraiment dangereux si les camions avaient roulé, le coup de pas-de-frein-en ville, à descendre les rocades à pied, etc.

    On est allé manger des grillades et une salade bulgare très quelconques dans le restau d’à côté, et puis on est allé faire un tour en ville pour manger une glace.

    Surprise ! Le centre ville est magnifique, avec des grandes places piétonnes, de beaux bâtiments, plein de gens qui prennent le frais, d’enfants qui jouent, de terrasses pleines…

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Mardi 7 août  Turnu Magurele – Roussé

    Le programme demain : on se lève, on déjeune dans la salle commune, et on va acheter des V-brakes. Si on se débrouille bien, on peut viser demain soir un camping situé à 65 km...


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique