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Jeudi 9 heures, on se retrouve à une bonne vingtaine de collègues pour corriger lescopies de SI du bac. On sort à 15 heures, et je profite du reste de l'après-midi pour finir les dernières tâches avant le départ: prêter le trike à BENOIT, mettre mes orchidées au jardin, emballées dans un bout de moustiquaire (anti limaces et escargots), finir mon sac, acheter en dernière heure un sac à viande en soie à la place de celui en polaire qui est de toute façon trop volumineux pour mon sac, voir encre un coup les copains au Pont-Neuf et manger une brochette chez Didier et Kath .
Finalement, pas la peine de se coucher trop tôt, il fait super chaud, si c'est pour se retourner dans le lit en cherchant le sommeil, autant attendre qu'il vienne tout seul en profitant de ces derniers moments avec les gens que j'apprécie...
Dring ! 4 heures. J'avais mis trois réveils...
Un coup de velocité jusqu'à la gare avec mon petit sac à dos dans le dos et mon ENORME sac à snow en bandoulière. J'ai pris un vieux T-shirt que je balancerai à Orly, quand j'aurai fini mon trajet.
Je ne peux vraiment pas l'emmener, je suis vraiment rique et raque question poids.
Mais à l'enregistrement, on ne m'a pas fait de misère. Aux contrôles de sécu non plus...
C'est ça qui est bien aussi, avec l'âge, c'est qu'on t'arrête moiins... Avec 30 ans de moins, je sens qu'on m'aurait cherché un peu plus dans le sac... J'espère qu'ils n'ont pas trouvé les 2 kg de Comté dans le sac de soute: pas besoin de chien renifleur, avec la température, mon sac commençait à sentir fort le terroir...
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Embarquement avec du retard, et décollage avec encore plus de retard: au dernier moment, un passager a été débarqué pour raisons médicale. Retour au parking, alors qu'on était en bout de piste, prêts à décoller, débarquement du passager, extraction de ses bagages de la soute, c'est avec 2h30 de retard que nous atterrissons à Montréal. J'avais pu envoyer un message à Pierre Vérot, ce qui lui permet de ne pas attendre pour rien à l'aéroport.
Moment insolite dans le hall quand il s'approche de moi. La dernière fois qu'il m'a vu, j'avais 11 ans. Il me reconnais à la description que je lui ai faite, casquette « Le vieux Campeur » sur la tête et snowboard (ici on dit « planche à neige ») en bandoulière difficile de me rater.
Mais moi, je l'aurais reconnu s'il n'était pas venu directement sur moi. Le même sourire, la même gentillesse qui rayonne, qu'il y a 44 ans...

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Ensuite, au cours du trajet vers Ivry-le-lac en compagnie de sa femme et bien après dans la soirée, ce n'était que souvenirs communs, anecdotes, histoires de nos vies.
Le courant est passé tout de suite, finalement malgré cette distance dans le temps et dans l'espace nous nous découvrons bien des points communs.
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Lever un peu après le soleil (je renonce à lire l'heure), promenade avec Pierre et ses trois chiens.

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Toujours plein de choses à se raconter, nos pas nous mènent vers son bateau à voile, une photo sur le ponton, puis déjeuner copieux avec Diane.
Il me montre des photos dans des albums, et quand il voit sur une page web celle du gamin que j'étais, il me dit « ça y est, je me souviens vraiment bien de toi ».
Retour à l'aéroport de Montréal. Promesses de se revoir avant mon retour en France. Il veut, bien sûr, connaître mon Pierre, faire un tour avec nous sur son lac en bateau, et plein d'autres choses encore.
Un avion jusqu'à Toronto, un autre, plus gros, jusqu'à Vancouver.
On se retrouve à l'aéroport grace à nos deux petits miro ordinateurs connectés sur FB.
Retrouvailles, petite promenade dinatoire dans Chinatown et nuit dans un "backpacker" hotel.
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Réveil tranquille, déjeuner dans un boui_boui "français" tenu par des coréens, puis vers 11 heures on va chez MEC (Moutin Equipment Co-op), un genre de magasin entre Décathlon et le Vieux Campeur, et je m'achète du matos: une tente (canadienne, forcément!), un duvet, une pompe pour filtrer la flotte, et du menu matos pour camper...
Aussi un support en mousse pour le futur canoë et des sangles pour le fixer sur le toit de la Volvo.
Traversée de vancouver, qui est une très belle ville, même sans considérer le site exceptionnelle dans lequel elle a été construite...
Nous prenons ensuite la highway vers le nord jusqu'à Horseshoe Bay, embarquadère pour les iles, où nous venons aux informations. Tout compte fait, c'est encore par internet que nous aurons les informations que nous attendons en vain d'une ravissante hôtesse blonde aux yeux bleux (comme dit Pierre, de toute façon ici elles sont soit blondes aux yeux bleus, soit franchement brunes aux yeux bridés..)
On s'installe dans un cyber café et on se connecte. Pierre recherche un canoé.
Bingo! Un canoë à 270 $ à l'autre bout de la ville...
On traverse, on se paume un peu vers la fin (c'est moi le navigateur...) et on touve. marchandage, on le descend à 240 $, et hop! sur le toit (séance de fou-rire de voir la Volvo déguisée en iroquois rouquin).


Fiers de notre achat, nous allons fêter ça dan un restau de Downtown: un restau mongol très original: un genre de self où l'o remplit un gros bol avec divers produits (viande, légumes, nouilles, etc.), que l'on arrose avec une sauce au choix, et qu'un cuistot cuit devant vous sur une sorte d'énorme plncha de 1,50m de diamètre. Génial !
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Aujourd'hui, les derniers préparatifs: acheter gilets de sauvetage, pagaies, un minium de bouffe.
On dépose la planche de neige et le matos d'hiver chez un copain de Pierre, on passe prendre Hyemi, une ravissante coréenne qui bossait avec Pierre, et on part sur la route du nord.

