• Des fois, quand on va à l'étranger, on n'est pas trop solidaire avec les compatriotes...

    Faut dire qu'ils le cherchent !

    Un aperçu...


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  • Nous sommes retournés sur la plage située à l'Ouest de Sfakia pour dormir sous un superbe abri sous roche. Après une nuit bien tranquille, on a rejoint le port de Sfakia. Pierre et Carole ont pris nos kayaks, et c'est le K2 que Stelios chargera en premier sur la remorque.

    Sfakia, c'est le retour à la civilisation, avec tout ce que ça comporte, et dont on aimerait se passer : les bagnoles, les restau pour touristes où on se fait harponner, l'effervescence d'un port avec ses ferries et ses taxi-boats.

    Le temps de décharger nos kayaks de leur matériel, de boire un café sur le port, de dire au revoir aux copains qui partent faire à pied la gorge d'Imbros, située à une dizaine de km, c'est déjà midi. On se fait un gyros-pita. Toujours aussi bon, pour de la restauration rapide.

    On est en train de finir, quand on voit Stelios se pointer avec sa voiture et sa remorque (et, on l'espère, nos sacs à dos). Il nous fait signe qu'il nous attend au nouveau port, là où on a laissé le K2.

    On a encore bien discuté, en anglais, avec Stelios. C'est vraiment un gars très sympa. On a bien compris qu'il aimerait qu'on revienne, une autre fois, pour qu'ils nous accompagne faire un truc chouette. C'est pas tous les jours, je pense, qu'il a l'occasion d'accompagner des pagayeurs confirmés, ça le changerait surement des balades qu'il fait avec ses clients habituels...

    Pas facile d'en placer une, avec Stelios. Il a en outre le débit super-rapide et un accent grec fort prononcé. Mais au final, c'est bien connu, l'anglais est beaucoup plus  difficile à comprendre lorsqu'il est parlé ... par des Anglais !

    On refait nos sacs, on trie tout ce qui doit être en soute, et qui ne serait pas autorisé en cabine (couteaux, réchauds à essence, etc.), et on se dirige vers l'arrêt de bus.

    Voyage de nuit, en bus, avec un chauffeur expert, mais assez rapide, compte tenu de la route et des usagers (voitures, camions, cars, chèvres).

    Arrivés à Chania, on s'est mis en quête d'un hébergement. On est passé chez Maro, chez qui on avait dormi une quinzaine plus tôt, et qui est le meilleur marché sur la place, mais il était complet. Pas plus mal, finalement, car le gars n'était pas sympa, et ses chambres limite glauques. On a trouvé, pas loin, une chambre à 35 euros, mais très coquette, propre et bein équipée chez un improbable artiste-peintre qui expose les œuvres des artistes locaux dans son local au rez-de-chaussée. Comme il nous demandait ce qu'on avait fait en Crète depuis notre arrivée, je lui ai mis sur son ordi la page de ce blog, qui était à jour jusqu'à samedi dernier.

    Du coup, il était super content, qu'on ait apprécié son pays, qu'on ait fait des choses pas comme tout le monde, qu'on ait pris des photos avec des belles couleurs, je ne sais pas trop pourquoi, en fait, mais il s'est mis en quatre pour nous faire plaisir, à montré le site à un copain à lui qui passait par là, nous a donné son nom, son téléphone personnel, et qu'il fallait absolument le contacter si on revenait...

    La suite : du bien classique. On a repris un bus pour l’aéroport, on a attendu l'avion pour Vienne. Escale, attente de deux heures, arrivée à Zurich le soir, nuit dans l'aéroport , qu'on connait maintenant vraiment bien, avec ses petits coins "sympa" pour dormir quand il n'y a pas de clodos braillards et nocturnes... Puis un train pour la gare centrale, trois heures d'attente, un autre pour Mulhouse, encore une heure d'attente, un dernier pour Besac, et un trajet final, chargés comme des mules sur les Vélib'.

    Je ne résiste pas au plaisir de mettre une dernière photo de PhiSa, en mode clodo. Il s'est même fait copain avec clébard, compagnon indispensable du zonard moyen.

