Cyclocamping
8 Août 2010

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Lever 7 heures. Comme chaque matin depuis quelque temps un corbeau (certainement le même) se perche au sommet de l'arbre le plus proche et nous fait sa sérénade, juste avant l'heure de se lever.
Petit déj, on charge le bateau dans le « rack du truck », et on part avec un allemand sympa, Tino, qui a loué un kayak. Il est un peu impressionné à l'idée de descendre tout seul, on le rassure, on l'attendra...


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La rivière n'est pas compliquée, elle ne correspond à aucune rivière française, ou alors, peut être la Loue ou la Durance entre St Clément et Embrun, avec plus de dénivelé, un petit rapide tous les 500m, une eau d'une limpidité incroyable, et des saumons qui sautent de temps en temps devant nous.


Que nous sur les 20 premiers km. Pas de route, des paysages sauvages. Ambiance très sympa.
Les pêcheurs sont des vrais pros: pêche à la mouche. Ce sont eux qui indiquent aux canoë les passes dans les rapides, de manière à ce qu'ils ne soient pas dérangés. A chaque fois, échange de bonjours, de « Vous allez bien ? « . On est bien loin de la guéguerre kayakistes-pêcheurs en France des années 80 (j'ai même vu des batailles rangées, à l'époque...).


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A l'arrivée, Tino nous paie une bière au bar du camping. On remet la notre, en attendant les photos qu'une photographe a prises dans le passage le plus critique de la descente, sorte de Rabioux en miniature, dans lequel il faut faire attention aux nageurs : l'endroit est bondé, et comme toutes les rivières canadiennes -excepté dans les Rocheuses- l'eau est à une température qui incite à la baignade.




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En attendant les photos, on discute un petit coup avec notre voisin du camping, qu'on avait aussi retrouvé sur la rivière. Il habite à Ivry-sur-le lac, c'est le voisin de mon copain Pierre!
Vraiment, depuis hier, on n'arrête pas de se dire que le monde est petit. Si le Québec est très étendu, le nombre d'habitants est beaucoup plus faible que chez nous ce qui explique peut-être ce genre de situations.