Les paysages sont grandioses. Trois bacs (traversiers) permettent de couper à travers les grandes baies. De toute façon, aucune route ne fait le tour. On prend un stoppeur autrichien, dans la voiture ça parle anglais et allemand...
On arrive chez Sophia, une autre ex-collègue de boulot de Pierre. Maison en bos magnifique qui surplombe la baie. On fait un feu, et on mange des patates à la braise, du comté grillé. Le père de Sophia nous indique un bon plan de rando pour notre canoé et nous.
Mais avant d'aller au lit (un vrai), il nous invite à passer la journée avec sa femme et lui dans leur bateau à voile...
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On commence la journée par un petit café, une séance de fendage de buches dans le bois et d'empilage dans la réserve environ 2 stères. Après ça, petit dej' et on part à Powell River pour le tour en bateau.

Jurnée sympa, sous le soleil, à se balader dans la baie, à aller voir un troupeau de phoques vautrés sur un caillou au large, ou à se baigner dans le Pacifique

Herbert et Marie nous ont largués, Pierre et moi, à une centaine de mètres du rivage, et sont revenus nous chercher un petit moment après. eau froide, mais franchement supportablle, plage de rêve, jonchée de coquillages, et derrière, toujours la forêt..
Des aigles à tête blanche (bald eagle) en haut des arbres (trop loin pour la photo, désolé, Bruno...)
On rentre au port, Herbert achète un énorme gâteau au chocolt pour mon anniversaire Encore une soiré vraiment sympa, avec des gens d'une rare gentillesse.
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Encore une nuit passée chez Herbert et Marie. Hier soir, nous avons fait un petit tour dans la propriété, histoire de digérer un peu mon gâterau d'anniversaire...
Ce matin, on a commencé par faire un peu de bois (j'ai toujours rêvé d'être un bûcheron canadien, là, je suis servi)
Herbert est une vraie fore de la nature Il fend des troncs énormes avec son Merlin, et à la fin, quand il sépare les deux parties à la main, il dit en souriant: "Opélix !" (il a un léger accent autrichien).
Ensuite, nous prenons l'énorme pick-up pour aller à Powell River. A l'arrière, notre canoë et deux kayacks, pour Hyemi et Sophia. Petit tour de chauffe sur le Pacifique. Des phoques nagent à quelques mètres, les aigles sont perchés à la cime des arbres, à l'affut du moindre poisson en surface
Bon. Je ne mets pas de photos de phoques, on commence à êtreblasé.... ;-)

Pas mal, comme cadre Les iles de la baie de Powell River, le Pacifique, et à l'horizon la crète enneigée des montagnes de l'Ile de Vancouver.
Ce soir, c'est l'anniversaire de Marie. On ne savait pas quoi offrir pour marquer un peu le coup, on a fait une corbeille de fruits. (Toute la famille est végétarienne)
Repas pris sur la terrasse de la villa.
Quand même, à la tombée de la nuit, ce n'est pas mal du tout....
Demain, près maintes disxussions en anglais, mais aussi en français et en allemand, on devrait aller faire un tour de VTT autour d'un lac à l'est de Powell River....
DERNIERE HEURE: PIERRE A REPRIS SON BLOG !!!!!
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Un peu de travail au jardin, puis remise en état des vélos, qu'on embarque dans le "camion" (en fait un énorme 4x4 Dodge V8 pick-up). On a eu un peu de mal à persuader Pierre de prendre un autre vélo; celui-là lui plaisait bien..

On laisse la villa sous le soleil. Il fait déjà chaud quand nous partons, verss 11 heures.
On fait le tour ddu lac Inland, en s'arrêtant pour casse crouter, nager. Pierre et moi faisons une petite traversée jusqu'à une ile où nous apercevons un sorte de petite bécasse gris-blanc et un beau serpent noir rayé de jaune.

Ce soir, nous gardons la villa; les parents sont invités chez des amis.
Il va p'têt falloir qu'on s'active un peu, nous autres, car on commence à prendre un peu des goûts de luxe...
Décidément, rien ici ne se passe comme prévu. Les gens chez qui nos hotes sont nvités sont surpris de ne pas nous voir, et donc, on passe lasoirée dans une somptueuse 'mais alors vraiment sonptueuse- villa au bord du Pacifique. Encore des phoques, des aigles qui viennent piquer un dernier poisson dans le soleil couchant (si, si...)
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Départ pour Powell River Forest Canoe Route
Certainement pas de connexion avant 4 ou 5 jours...
Le mtos est "préparé" (ce qui ne nous empêchera pas d'oublier la gourde, et chargé dans le pick-up, pendant que Pierre et moi manifestons notre impatience de manier la pagaie

La famille Piché nous emmène au lieu de départ, nous embarquons les sacs et c'est parti pour trois ou quatre jours..
Traversée du premier lac (Lois Lake)
Des arbres noyés par le barrage font d'excellents nichoirs pour les aigles. Celui-ci n'apprécie pas qu'on s'approche trop de son nid.
Pas mal d'oiseaux sur ce lac; on en verra beaucoup moins ensuite.

et premier portage: on n'a pas trop la technique, on essaie de tout prendre d'un coup, ce qui est une très mauvaise idée. On abandonne très vite pour faire deux voyages: le premier avec les sacs, le second avec le canoë.
et finalement, on arrive au premier camping, à Horseshoe Lake. Feu de camp, petit repas, accrochage du sac de victuailles (because the bears), contemplation du lac au crépuscule...


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Aujourd'hui peu de distance, mais ps moins de 4 portages!
Pour passer de Horseshoe Lake à Dodd Lake, le parcours emprunte deux petits lacs, ce qui fait 3 portages. On traverse Dodd Lake, et on se refait un petit portage jusqu'à Windsor Lake, au bout duquel nous campons.
Tiens ! aujourd'hui on change un petit coup, Pierre derriière et moi devant. mais après quelque kilomètres,malgré sa ténacité, bien visible sur la photo, il a abandonné car le bateau n'allait pas droit...