    Quant à moi, ma grande fierté est, le dernier jour à Chania, d'avoir été abordé par un vendeur dans un magasin, s'adressant à moi en parlant grec. Peut-être à cause de mon look, mais plus vraisemblablement à cause du regard qu'on a sur les gens et sur les choses, après ces deux semaines de coupure avec la vie "moderne", en tout cas un regard bien différent de celui qui vient ici consommer du tourisme...


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  • Après avoir embarqué (ce terme comprend le démontage du campement, le petit déjeuner et le toujours difficile rangement de tout le matos dans les kayaks), on s'amuse, entre Loutro et la plage de Ghlika Nera à explorer les nombreuses grottes marines dans lesquelles on peut entrer en kayak, et à tourner autour des cailloux.

    Très belle plage, qui doit son nom à une source d'eau douce située au niveau de la mer. L'eau, tout au bord, a ce trouble qu'on observe quand eau de mer et eau douce se mélangent. La température de l'eau est également légèrement plus fraiche à cet endroit. Ce qui n'empêche pas PhiSa et Pierre de peaufiner leur technique d'esquimautage. Le latéral passe à peu près bien, mais pas le central.

    " LA TÊTE EN DERNIER !!!! "

     

     

    Pique nique sous les tamaris, soleil, ciel bleu. Y'en a pour qui la vie est moins cool...

    On profite bien de ces derniers moments. Pour PhiSa et moi, demain c'est le retour à la civilisation. Chora Sfakion est notre terminus. Il est prévu que Stelios vienne chercher nos bateaux et nous apporte le sac avec nos vêtements chauds, pour qu'on puisse retourner directement par nos propres moyens à Chania.


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  • Réveil peinard, petit déjeuner sur la plage. Edmon, le patron du restau de la Falaise (best beach-café in the World) vient nous demander, dans un premier temps, de déplacer nos kayaks pour lui laisser de la place pour déplacer son bateau hord-bord remonté sur la plage, puis finalement de l'aider à le mettre à l'eau.

    Suite à ce petit exercice physique matinal, nous partons dans les Gorges d'Aradena, qui n'ont pas grand chose à voir avec celles de Samaria; beaucoup plus sauvages, un peu plus évasées, et un peu plus escarpées. On les remonte jusqu'au village d' Aradena, ou a été construite une passerelle, mais où les gens traversaient, autrefois, en empruntant des chemins muletiers, tracés dans les pentes de chaque côté de la gorge, pour traverser.

    Le retour se fait sur un plateau calcaire à 600 mètre d'altitude, qui ressemble de loin à un champ de cailloux, mais qui recèle des petits coins bien verts pour faire paître les moutons. La descente au niveau de la mer se fait par le petit village de Livaniana, grâce à un chemin muletier escarpé.

    Arrivés sur notre plage, on prend un boisson chez Edmon, qui, pour nous remercier du coup de main donné le matin, nous apporte en plus le raki...

    Est-ce l'effet du raki ? Pierre et PhiSa passent plusieurs esquimautages..

    C'est donc (pour ma part) avec une bière et 2-3 rakis que nous embarquons, en fin d'après midi, pour aller pas bien loin, à l'autre bout de la plage, à un bon kilomètre, pour rendre visite à Pablo, copain de copains à Patrick et Sandrine, et qui tient une taverne. On investit la plage : hamac pour PhiSa,tente pour Pierre et Carole, pour moi aussi. Les autres dorment à la belle. Repas chez Pablo, terminé bien sûr par les inévitables tournées de raki...


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  • Réveil tranquille dans l'auberge, et petit déjeuner sur la terrasse de la chambre de Sandrine et Patrick, chargement des kayaks et retour à Loutro pour faire quelques courses. Étonnamment, les prix dans ce village ravitaillé par la mer ne sont pas plus élevés qu'à Chania ou Paleochora. On est reparti ensuite vers l'Ouset, pour visiter les grottes marines situées avant la plage de Marmara, et trouver un campement possible.

