• Mercredi 8 août Roussé – Tutrakan

    Nous sommes à 9h devant le magasin de vélos, Bernard et moi. Ouverture à 10 heures. On avise un bureau attenant au magasin, avec un type dedans, qui ne parle que bulgare. Bernard lui explique qu’on veut changer les freins sur un vélo, le gars commence par nous répondre d’attendre 10 heures, puis téléphone à son collègue qui n’est pas là, mais qui parle anglais, et à qui, au téléphone, on a pu dire ce dont on avait besoin. Le gars nous offre le café, ouvre le magasin rien que pour nous, et nous propose ce qu’il avait en stock. Par chance, àa correspond exactement à ce qu’on veut. On passe à l’atelier, pour trouver des câbles et surtout pour couper la gaine. Le gars sort une mauvaise pince, (visiblement ce n’est pas le mécano) et nous écrase le bout de la gaine. Sur l’établi, sur lequel règne un bordel digne de moi, je vois une super pince à couper les gaines et je rectifie les bouts…

    Bernard passe à la caisse : 70 leva, soit 35 euros, pour deux sets de V-brakes complets (mâchoires, cables, gaines, poignées et accessoires).

    En France on paierait ça le double. Comme quoi les prix sont bien établis en fonction du pouvoir d’achat du pays et non du coût de fabrication…

     

    Retour au Club de volley. On s’occupe activement à deux à changer les freins sans même un regard aux formes sublimes des jeunes volleyeuses revenues s’entraîner…

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    On doit rendre la chambre à midi. A 11h58 exactement on rend les clés, le vélo de Bernard freine comme il faut et on refait à l’envers la route d’hier pour aller au poste de police de la frontière.

     

    Car Bertrand, hier soir à la réception de la guest house, en donnant son passeport, s’est exclamé : « Câlisse ! c’est quoi cett’ hostie de papier qui est dans mon passeport !»

    Une carte grise d’une Mercedes haut de gamme allemande, qu’un policier de la frontière bulgare a mis dans le passeport de Bertrand au lieu de le remettre au propriétaire légitime…

    On imagine la scène, le gars à la frontière qui attend sa carte grise, les autres en uniforme en train de chercher partout, et surtout les ennuis du gars qui se retrouve en Bulgarie avec une voiture dont il ne peut prouver la propriété.

    Alors, comme on est des gars bien, on est allé la rapporter. On a raconté notre histoire à deux policiers qui parlaient très bien anglais, qui ont appelé le chef qui parlait encore mieux anglais. Visiblement il n’était pas si surpris que ça, preuve qu’ils avaient du la chercher un moment, cette carte grise.

    Le chef a voulu absolument savoir quel était le policier qui avait fait la boulette. C’était le gros balaise qui se la jouait à la John Wayne dans la guitoune à 17 heures, mais comme on est vraiment des gars bien, on a dit qu’on n’avait pas fait attention, que le gars était derrière son guichet et qu’on ne saurait pas le décrire…

    Les policiers nous ont bien remerciés, ils étaient très sympa (comme c’était Bertrand à qui c’était arrivé, on s’était fait un film comme quoi ils l’auraient mis en prison, qu’on aurait été Bernard et moi obligés de contacter l’Ambassade du Canada en Bulgarie, Amnesty International et tout le tintouin, mais non, ils nous ont laissé partir avec le sourire).

     

    La suite… Du vélo en direction de Silistra. Dans l’autre sens une file de trois kilomètres de camions à l’arrêt à attendre je ne sais quoi pour passer la douane.

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    Ensuite, la Dobroudja. Pas si plate que ça. Moi j’aime bien, il y a plein de chose à voir, exactement comme dans les Prairies dans le Saskatchewan…

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    On s’est arrêté au bord de la route chez des marchands de fruits. On a choisi Osman, parce qu’il avait des pêches et qu’il ressemblait à Tarass Boulba. Effectivement il nous a dit être Turc-Bulgare.

    6 pêches, trois leva, j’ai trouvé qu’il y allait fort. Lui aussi , certainement, car il nous adonné cinq nectarines qui étaient délicieuses.

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    Devant nous se dessine une dune sablonneuse, comme souvent ici dès qu’on s’approche du lit du Danube. Le paysage change du tout au tout, devient vallonné avec des arbres et on arrive à Tutrakan, qu’on a choisie comme étape car comportant des hôtels (pas de camping) et suffisamment distante de Roussé pour que ça fasse une étape, compte tenu de l’heure du départ aujourd’hui.

     

    Mercredi 8 août  Roussé – Tutrakan

    On nous donne une cambuse avec trois lits, à côté du parc fermé à clé où nous avons stationné nos vélos...


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