Notre technique de portage s'affine, nous parcourons de plus grandes distances sans avoir à nous reposer, malgré certains passages assez physiques...
Au court du trajet de retour (entre le portage des sacs et celui du canoë), on repère une belle trace dans une flaque de boue. Ours? Cougar ? En tout cas une grosse bestiole...
Un couple de campeurs nous rejoignent à la nuit tombante, Tandis que je taille au "lit", Pierre va discuter un peu avec eux. Depuis une semaine que je suis ici, j'essaie de suivre les conversations; je progresse un peu, mais en contrepartie ça me fatigue un peu, à la longue, de tendre sans arrêt mon attention.
Une bonne nuit (surtout pour moi). Car Pierre n'a pas trouvé son duvet que j'avais étendu sur le double toit, il n'a pas osé me réveiller pour me demander où je l'avais mis, il s'étit même persuadé qu'on l'avait accroché dans l'arbre avec la bouffe (voir dispositif anti-ours)...
En pleine nuit, les cris d'un grand hibou (Great Horn Owl) qui convoite le sac de bouffe de nos voisins.
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On commence ce matin par un portage. 1800 m et ps mal de dénivelé.
D'abord les sacs, ce qui nous permet de reconnaître le parcours. En l'occurence, ce nest pas si mal, car on se plante en prenant une route de traverse dans le mauvais sens. Mieux vaut faire demi-tour au bout de 500 m avec sur le dos un sac plutôt qu'un canoë...
La forêt à cet endroit est splendide. Des arbres d'une taille incroyable, au pied de montagnes de plus en plus hautes, au fur et à mesure qu'on remonte au nord...

Vers 13 heures, tout le matériel est au bord du Powell River Lake, le dernier lac qui nous ramènera vers l'ouest sur les rives de l'océan. Notre technique est mantenant tout à fait au point, et c'est presque en courant qu'on a fait ce dernier et long portage, en portant le canoë sur la tête, un t-shirt enroulé en guise de coussin.
On embarque dans un premier lac, de dimensions modestes, puis on s'engage dans un étroit qui nous conduit au lac de Powell River. Des arbres noyés par le barrage donnent à Pierre l'occasion d'utiliser son hamac (il a abandonné l'idée de dormir dedans la nuit à cause des moustiques)
Un peu plus loin, des souches géantes émergent du lac.
Et on arrive dans la partie vraiment importante du lac. sur les bords, il y a un paquet de "cabanes" flottantes, simples cabanons ou véritables résidences secondaires avec garé devant toujours un hord-bord, quelquefois un hydravion.
Comme on rase plutôt les bords pour éviter le vent et les vagues, on passe près des "cabanes".
"Do you and drink a beer ?"
Comment résister? Les gens sont sympa, un couple qui nous regardaient passer et qui avaient peut-être envie de causer un peu. Nous aussi. Conversations, petit goûter improvisé (rouleaux de printemps, pastèque et cerises), échange d'adresses internet, et on repart...
Deux cents mètres plus loin, à la cabane suivante: "Do you want a beer ?"
Là, on refusera poliment l'invitation, en se disant que vraiment ici, l'hospitalité c'est quelque chose...
On se mélange un peu les pinceux dans la leture de la carte, on passe le premier camping en voulant aller au second, manque de pot c'était le second. Du coup, on décide de pousser jusqu'au troisième, à deux heures de là, ce qui nous fera arriver à la nuit, trempés par les éclaboussures dues aux vagues et au vent de face.
Heureusement, dans le sac étanche, il y a les duvets et un vêtement sec pour chacun d'entre nous.
Pour la même raison, l'appareil pot a été rangé au sec; pas de photo donc...
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Toute la nuit, du vent... Nous qui comptions nous lever tôt pour parourir les derniers kilomètres au calme...
Pour la première fois, on s'habille vraiment au sortir de la tente.
Le vent vient du nord, et le nord n'est pas si loin...
On range tout le bazar. Mine de rien, ça prend du temps de se préparer: décrocher le sac à bouffe, faire à manger, ranger les duvets dans le sac étanche, plier la tente, manger, faire la vaisselle, les sacs, charger le canoë...
Par chance, on aura le vent de trois quart arrière, les vagues également. On n'appuiera pas trop sur les pagaies, juste à l'arrière c'est un peu tendu pour garder le cap dans les risées (par moment le lac moutonne).
Pas de photo non plus, trop risqué pour l'appareil et pour l'ensemble du canoë, toutes les mains étant occupées à la manoeuvre.
Arrivée à Powell River. Pierre avait envoyé un SMS à Sophia tôt ce matin; elle vient nous chercher, avec Eymi, dès qu'on lui signale notre arrivée.
On sent un peu le fauve, pas mal la fumée, mais nos conductrices, en filles bien élevés, ne font pas mine...
Bien contents de les retrouver, et c'est parti pour raconter comment ça s'est passé....
Promenade sur la plage l'après mide avec Herbert, Marie, Sophia et Hyemi, et après le repas du soir, Marie nous emmène à la fin (ou au début) de la route, à une dizaine de kilomètres au nord de chez eux.
Pierre est bien content, car c'est cette fameuse route sur laquelle il a fait du stop, quelques milliers de km plus au sud..
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Aujourd'hui, départ de chez les Piché. On prend le ferry de midi pour Comox, avec Heymi qui rentre en bateau à Vancouver.
Salut, Powell River ! Superbe endroit pour un tas de choses, mais spécialement nous y avons rencontré des gens incroyablement hospitaliers et désireux de nous montrer le meilleur de leur région.
Cette traversée fait partie des derniers moments passés avec Heymi; je ne la connais que deouis une semaine, mais je comprends ce que Pierre et elle ressentent, après deux mois passés à bosser, et aussi à rire ensemble..
Arrivés sur lîle de Vancouver, on prend l'ancienne Highway qui longe la côte pour 'emmener Heymi au port de Nanaimo. On fait un léger crochet, mais ça nous permet de découvrir cette cote magnifique qui n'a rien à envier à la Côte d'Azur!
Celui-là, il broutait à 20 m d'un panneau "Watch for the deer on the road". très pédagogique...
Les au revoir à l'embarquadère ne sont pas faciles, finalement Heymi s'loigne, petite silhouette verte qui nous fait signe de la main jusqu'au dernier instant. Pierre et moi partons pour Tofino, côté ouest de l'île.
Mais après quelques kilomètres, on décide de se poser dans un VRAI camping, avec douches et tout et tout, pour dorrmir tranquillement, sans avoir à accrocher le sac de bouffe à 5 mètres en hauteur.
D'ailleurs je commence à m'américaniser....
Blague à part, on ressent aujourd'hui le contre-coup des journées de raid en canoë. Un brin bourrin, quand même, comme activité. Ne pas partir avec n'importe qui.
Il faut être costaud, physiquement et mentalement, être un bon équipier, ne pas être difficile. Pierre a tout ça, avec en plus sa fantaisie qui est un bonheur de chaque instant.
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Matinée "Chasse au trésor"
La superbe Volvo de Pierre a dans le coffre une espèce d'ersatz de roue de secours, bien lisse, et surtout dégonflée. avant de faire la Grande Traversée, on tente de remédier à celà, soit en achetant une vraie roue de Volvo du même type chez un récupérateur, soit en remettant un pneu neuf sur la "galette" de secours.
165x14, c'est pas quoi ! ça doit être ce que j'ai sur ma R19, en France...
Mais ici, chez les marchands de pneu, y'a pas. Trop petit. Pas de roue d'occase chez le récupérateur du coin. On regonfle donc la galette à une station. On verra plus tard si elle se dégonfle. le réparateur du coin nous a déjà dit qu'en cas de crevaison, vu létat du pneu, il ne prendrait pas la responsabilité de faire la réparation... Sympa...
Voilà qui nous occupe toute la matinée. On décide donc de s'arrêter en cours de chemin chez les récupérateurs...
On part en direction de Tofino.
La route passe par la montagne, les paysages sont grandioses
On s'arrête à mi-chemin; l'idée, c'est d'aller passer lanuit un peu en altitude, sur un campement au bord d'un lac. On ne peut pas se tromper, il suffit de suivre une piste qui suit une rivière. On prépare les sacs (repas du soir, petit déj, tente, popote, etc.) et on part, peut être un peu trop tard...
Plein de cascades qui descendent de la montagne - 1800 m environ-, mais encore bien enneigée.