    C'est sur la très belle plage de Marmara que finalement on va débarquer pour se restaurer (salade grecque +)

    Comme la journée est superbe, peu ventée et très ensoleillée, on a décidé de profiter de cet endroit paradisiaque : petit tour en kayak pour Carole et Pierre, apnée-masque-tuba pour Sandrine, Patrick et Philippe. Phisa et parti admirer les rochers de la pointe, je m'installe à la terrasse de la taverne pour faire ma petite séance quotidienne d'écriture, bientôt rejoint par David. En début d'après midi, tout le monde embarque (exceptés Carole et Pierre qui sont déjà sur l'eau) pour aller voir la partie qu'on a manquée, à cause de notre transfert en ferry de la veille. On est arrivés en vue d'Agia Roumeli, la mer est calme, sans vent, finalement, on aurait pu venir par nos propres moyens, mais bon... On n'aurait pas eu non plus le petit coup de kayak en nocturne...

    Retour à la plage, petite séance d'esquimautage. Pierre et Phisa sont partants : succès pour les trois premiers essais, mais échecs ensuite... Le métier doit rentrer...

    Baignade, apéro sur la plage, repas au restau de la Falaise, "best beach café in the World" d'après The Guardian, sur la terrasse qui domine la baie, avec la lune pleine qui se reflète dans la mer...


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  • Prokolis n'avait plus -dans son congélateur, je suppose- que de la moussaka et de l'agneau. Il nous a fait un cinéma pour nous vanter sa moussaka et son agneau. Personne n'était dupe, mais tout le monde a joué le jeu pour que tout se passe bien. On a pas mal mangé, et avec le vin (1/2 l de banc et 1/2 l de rosé), on s'en est tiré chacun pour 11 euros!

    Il devait rester aussi un calamar, c'est Patrick qui en a hérité...

    La nuit a été super tranquille, aucun bruit jusqu'au matin où le vent a commencé de souffler. La mer était lisse vers le rivage, mais on voyait au loin l'eau s'envoler sur la crête des vaguelettes levées par le violent vent du Nord. On a consulté la météo, et on a vu que les jours suivant s ce serait la même chose. On a donc décidé de prendre le ferry avec nos kayaks pour passer le cap à l'Est et nous rapprocher d'un village desservi par une route. Ici, à Agia Roumeli, les gorges ferment, il n'y a plus de touristes, toutes les chambres d'hôtes, toutes le tavernes sont sur le point de fermer, il n'y a pratiquement plus rien sur les rayons des (deux) épiceries, à commencer par l'ouzo! Pas sûr non plus qu'il y ait des ferries les jours suivants, quand il fait mauvais ils ne naviguent pas.

    En attendant le ferry de 17 heures, nous sommes allés remonter les gorges situées un peu à l'Est d'Agia Roumeli. Vestiges de lieux de vie très anciens, d'après les bouts de poteries retrouvés par David qui est un fin connaisseur de poteries antiques.

    On a monté à peu près 600m de D+, jusqu'à un verrou qui barre la gorge, assez évasée à ce niveau. La partie située au dessus de ce verrou conduit à une montagne de 2000 m d'altitude, la partie basse, que nous avons empruntée, débouche sur la mer.

    De retour à Agia Roumeli, Prokopis, qui vidait ses frigos, nous a donné 2 bidons de 5 litres de jus d'oranges pressées, et comme on avait acheté une ptite bouteille de raki avant d'embarquer, on s'est fait la traversée jusqu'à Loutro en dégustant du raki-orange.

    Le vent, pendant la traversée, était vraiment imprévisible : 6 Beaufort d'Est pendant 5 km, puis sans prévenir 4 Beaufort dans l'autre sens. Au loin, au delà de Sfakia, on a eu un aperçu de ce que pouvaient être des vents catabatiques :  des nuages qui descendaient de la montagne en suivant les lignes de pentes, un peu comme une avalanche de poudreuse, mais en moins rapide. Arrivés au niveau de la mer, cela donne un vent de terre très localisé, et très violent, donc super dangereux en kayak de mer si on se fait prendre et qu'on ne peut pas se mettre à l'abri au bord, sur une plage.

    Les nuages, au fond, descendent très rapidement sous l'action du vent catabatique

    Le ferry est passé devant les très belles gorges de Marmara, avant de nous débarquer à Loutro, sorte de petit Saint Trop' de la côte Sud (mais en bien plus sympa!)

