• Dimanche 29 juillet Sombor – Veternik

    Comme hier, nous n’avons pas vraiment fait ce qui était initialement prévu. Nous sommes partis de Sombor pour rejoindre directement Apatin par la route. Belle route, belle vitesse, absolument rien à voir, paysage tout plat sans trop de villages et des lignes droites de 10 km. Mais au moins ça avance…

     

    Au passage, le compteur a affiché 2000...

     

     

    Apatin, Bogojevo… Toujours de la route, et une bonne moyenne. Et c’est là, qu’on ne sait pourquoi, on a voulu rejoindre l’EV6 dont on a vu les panneaux et dont la trace était enregistrée sur le téléphone de Bernard. D’ailleurs, je me demande comment les gens qui n’ont pas le téléphone de Bernard peuvent trouver la piste de l’EV6, car absolument rien ne l’indique.

    Toujours est-il que nous avons suivi le chemin du canal Karavukovo qui était dans un état déplorable, défoncé par des tracteurs et bien humidifié par les récentes pluies : grosse galères.

    J’ai assisté à des chutes dans la boue (inutile d’insister je ne dirai pas de qui il s’agit), entendu d'autres dire que encore une fois comme cela, ils rentraient en train puis en avion chez eux, mais une chose est sûre : à aucun moment l’ambiance du groupe ne s’est dégradée, et c’est l’essentiel. Récompense à la fin de notre trajet boueux : l’observation d’une huppe faciée (ça c’est pour B&N qui se reconnaîtront)

    Nous arrivâmes harassés, fourbus, crottés, fatigués dans le village de Deronje où par bonheur une épicerie était ouverte.

    Un gamin d’une dizaine d’années vient vers nous et nous demande en français si nous sommes français (avec le drapeau sur mon vélo…), nous dit qu’il s’appelle Milan, qu’il est français et qu’il est en vacances chez sa grand-mère. Présentation de la grand-mère, du grand-père qui nous interview avec une caméra et de la mère qui habite dans vraiment improvisée et très et qui connaît la ville de Pontarlier… Rencontre improvisée et vraiment très sympathique.

    Incroyable également aujourd’hui encore le nombre d’automobilistes qui nous font des signes amicaux. Bertrand n’en revient pas, nous non plus d’ailleurs. Contrairement aux Hongrois, ils viennent nous voir, essaient de communiquent avec nous même s’il ne parlent pas un mot de français, d’allemand ou d’anglais, sont très curieux de nos vélos. D’avoir retrouvé une bonne route, avec un plus un vent favorable, nous avons roulé comme des brutes jusqu’à Basca Palanka où nous devions planter les tentes en sauvage.

    On a commencé par y casser la croûte, mes deux pingouins ont fait trempette et comme il était vraiment trop tôt pour s’arrêter, on a décidé de pousser un peu plus loin. Bien nous en a pris, car une de mes sacoches a été littéralement investie par une fourmilière. Obligés de tout vider, tout brosser, tout ranger. Si nous y avions passé la nuit, sûr que demain, on ne retrouvait que trois squelettes bien nettoyés. Nous avons décidé de nous rapprocher de Novi Sad (40km), d’y prendre une chambre -à supposer qu’il y en ait- de manière à faire une étape qui nous approchera au plus près de Belgrade demain soir, car nous avons élaboré un plan qu’on espère infaillible pour franchir le fameux « Pont de la mort ». D’après de nombreux récits de voyageurs (du moins ceux qui ont survécu), la seule façon de traverser le Danube à Belgrade est d’emprunter un pont d’autoroute et de continuer pendant 5 kilomètres sur la bande d’arrêt d’urgence. Forts de notre expérience canadienne où nous traversâmes naguère Calgary un dimanche à 5 heures du matin car Bertrand avait d’la misère avec les lumières (trad : du souci avec les feux tricolores), nous envisageons de faire de même à Belgrade, avant que les locaux ne se rendent au travail. Bref, après Basca Palanka, on a roulé très fort, ce qui nous a permis d’arriver jusqu’à Veternik, où nous avons trouvé une sorte d’auberge avec une chambre pour nous trois et un restau typique (brochettes-oignons crus-frites).

    Après le repas, nous avons préparé la route, comme chaque soir, avec Bernard. Il est favorable à une autre solution: rester sur la rive droite (où est bâti Belgrade), visiter plus ou moins rapidement selon les opportunités, et continuer rive droite pour prendre le pont à Smederevo. Le pont est-il autorisé aux vélos ???

    Checké sur Google Street... Pas vu de panneau d'interdiction pour les vélos...

    A suivre...


  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Juillet à 18:00

    "Incroyable également aujourd’hui encore le nombre d’automobilistes qui nous font des signes amicaux." De nos souvenirs, non seulement ils nous faisaient signe, mais il claxonnaient joyeusement ce qui finit par devenir pénible !

    2
    Lundi 30 Juillet à 18:36

    entre les fourmis et les camions, la vie n'est pas de tout repos alors !

    3
    Lundi 30 Juillet à 19:39

    et encore, je ne me suis pas vanté de ma connerie: fait le plein du réchaud à essence et mal fermé le bouchon... heureusement que depuis la Crète je le range dans un tupperware... Mais ça sentait pas mal dans la sacoche, j'ai balancé des oignons, un cabas de supermarché, et j'ai tout lavé dans la douche hier soir. Le linge était dans un sac étanche, j'ai juste lavé le sac à l'extérieur, et bien sûr la sacoche Ortlieb...

      • Mardi 31 Juillet à 07:43

        Vive le réchaud à bois !

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