On arrive finalement à un col qui domine le lac. très minéral, comme décor, pas vraiment ce à quoi on s'attendait. Une forêt omniprésente, sans dégagement, et pas moins de 42 crottes d'ours depuis notre départ de la voiture!
On décide de redescendre. Pas très courageux, certes, mais bon... Dans les guides que j'ai lus, on recommande de ne pas traîner dans les coins où l'on voit des signes de présence d'ours...
On se trouve un camping entre Tofino et Ucluelet On arrive à 23 heures, le poste est fermé depuis 21 heures. Le tarif, c'est 26 CAD / personne, les douches sont payantes, le camping est au bord de la route On décide de la jouer "ni vu ni connu". On plante la tente, on décampe vers 7 heures du matin. C'est pô bien, mais 52 CAD pour juste passer la nuit et en plus payer une douche dans un sanitaire à la propreté douteuse, faut quand même pas pousser. A voleur truand et demi.
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Pierre s'est aperçu qu'au cours de la ballade d'hier, il a perdu le bonnet que lui a tricoté sa mamie, et que j'ai apporté dans mes bagages. Retour donc au pays des ours!
La piste, on commence à la connaître... On s'attarde un peu sur la faune et la flore. A défaut d'ours on se contente de pic épeichette (ou un truc qui ressemble) et de serpents qui se dorent au soleil sur le sol caillouteux de la piste.

On commence à se décourager. On a passé depuis longtemps l'endroit où Pierre pensait avoir perdu son bonnet.
On continue encore un peu, et....
Franchement, ça aurait été dommage!
Au retour, on étudie les moeurs alimentaires des planntigrades locaux.
Lapin...
Baies en tout genre... (celle-là est bien fraîche, elle n'y était pas hier soir)
La blague qu'on a pas faite, c'est de placer une "bear bell" dns une crotte d'ours et de faire croire qu'ils mangent aussi les randonneurs...
Ensuite, on taille à Tofino. Ambiance surf, paysage époustouflant. Une presqu'île, des îles partout, les montagnes derrière.
On passe devant une boîte qui propose des tours en hors bord de 6 à 7 heures qui perrmettent d'aller se tremper les fesses dans des sources d'eau chaude, dans une île au nord. en passant, le matin, on a des chances de voir des ours en quête de bouffe (y font que ça...) sur les berges à marée basse, et au retour, des cétacés en pleine mer. 100 $ par tête de pipe, ce qui paraît honnête, vu la prestation. C'est pas à Besac qu'on fera ça. On s'inscrit, on se prend un camping de luxe (pas moyen de faire autrement) et on fait les gros touristes... Une fois n'est pas coutume...
On s'installe donc au camping. Petite bouffe sympa, petit tour sur la plage voir le soleil se coucher, et déterminés à faire de même pour être en forme à 7 heures, pour le départ de la vedette.
Mais décidément, rien ne se passe comme prévu... De retour au camping, deux jeunes, deus frangins qui sont venus surfer nous demandent si on n'a pas un tournevis pour forcer la serrure du coffre de leur voiture dans lequel ils ont laissé... les clés de leur voiture !
On emprunte des outils aux voisins (en l'occurence 4 québecoises), on essaie, on n'y arrive pas, et finalement on décide tous d'aller boire unn coup en ville.
Pub glauque à première vue, le seul ouvert à Tofino (1650 habitants). Des musiciens locaux se sucèdent sur un genre de scène. C'est très amplifié et franchement pas très bon. De temps en temps, une indienne vient épauler les chanteurs, avec son saxophone. C'est vraiment limite, mais à la fin, quand elle chantera en langue "première nation", on sera obligés de se tailler...
A part ça, l'ambiance est vraiment super sympa. quelques indiens bourrés en début de soirée laissent a place à pleins de gens, saisonniers pour la plupart, qui viennent là pour boire une (ou plein de) biere (s), et rencontrer les copains. Ambiance bûcheron canadien, genre.
On sympatise avec un suisse de Champéry, un français de Nantes, et des gars, comme ça, qui viennent te serrer la main avec un grand sourire et te demander si tu as passé une bonne journée et si tu te plais ici.
On rentre vers deux heures, la nuit sera courte, et la journée du lendemain super longue...
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On est 10 à attendre pour prendre la vedette. Tous des européens. C'est bête à dire, mais ça se sent tout de suite; l'individualisme de l'allemand, ou du français, fait que personne ne se lie. On s'en fout, on est venu pour voir des bestioles. Le chauffeur de la vedette est un indien super sympa qui connaît la région comme sa poche.

Il nous fait passer par un dédale de bras de mer entre les îles. C'est la marée basse, et souvent les ours viennent chercher à manger sur les grèves. Bingo !