    Nous avons ré-embarqué dans nos kayaks et sommes revenus un peu en arrière, pour nous rapprocher de l'embouchure des gorges de Marmara.

    On a cherché une plage, et puis on a fini à la frontale, dans une taverne où le patron nous a un peu arnaquer, en nous faisant payer un peu plus que le prix convenu... Mais bon. L'endroit était super sympa, et on n'avait pas envie d'embarquer de nouveau dans la nuit...


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  • Le bivouac était vraiment très sympa sur cette plage-piège de Dhomata, isolée du reste du Monde par une falaise derrière et par le shore-break devant, et qui a continué à faire beaucoup de bruit pendant la nuit... Mais au réveil, a 6 heures, ça avait l air de s'être un peu calmé. Déjeuner a la frontale -on commence par avoir l'habitude- on a plié les affaires, chargé les bateaux et on a commencé l'embarquement.

    Pour passer la barre, la technique n'est pas compliquée. Celui qui tente sa chance s'installe dans son bateau sur le sable, à sec, prêt a partir, à la limite de la portée des déferlantes, et dès qu il y a une ouverture, par exemple juste après une série de grosses vagues, ceux qui sont sur la plage "lancent"  le copain pour lui faire franchir la barre dans les meilleures conditions. Bonne technique, sauf pour le dernier.

    Pour celui-là (moi en l'occurrence qui me devais d'assumer ma position de "plus expérimenté en kayak") la technique est franchement différente: passage de la barre à la nage en poussant le kayak devant soi, la jupe passée sur l'hiloire pour rentrer le minimum de flotte, et montée dans le kayak un peu au large, avec l'aide des autres qui stabilisent le bateau (voir article d'hier).

     

    Une heure de navigation, et on a débarqué sur la plage tant attendue de Agia Roumeli. Petit SMS pour rassurer Stelios, déballage habituel des affaires de bateau pour les faire sécher, et jus de fruit a la terrasse du bistrot auprès duquel on a remisé les bateau, le plus haut possible sur la plage, et attachés par une cordelette, en prévision de la tempête prévue demain.

    Ah! oui... la consigne de Stelios, c est "NO PADDLE SUNDAY !!"  (en majuscules dans le texte du SMS).

    J ai fait un petit tour a pied dans Agia Roumeli (ça se fait très vite). Très sympa. Plus de touristes, l'accès par les gorges est interdit depuis les dernières pluies, et il n'y a pas eu de bateau ces deux derniers jours a cause de la houle. Les autochtones en profitent pour bricoler, élaguer.

    L'hôtelier chez qui on a bu notre jus de fruit nous propose des chambres a 25 euros. Partout ailleurs c'est 20 euros, on a essayé de négocier le coup en disant qu'on restait 2 nuits, mais il n a rien voulu savoir, du coup on est allé ailleurs. Prokopis, qui m avait prêté son ordi l'autre jour n'était pas ouvert quand on a cherché les chambres, et là, il me fait un peu la gueule. Il m'a quand même prêté à nouveau son ordi, et ce soir, en guise de compensation, on va manger chez lui.

    Je vais profiter de cet après midi de repos pour mettre un peu le blog a jour, mettre deux ou trois photos. Les autres sont allés se balader a pied.

     Vers 18h30, on a eu un bel arc-en-ciel, du côté est, avec les falaises éclairées par le soleil déjà assez bas.


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  • Les orages se sont succedés une partie de la nuit. Grosses averses, gros coups de vent, éclairs, tonnerre: la totale.

    Lever à la frontale, et à huit heures moins le quart tout le monde était sur l'eau. On ne s'est pas trop pressé pour ne pas rattraper l'orage qui était devant nous, mais on n a pas trainé non plus pour ne pas se prendre celui qui arrivait derrière.

     

     

     

    Vers 11h, on a abordé une plage pour faire halte; il fallait se reposer un peu, car il y avait eu un dessalage pendant le trajet, et ça pompe pas mal d'énergie, surtout pour celui qui avait trempé un moment, en l'occurrence David.

    En cas de dessalage, la technique est simple: on commence par vider le bateau en le tenant, a  l'envers, par les pointes depuis 2 autres kayaks, le tout assez loin du bord pour être tranquille pendant la manœuvre. Une fois le kayak vidé, le pagayeur transformé en nageur remonte par l'arrière, en rampant sur le pont, puis s'installe dans l'hiloire pendant que deux kayaks disposés de part et d'autre stabilisent le kayak vide pendant l'opération.

