• Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Seconde nuit infernale : alors que le camping était super sympa, très cool, etc, il a fallu qu’un seul des campeurs (un motard qui s’est pris une énorme cuite sous produits illicites) foute tout en l’air. A gueulé une bonne partie de la nuit. Crise de schizophrénie où il prenait la voix de plusieurs personnages, rires débiles, etc. Au bout d’un moment, un campeur s’est levé et lui a donné des coups. Ce n’est pas la solution, mais en l’occurrence après il faisait beaucoup moins fort et il a été possible de dormir quelques heures.

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Bertrand nous disait tout à l’heure, à propos de la violence : »Mon grand-père me disait que c’est quand un maringouin se pose sur un de vos testicules qu’on réalise que tous les problèmes du monde ne peuvent être traités que par la violence »

    Départ 7h30. Traversée de Budapest pour rejoindre le Danube. Un cycliste (celui-là même qui a contribué par son intervention musclée à ce qu’on puisse dormir un peu) a profité de notre sortie pour se faire guider. Malheureusement, bien que nous allions doucement, nous l’avons quand même perdu.

    Beaucoup de kilomètres avant de passer la pancarte barrée « Budapest ». Traversée de quartiers populaires, avec des barres d’immeubles incroyables, comme s’il suffisait de mettre une porte monumentale pour faire croire aux gens qu’ils habitent un palace…

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    On a suivi la piste officielle, et au bout d’un moment ça devenait inroulable : des trous partout, un chemin de terre avec des ornières de tracteur, j’ai un peu craqué et nous avons changé d’itinéraire.

    Grave erreur : nous savons depuis que ce qui est proposé est le moins pire. On a voulu rejoindre une route roulante, la 51, amis bien sûr elle était interdite aux vélos. Alors on a finassé, on a pris une piste transversale, on s’est un peu paumé, et on s’est retrouvé une bonne heure après exactement 800 mètres plus loin sur la route interdite !

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Bien sûr on a passé outre l’interdiction pour faire un tronçon de 2 km pour retrouver une petite route parallèle : l’enfer ! Les camions qui passaient à fond la caisse en klaxonnant, mes deux pingouins pétrifiés devant moi qui les exhortaient à aller plus vite…

    On a donc décidé de rejoindre la piste officielle, et on a retrouvé le bonheur des petites routes défoncées certes, mais qui nous emmènent dans des coins sympa, tel cet endroit au bord du Danube où nous avons cassé une petite croûte et rafraîchi les pieds (pour certains), ou ce village de la Hongrie Profonde où le temps n’a pas la même valeur que deux kilomètres à côté, sur la route 51…

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Et puis, on a pris la prairie. Hier au camping, on nous avait prévenu, ceux qui venaient de l’Est avaient fait le parcours dans le sens inverse, mais il a fallu quitter une petite route goudronnée pour nous engager dans un single tracé dans un champ de luzerne, puis parcourir une quinzaine de kilomètre sur un chemin dans l’herbe au sommet d’une digue… Vitesse entre 6 et 12 km/h suivant la planéité du chemin, sous peine de tout péter tellement ça secouait.

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

     

    A l’horizon, la très moche ville de Dunausvaros avec ses usines et ses barres d’immeubles qui se confondent dans le soleil…

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Et puis, fin de la piste, on arrive à Dunavecse, petit bled sympa où, parait-il, il y a un « motel » et un restaurant.

    On passe devant le motel : fermé.

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    On décide parer au plus pressé : prendre un bain dans le Danube car les dernières heures ont été très chaudes. Pendant que nous nous baignions, deux petites filles, à qui nous avions demandé où étaient l’hôtel, sont allées chercher la propriétaire du « motel ». Elle nous annonce le prix, on se met d’accord, et on la suit jusqu’à la bâtisse que nous avions vue et qui était fermée.

     

    Jeudi 26 juillet Budapest Dunavecse

    Ouverture rien que pour nous, grand luxe, tous seuls, le pied.

    Après avoir déchargé nos vélos, pris une douche et fait notre petite lessive, nous sommes allés au restau : serveur super sympa, qui a insisté pour nous faire goûter la Palinka (alcool de pêche). On a mangé un truc local, à base de porc, et on est rentré dans notre château.

    Une journée qui ne va quand même pas gréver notre budget, car le restau + la pension nous coûte 19000 florints, soit 60,13 euros pour les trois !


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