Grâce à la vedette, on a pu s'approcher à 10-15 mètres de ce superbe ours noir. Je suis vraiment impressionné par l'élégance de ce gros machin, quand enfin il traverse la plage pour se réfugier dans la forêt, mais j'aime aussi le sourire de Pierre qui a enfin vu son ours!
On arrive ensuite dans une crique avec un débarquadère. On emprunte un incroyable sentier aménagé tout en bois pour faire les 2 kilomètres qui nous mènent aux sources d'eau chaude. La forêt est très belle, avec des enchevêtrements de troncs, de racines et de branches...

L'eau, légèrement soufrée, sort à 40° environ, et sous la petite cascade, on peut se tremper dans de larges vasques, un peu comme à Dorres, en Cerdagne. Mais là, c'est à 20 mètres du Pacifique.
Attente de la vedette qui est partie entre temps chercher un autre groupe, attente ponctuée par les va-et-vient d'avions taxi.
Séquence Tintin. 9 cylindres en étoile, modèle d'avant guerre, construit jusqu'en 1961. 450 chevaux, 6 passagers (Détails donnés par le pilote, très fier de piloter une si joie machine).

On repart avec la vedette. Très vite, on aperçoit les jets du souffle des baleines. Il y en a partout. on en verra une dizaine, dont deux ou trois qu'on a pu approcher de près, entendre le souffle puissant après une apnée.
Impressionnant et majestueux;

Tout le monde scrute l'océan, à la recherche des jets caractéristiques.
Au retour, on s'attarde vers un rocher en mer ou se prélassent d'énormes lions de mer.
Au final, nous sommes vraiment ravis d'avoir consacré cette journée au "safari". Nous avons eu de la chance, nous avons vu tout ce que nous voulions voir, et même davantage, et pour couronner le tout, le tirage au sort nous désigne gagnants d'un superbe sweet-shirt !
Retour sur la ccote est de l'ile Passé la crête, le climat change et la végétation également Onn s'arrête à "Cathedral Grove", un sapin Douglas de 800 ans.
Embarquement, dernier coucher de soleil sur le Pacifique, et nuit à Vancouver, en utilisant la Volvo comme camping-car (un peu spartiate, mais bon...)
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La journée commence par une galère: pas possible de retirer des ronds aux distributeurs locaux. Alors que la semaine dernière il n'y avait pas de problème, ce matin, rien à faire...
On est passés à la banque de Pierre, je voulais lui faire un virement avec un des chèques que j'ai emmenés, mais l'opération dure 45 jours... On se débrouillera autrement...
On est passés chez François, qu'on a invité au restau mongol. Pas le même que l'autre jour, mais même principe, en mieux: les légumes sont coupés plus fins et ça a plus de saveur.
Ensuite, on passe chez le hongrois qui a vendu la voiture à Pierre, car il y a deux ou trois trucs qui ne fonctionnent pas bien: pas de problème, à côté de sa concession de vente de bagnoles d'occase, il y a un garagiste chinois qui nous fournit en ampoule et me prête de la toile emeri. Après quelques rafraichissements de contacts, tous les feux de la Volvo fonctionnent à merveille. On pousse même le luxe jusqu'à régler les phares. Au pif, mais on affinera quand on roulera...

On part, finalement, vers 15 heures. On monte vers le nord, sqamish, Whistler. Les paysages sont de plus en plus montagneux. Des lacs partout.
On s'arrête à l'un des 3 lacs « Joffre Lakes », et face au glacier qui descend assez bas, on se fait LA carte postale...
On passe un col, on suit pendant des km un torrent qui ferait le bonheur de tout descendeur en canoë. Je rassure Pierre, lui disant qu'au vu du niveau technique des passages, avec le notre on ferait à peu près 30 mètres avant de finir au fond...
Il est 20 heures. Un espace avec des arbres, à plat, entre la route et la rivière. Il me semble avoir vu une tente. On fait demi-tour, et on tombe sur un « recreation area », c'est à dire quelques emplacements répartis autour de toilettes sèches. Chaque emplacement comporte une table et un barbecue. Il y a déjà une dizaines de campeurs, sous tente ou en camping-car. Voilà notre halte pour la nuit, qu'on imagine longue, car autour de nous les montagnes sont hautes et la vallée encaissée: ce n'est pas le soleil qui nous réveillera demain matin!
Le parcours sur openrunner:
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On se réveille à 9 heures. Super bonne nuit.
On s'arrête à Kamloops, une ville construite sur la rivière Thomson Sud. Un caffee shop, avec une serveuse un peu baba-cool très sympa, le temps de prendre des nouvelles sur Internet, un plein d'essence, et on repart à trois; Patrick faisait du stop à la sortie de la ville. Un accent à couper au couteau, (y'a que Pierre ui comprend ce qu'il raconte, et ils ont l'air de bien se marrer), et nous voilà partis pour Jasper.

Les paysages passent brutalement de la montagne au Far West, puis, au détour d'une courbe de la rivière Fraser, qu'on remonte, les Rocheuses

On arrive à Jasper, assez tard Recherche d'un camping. Patrick a acheté des bières. Soirée entre mecs, ambiance hommes des bois canadiens. On va tous au pieu, un peu bourrés...
(La photo est du lendemain matin)
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Fait pas beau ce matin. On retourne à Jasper pour reconduire Patrick sur la route de chez lui (Prince George), refaire le plein d'essence (10l/100km), et aviser:
Plan 1: le temps s'améliore, on se fait une balade de la journée
Plan 2: On part vers Banff
En attendant, on va dans un cyber-bistrot où on négocie le prix de la liaison pour deux ordis.
Mais avant, sur la route (ou du moins à 20m)....


Le temps est toujours incertain. Dans l'attente, on décide de faire quelque chose pour le réchaud de Pierre dont le gicleur semble bouché. Près démontage, il s'avère que le gicleur n'est pas percé, mais est constitué d'un filtre de métal fritté dont la corrosion limite de plus en plus le débit de gaz. On achète donc un nouveau brûleur, avec un vrai gicleur cette fois-ci, et le vendeur (un français qui me laissait bargouiner en anglais en se marrant) nous conseille de ne faire la balade prévue que par grand beau temps.
On part donc plus loin On reprend un stoppeur, Chris, et on passe dans une très large vallée qui monte en pente douce, puis dans une autre qui redescend de la même manière sur Banff. 250 km de montagnes dans lesquelles s'accrochent des glaciers. A chaque kilomètre parcouru, un nouveau point de vue. Dommage que les nuages, et un peu la pluie aussi, nous aient empêcher de profiter plus pleinement des paysages...