    Gros shore-break sur la plage, mais il était indispensable de s'arrêter la, le temps devenant de plus en plus mauvais. Débarquement rock n'roll, a commencer par moi qui y suis allé le premier et qui ai ramassé une grosse gamelle dans le rouleau, le bonhomme d'un bout, le kayak d'un autre, la pagaie encore ailleurs, mais pas de bobo.

    A peine j'avais enfin ramassé toutes mes affaires que les autres ont commencé a débarquer: l'orage était sur nous; d'ailleurst 5 minutes après on ne voyait pas a 50 mètres tellement il pleuvait fort.

    On a passé ensuite la journée a regarder le shore-break, a imaginer des stratégies pour le passage de la barre au re-embarquement, à se demander si on tentait ou pas. Stelios, au téléphone,  nous a conseillé de partir le lendemain, le plus tôt possible, à moins qu'on ait une opportunité dans l’après midi. Mais de toute façon, si nous n’étions pas partis avant le lendemain en milieu de matinée, il y avait toutes les chances qu'il faudrait attendre 3 jours sur cette plage-piège, car après le temps sera très très mauvais...

    A 16h30, on a collectivement décidé d attendre demain matin et de tenter de partir au lever du soleil. Avec un peu de chance la houle aura faibli, le shore-break sera moins fort et l embarquement moins brutal...  Wait and See...

    Photo : PhiSa

    On s'est aménagé des emplacements sous les pins en bordure de plage pour planter nos tentes, et on a fait les Robinsons. Cuisine et repas dans un abri sous roche, et sommeil bien mérité, bercés par les coups de butoir de la houle sur les rochers et le bruit des vagues déferlant sur la plage... :-)

    Photo : PhiSa

    [Edit à Besançon]

    Sur la plage, en milieu de journée, je suis allé faire un tour dans le petit bois où nous avons planté les tentes, justement pour repérer un emplacement. Et là, j'ai vu, cherchant désespérément à fuir, coincés contre la falaise, une femelle et son petit, déjà assez grand, des bestiaux ressemblant à des chamois, mais avec un pelage très clair et des rayures noires, un  peu comme les antilopes. Je n'ai pas eu le temps de cadrer correctement avec mon appareil photo, et puis il y avait toujours des branches, la seule photo que j'ai prise est celle d'un sabot dans le sable.

    On s'est un peu moqué, et bien que ça se soit passé avant l'Ouzo, on ne m'a pas beaucoup cru. En rentrant, j'ai cherché un peu sur Wiki, et j'ai trouvé des photos de ce que j'ai vu exactement:

    Il s'agit bien du kri kri, la chèvre sauvage crétoise, (Capra aegagrus creticus). Si je n'ai pas vu le mâle et ses cornes splendides, j'ai au moins vu la femelle et sa descendance...


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  • Après la pluie, on a fini par monter les tentes sur la plage. Les consignes de Stelios, données par son téléphone portable, étaient claires: 5 Beaufort de Sud, donc pas de navigation.

     

    Au matin, après un petit déjeuner pris sur la plage, nous sommes partis a pied a la grotte de Polyphimos, le cyclope anthropophage qui d’après Homère retint jadis Ulysse et ses compagnons prisonniers. Une vaste salle, dont l'entrée est a moitié bouchée par le rocher qu Ulysse mit en travers pour empêcher Polyphimos, rendu aveugle, de sortir pour les poursuivre (relire si nécessaire l’odyssée) :-)  [edit: voir en bas de la page]

     

    Le caillou qui ferme la grotte (plutôt costaud, Ulysse!)

    Je n'ai pas encore présenté mes camarades d'équipée. Ce sont tous des spéléos, c est comme ça que PhiSa les a rencontrés. Il y a Sandrine et Patrick, Pierre et Carole, David, Philippe dont la copine est venue aussi en Grèce, mais qui fait du tourisme et nous rejoint de temps en temps, et enfin  PhiSa et moi. Ils se connaissent depuis longtemps, ont fait plein de trucs ensemble, ils sont soudés comme pas possible, la solidarité entre spéléos c'est encore plus important qu'entre montagnards; chacun sait qu'il peut compter sur l'autre...