Un jour, je reviendrai faire cette route à vélo...



On dépose Chris un peu avant Calgary, il est trop tôt pour s'arrêter.
Le problème, c'est qu'après Calgary, il n'y a plus RIEN. Plus de montagnes, plus de campings, plus de villes, RIEN. Juste la Highway n°1 qui part tout droit vers l'est.
On roule, donc, jusqu'à ce qu'on en ai marre, un peu avant 3 heures du mat', et on se fait un roupillon dans la Volvo sur un parking de station service.
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Pierre n'est pas trop du matin. Je me réveille et je roule. I continue à pioncer, bercé par le moteur de la Volvo qui ronronne de plaisir...
SCOOP: pour celles et ceux qui veulent avoir une photo de Pierre sans grimace... il suffit d'atendre qu'il dorme ;-)

Il ne perd pas grand'chose du paysage. C'est gris, plat, morne. Aussi loin et dans n'importe quelle direction qu'on regarde, c'est la même chose. Le seul intérêt est de voir passer les énormes camions (un tracteur et deux remorques) ou les trains d'une centaine de wagons...(122, le dernier que j'ai compté).


Régina est une ville assez importante, sur la carte. On a tenté d'y faire escale pour trouver une connexion Internet. Dans le caffee-shop le plus "branché" de la zone commerciale, la serveuse qui a renseigné Pierre ne savait pas ce qu'était le "wi-fi", et les clients avaient tous des chapeaux de cow-boy sur la tête. j'ai cru que moon Pierre allait perdre son sourire, pour le coup.
Arrêt à Brandon, 200 km avant Winnipeg. On va essayer de trouver un camping ce soir.
Arrêt pour la nuit à "Saint François Xavier" dans un camping avec un patron plutôt sympa, mais malheureusement au bord de la Highway (pas le patron, le camping). Y'a des douches, y'a du wifi (des moustiques aussi), et puis on ne va pas entendre passer les camions, on a quelques heures de sommeil de retard.
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Après Winnipeg (dans laquelle on se paume en voulant aller voir downtown), le paysage changent enfin. Des vallonnements, des forêts de boulots, pas mal de petits lacs avec de temps à autre des barrges et des huttes de castors.







Ensuite, on rentre dans ll'Ontario; ça devient de plus en plus valonné et les lacs deviennent de plus en plus grands. Il y en a partout, 1000 entre Kenora et Minnitaki.
On s'arrête à Minnitaki, assez tôt, on se trouve un lac, on sort le canoë et on se fait un camping sauvage à l'autre bout, dans une crique bordée d'une falaise de granit.


On est accueilis pr une famille de belettes/fouines (?). L'une d'entre elles passe entre les pieds de Pierre qui avait débarqué.
On pose le campement. Pierre se la fait hamac; on a acheté une moustiquaire pour ça, et là,les moustiques sont omniprésents. Pour ma part, je préfère la tente.
Dans la forêt, à quelques dizaines de mètres, on repère des traces dans la boue; un gros blaireau, ou un petit ours...



On se fait la désormais habituelle séance d'accrochge de sac de bouffe dans un arbre, un peu éloigné du camp.
Au cours de la nuit, je suis réveillé plusieurs fois par l'appel de loups, au loin, qui partent en chasse. A part ça, pas un bruit. Pierre a entendu des pas un peu avant de s'endormir, pas loin de la tente. Au matin, on va voir, mais on ne trouve pas de traces.
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On rentre à la civilisation avec notre fidèle canoë, après un petit bain matinal dans le lac tout lisse.
Le vent se lève, et le temps change. On s'arrête regarder un énorme ours noir à 200m de la route. On se demande si les canadiens s'arrêtent encore pour regarder les ours. On en voit autant que des renards chez nous, et on conclut que ça doit être comme chez nous avec les renards, certains canadiens doivent le faire et d'autre pas....

On passe Thunder Bay après avoir essuyé un petit orage (normal !) Les points de vue du Lac Supérieur sont rares car la route en corniche est bordée d'arbres.

Pluie. C'est vraiment dommage car les paysages sont superbes.
On se décide d'aller dans un camping, plus que rudimentaire, mais d'un accueil sympatique.

Plan grosse fain: deux quarts de riz, quatre quarts d'eau. quand c'est cuit, on jette dedans une boite de chili con carne. Pas mal. Un peu rustique, mais ça cale bien. Pour se rattraper question produits frais, on essaie de manger des fruits en roulant, le plus souvent possible.

On se pieute, Pierre dans son hamac, moi dans la tente. Averse au milieu de la nuit, j'entends Pierre qui ouvre puis referme la voiture... Bruits de bâche... Passé en mode "pluie".Photo:

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On repart de notre camping. Les paysages de l'Ontario sont toujours aussi beaux, mais les montagnes s'effacent peu à peu En fait de montagnes, on est entre 400 et 500 mètres, mais avec des lacs partout, des forêts sans arrêt. Tous les km, un panneau nous met en garde contre les orignaux, mais on n'en voit pas la queue d'un (pourtant c'est gros )
On se trouve un camping sauvage; pas facile, on n'est pas loin d'une ville (Sault Sainte Marie) et il y a des maisons partout dans la campagne environnante...
Ce soir, pâtes à la sauce tomate et pisson fûmé acheté chez les indiens (enfin, qui vendent du poisson dans un parc "first nation"...).

Les parcs sont à fuir pour camper, car ils faut payer en plus du camping -qui n'est pas donné- le droit d'entrer dans le parc. 35 $ pour juste passer la nuit, c'est vraiment trop. On ira au camping quand on voudra séjourner un peu, comme par exemple à Québec-city que nous comptons visiter à pied.

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Départ à 6h30. Pierre dort. J'espère le réveiller, en cas de rencontre d'orignal, mais non... Du coup, on fait une bonne journée, en kilomètres.
On s'arrête purtant un quart d'heure dans unn bled, car il y a unn concours de bûcherons (et de bûcheronnes). L'espèce d'ours au premier plan a coupé son rondin vertical (40 cm de diamètre) en une dizaine de coups de hache - un vrai rasoir - qu'il bichonne avant et après sa démonstration, qui dure à peine une minute...

A propos d'ours, un peu avant Ottawa, Pierre repère une ourse avec ses deux oursons. On s'arrête, on prend des photos, des canadiens également, ce qui répond à notre interrogation Ceci dit, beaucoup de voitures ne se sont pas arrêtées, alors que l'ourse était bien visible, à 30 m, dans une zone bien dégagée.









Quand elle en a eu assez de se faire observer, elle a passé la clôture en passant ses deux antérieurs au sommet du poteau en béton (1m80 environ), et a monté les deux pattes arrières comme à une échelle, avec une facilité déconcertante. Une fois les quatre pattes posées sur la toute petite surface du poteau, elle a sauté de l'autre côté. Le tout en une seconde, comme si elle avait fait ça toute sa vie...
Les oursons,on ne les voyait que par intermittence, quand ils se dressaient sur leur pattes arrières. Ils ont du passer à travers le grillage, car sur certaines photos en les voit en avant, et sur d'autres en arrière du grillage.
Petit tour dans Ottawa. En voiture,on n'apprécie pas vraiment, mais s'arrêter, c'est vraiment compliqué.

Passage du pont sur Ottawa River, et arrivée dans la belle Province, à Gatineau.

Encore des recherches pour trouver un campement sauvage (toujours des parcs aux endroits les plus chouettes). Couchés un peu après le soleil.
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Cérémonie habituelle: petit déj' (tartines de beurre de cacahuettes, confiture, fruits) démontage de la tente, pliage et rangement (sommaire) des affaires, et c'est parti pour Montréal.
Mais auparavent, ayant trouvé très insolite notre dernier lieu de campement, nous décidons d'y laisser notre mascotte une espèce de dragon en peluche hideux que Pierre avait récupé pratiquement dans une poubelle, en Alberta, etqui a voyagé assis sur le coffre de la Volvo. Pierre est persuadé que la mascotte nous a épargné des tracas policiers ceux-ci ayant le regard focalisé sur l'insolite -et les couleurs pétantes- de la peuche, ils négligent de s'intéresser plus sérieusement au support, dont ce qui reste du pot d'échappement tient avec un fil de fer et les carters de protection du moteur avec de la ficelle...


Notre mission d'aujourd'hui: manger des poutines dans un restau que nous a indiqué François, le copain de Pierre, seullement il ne se sovient plus vraiment de l'adresse, seulement que c'est "l'Iceberg", à moins que ce ne soit 'l'Igloo".
Avant d'aller en ville, on prend le canoé, on se trouve un endroit tranquille sur une ile de la rivière Outaouais, et on se lave -une fois n'est pas coutume -
On cherche donc à se connecter pour faire nos recherches sur Internet Pierre dégotte un Igloo à Laval, juste à coté de Montréal; Avec l'adresse, et leur système de-numéros-qui-vont-super-bien-pour- trouver, on tourne une plombe dans un quartier où lles numéros sautent de 200 en avant, où les rues s'appellent encore pareil deux rues plus loin, en plus un quartier moche, et donc on laisse tomber, pour aller dans le vieux Montréal.

Et là, j'ai un petit pincement au coeur: on est vraiment en Europe Finies les villes aux dimensions des bagnoles, on marche à pied sur des pavés (qu'est-ce que ça fait du bien....). Le Vieux Montréal, c'est tout petit. ça tient du Quartier Latin et des Ramblas, y'a des portraitistes, des joueurs d'accordéon avec un béret basque sur la tête (z'en font un peu trop, mais ça fait plaisir quand même.)

On se fait donc nos poutines en terrasse, en bon touristes, et on finit notre tour à pied pour rejoindre la voiture, garée à quelques encablures, sur le vieux port...


On passe devant "La Maison des cyclistes" et plus loin,devant le site olympique; on suit un moment le Saint Laurent. Arrêt dans un cyber-restau-rapide où un coca et une boisson affreusement sucrée nous donnent un alibi que nous estimons suffisant pour squatter la connexion wifi et deux prises de courant pendant une bonne heure...
La suite... demain!
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La journée commence par unbain dans le lac de Saint Gabriel, puis nous allons à Quebec. petit arrêt à Trois-Rivières; dont certaines rues font très "western".


Et on arrive à Québec. On "parque la voiture dans un stationnement" et on part à pied.

Ville très belle, avec du relief pour meux admirer le Saint Laurent et les bateaux qui sont autant de portes ouvertes sur le monde




. Le Vieux Québec est une splendeur. Des maisons très typées, des rues, des ruelles dans lles quelles il fait bon se perdre...


Tant qu'on y est, comme on a u n peu tiré sur le budget "camping", ces derniers temps, on se fait un restau. On ne comprends pas d'ailleurs, pourquoi un repas digne de ce nom ne coûte pas tellement plus cher que les infâmes sandwiches des MacDo et autres SubWay.... Aucune comparaison sur le rapport qualité/prix.


Taxi cyco pour toutous dans le vieux Quebec On discute un peu avec la (ravissante) driveuse. Elle nous monte le cadeau de Chirac à la Ville de Québec (la vanne locale est : on attend toujours qu'ls ouvrent l'emballage !)

sert d'ailleurs en ce moment de dépotoir à éviers usagés...


En fin d'après midi, on se trouve un camping pas trop loin et on en profite pour laver un peu tout comme il faut: la vaisselle, la lessive, et nous, accessoirement....
Demain je pense qu'on va se promener encore à Québec, peut être à vélo...
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Réveil pénible: le papy de l'emplacement d'en face qui passe la tondeuse sur son emplacement de camping! J'y crois pas !!!!

On repart à Québec, on galère un peu pour trouver une place de parking, et on finit le tour des endroits qu'on n'a pas vus hier.

La promenade des Gouverneurs surplombe le Saint Laurent et nous emmène au pied du Château Frontenac



Encore des maisons typées "Vieux Québec", mélange de maisons bretonnes avec des couleurs très "anglaises", pimpantes.