    Le problème avec eux, c'est que dès qu'ils entrent dans une grotte, ils se métamorphosent complètement, commencent à analyser le terrain, les roches, anticiper sur la formation du relief. Bref ils ont commencé a prospecter dans les environs, la truffe au ras du sol, à la recherche du moindre trou, de la faille la plus infime.

    Et on est tombé sur une doline gigantesque d'une centaine de mètres de diamètre et d'une vingtaine de profondeur... Le temps était plutôt gris et la température assez agréable, sauf quand le soleil passait derrière les nuages, de temps en temps.

     Plein de vautours qui cerclaient paresseusement, et un faucon crécerelle, mais pas beaucoup de faune sinon.

    De retour a la plage, chacun a vaqué a ses occupations, baignade suivie d'une douche de plage a l'eau douce pour Philippe et moi, lessive pour Sandrine et Phisa, etc...

    L'obligation quotidienne de tenir ce journal est un bon prétexte pour s'assoir à une table, et par conséquent de boire une bière. Philippe et David m'ont vite rejoint, et on devise gentiment sur nos activités, sur nos vies et la qualité d'icelles... Marrant comme on a des valeurs très proches...

    Petit restau le soir, comme souvent. Je m'aperçois que j'ai oublié d'en parler, des restau...Ils sont en général sympa, pas cher (de 13 a 20 euros/pers.), la cuisine est bonne, souvent très bonne, l'accueil est exceptionnel avec le traditionnel raki offert avec un petit dessert, une fois la note réglée...

     

    [Edit le 31/10]

    C'est ce que j'ai fait (relire l'Illiade, que j'avais enregistrée sur ma liseuse laissée dans le sac dans la voiture de Stelios), pendant le -trop long- voyage de retour. Ma mémoire m'a fait défaut. Ce n'était pas Ulisse, mais Polyfimos qui refermait la grotte avec le rocher.

    D'autre part, revenu à Besançon, j'ai repris l'excellente version de l'Odyssée de Mario Meunier, qui situe la grotte au pied de l'Etna, et d'après Wiki, "Les toponymes figurant sur toutes les cartes marines et les données des Instructions nautiques situent le pays des Cyclopes sur les pentes de l'Etna, face aux quatre îlots des Faraglioni, « les Cyclopum Scopuli des Anciens ». Cette première hypothèse permet d'assimiler le Cyclope Polyphème à un volcan à l'œil rond, à l'Etna : comme le volcan, Polyphème tombe dans le sommeil après une éruption, et dans ses réveils terribles, éructe et projecte des blocs de roche au loin"

    Finalement leur grotte de PolyPhimos, aux Grecs, c'est un peu comme notre Alesia à nous...


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  • Il est 14h15. Nous sommes tous assis à la terrasse d'un bistrot à l'étancheïte douteuse, car dehors, il pleut vraiment très fort. Café chaud pour tout le monde. Comme prévu on s'est levé tôt, 6h30 pour un départ a 8h30. Beau lever de soleil, navigation sympa jusqu a la baie de Lissos.

    Débarquement sur la plage, visite de la chapelle, du temple grec et de la nécropole envahie par les oliviers plusieurs fois centenaires. Un lieu assez magique, empreint de traces d'une vie antique assez intense dans ce magnifique endroit aujourd’hui complètement déserté, dans lequel on n’accède qu'à pied ou en bateau.

    Photo : PhiSa

     Farniente sur la plage, on se fait une salade grecque qu on rend un peu plus consistante grâce a un kg de boulgour (bon, je sais, ça fait tout de suite moins grec, mais ça cale davantage). On a bien pris notre temps, car on avait prévu de dormir a Sougia.

    On a donc embarqué tranquillement sur le coup de 13h30. Mais a peine étions-nous sur l eau qu'on a entendu tonner, et la consigne de Stelios est "Ne pas naviguer pendant l orage" on a donc activé un peu pour débarquer à Sougia sous une pluie diluvienne, et on s'est réfugié dans le premier bistrot...


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