Et puis, rue saint Jean, un incroyable magasin de vélos, dans un magasin tout petit. Des gars comme ça, il y en a donc partout, des amoureux fous du vélo, qui entassent toutes les bicyclettes qui ont une tranche d'histoire à raconter...

Sur le fronton, une maxime de Jacques Faizant (grand cyclotouriste):
"Le cycliste n'est pas un automobiliste déchu, c'est un piéton miraculé"

Comment ne pas franchir la porte ? J'y trouve deux gars qui réparent, rénovent, discutent... J'y dégotte une sacoche de coursier, fabriquée à Montréal, incroyablement pratique (ceux qui ont tenté de rouler à vélo avec une sacoche en bandoulière savent comme ça ne va pas bien). J'en choisis une pas trop grande, qui me servir à la fois en vélo couché ou pour faire une course rapide en ville avec mon VTT, du coup, ils nous font visiter leur petit musée. 200 vélos au bas mot dans un boyau de 20 m sur 4... La caverne d'Ali Baba, avec des pièces très rares, des dérailleurs historiques dans des vitrines, etc...

On reprend la route. Pierre Vérot, mon "grand frère" adoptif, m'a conseilléde passer par La Tuque et le Lac St Jean. On repart un peu vers l'Ouest, on traverse une plaine vers le nord, et d'un sel coup, on se rtrouve dans un massif boisé, valloné. On remonte la rivière Saint Maurice jusqu'à La Tuque, où l'on s'arrête au camping (on commence à s'encroûter, je trouve...).



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Après une nuit passée bourgeoisement au camping de La Tuque (électricité, Internet), nous avons remonté la rivière La Bostonais puis suivi une vallée avec des lacs tout en longueur pour arriver au Lac Saint Jean, véritable petite mer intérieure (environ 60km sur 30) Malheureusement, en cours de route le temps a changé et c'est un vent assez fort qui nous rendra le Lac St Jean tout banc de moutons.

On va à Jonquières (j'ai toujours rêvé d'y aller depuis les championnats du monde de rivière sportive en 1979), pour voir la rivière sur laquelle a eu lieu la descente.
Alimentée sur lâché d'eau, elle coule assez faiblement, mais j'apprécie quand même la pente et les obstacles qui ont du donner aux compétiteurs un superbe parcours. En amont, le lac de Kenogami, tout en longueur (40 km), et un parking à deux pas d'une mise à l'eau.

On applique le plan «camping sauvage en canoé » déjà testé avec succès. La traversée du lac s'avère délicate à cause du vent, et on arrive à trouver de l'autre côté un minuscule espace, juste de quoi planter la tente, remonter le canoé et faire un coin repas.


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Malgré le temps maussade, ça reste un plaisir de sortir du duvet et de piquer une tête dans le lac qui est à deux pas (au sens propre). Pierre réserve sa toilette pour plus tard. Petit déj (acquisition hier d'une cafetière à piston - marre du Nescafé), emballage des affaires et traversée du lac, avec cette fois ci le vent dans le nez.

Petit arrêt presque à l'arrivée, bain de Pierre (qui oubliera ses tongs qu'on reviendra rechercher), et on part vers l'Est.

On suit la route 170, qui passe au sud de la rivière Saguenay, sur les conseils de gens du pays.
A La baie, on est encore à 120 km du confluent avec le saint Laurent, mais le port accueille néanmoins des cargos de fort tonnage....

Plus que jamais ça sent la Bretagne; les maisons, l'odeur de l'iode, des marées qui commencent à se faire sentir. Mais des paysages superbes, un fjord d'une exceptionnelle longueur, un relief très marqué.

On s'arrête faire des courses. Comme on a le temps aujourd'hui, on se fait un repas « à la française », cotes de porc et légumes frais poêlés, en plein centre ville, sur une petite place discrète où il y a même une table de pique nique!

Pour nous rendre à Tadoussac, étape du jour, nous prenons le bac qui nous amène sur la rive nord.

Consultation de l'office du tourisme, choix d'une croisière, et on se prend deux places pour le lendemain matin sur des zodiacs de 12 personnes. On ne pouvait pas venir jusque là sans aller saluer les baleines dans le golfe. On pense très fortement à Bruno....
On nous propose très gentiment une chambre avec petit déjeuner à 100$, le camping, lui, n'est qu'à 32$. En conséquence on va se trouver un coin peinard dans le bois, et on va se coucher après une séance violon-guitare et un copieux repas.
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On attend le ferry (traversier) pour aller en face, cote sud, à Rivière-du-Loup. Par bonheur, nous bénéficions d'une connexion wi-fi non cadenassée, et depuis la file d'attente, nous mettons nos blogs à jour.
Réveil assez matinal pour aller faire notre croisière-baleine. Habillage, consignes de sécu, et on part sur notre Zodiac, à 10 plus le pilote.
La première baleine approchée est énorme, mais elle ne se laissera pas admirer très longtemps Une ou deux respirations et une plongée de 5 à 10 minutes. Ensuite, on recommence, on va (à trois ou quatre bateaux de touristes) sur la zone où elle a émergé, et on tente de la voir avant qu'elle ne replonge.
http://www.youtube.com/watch?v=j0Hy_xuKXuI
On passe ensuite dans une autre zone ou l'on peut voir des belugas. Malheureusement, l'espèce est protégée et on ne peut pas les approcher à moins d'une centaine de mètres.
Enfin, on ira sur un troisième site où une baleine à bosse fait son show: elle reste immobile en surface, et quand tous les bateaux sont là, elle se retourne, sort le museau, une nageoire, la queue, de manière nonchalante.




Jusqu'alors, on était restés un peu sur notre faim, Pierre et moi, nous disant que la sortie "baleines" sur le Pacifique avait été plus intéressante. Du coup, nous sommes émerveillés de voir cette énorme masse dans son milieu naturel, et si proche....

Le village de Tadoussac, vu du Saint Laurent, au retour de la croisière.
Un autre bac nous attend, une quarantaine de kilomètres au sud, pour traverser cette fois-ci le Saint Laurent et arriver direct à La Rivière du Loup. Là, nous allons au camping municipal (i est assez tard car il afallu faire des courses). Camping SUPER sympa, avec un coin peinard pour les campeurs sous tente, pas trop cher et internet gratos.
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