Cyclocamping
28 Septembre 2019
J’ai dormi chez Chris. Ils ont l’habitude, descendre le matelas, mettre un drap, une couette, et hop !
Le lendemain on est retourné au camping pour négocier le prix. C’est descendu à 200£ la semaine, et Chris (qui paie) a accepté. Je suis donc entré dans mon « chalet », une confortable cabane avec deux chambres, salle de bain-WC et salon-cuisine (toute équipée la cuisine, avec un four qui ne marche pas, des plaques électriques et un frigo!).
Le grand luxe, quoi…
Ceci dit, quand on voit le temps qu’il fait dehors, finalement ce n’est pas du luxe… Je m’en fous, je regarde la pluie tomber par la grande baie vitrée, et je ne me bats plus avec les limaces et la condensation du matin qui m’obligeait à prendre mon petit déj avec ma veste de pluie...
Il m’a semblé qu’à l’atelier ça se ralentissait un peu… Fin de saison, moins de commandes, Tina, la manager (je n’écris pas managère, d’ailleurs elle a moins de 50 ans…) ne m’a donné que des petites séries de pièces à faire, à part les garde-boue AR qui manquaient pas mal…
Et comme on a l’impression que personne ne prend de décision, moi j’ai pris celle d’aller bosser à l’office. Je me suis donc pointé avec mon petit ordi, ai demandé le catalogue général en pdf, je me suis mis à un bureau libre et j’ai commencé à faire ma traduction. Une page avec un tableau en deux colonnes, à gauche le texte en anglais, et à droite la traduction.
Tant qu’il s’agit de trucs techniques, comme l’explication des procédés de fabrication, ça va bien, car je connais bien la question en français.
Par contre, tout le baratin commercial, c’est franchement difficile, car il n’est pas question de traduire mot à mot, mais de remplacer une expression par une autre.
Par exemple (hors catalogue) : « it’s rainning cats and dogs » doit être traduit par « il pleut des cordes », ou « il pleut comme vache qui pisse », selon le public concerné.
Ou la formule « easy to buy »… Il me font marrer, ces anglais ! Si tu as de la tune, c’est toujours easy to buy ! Si t’en as pas, ça devient nettement moins easy.
Donc, à traduire par « commande simplifiée ».
Mais passons…
Le soir, bien plus naze d’avoir bossé assis à l’office que debout à l’atelier. Mais c’est très intéressant. Pour l’instant, j’en suis à la moitié. L’ensemble représente une vingtaine de pages de traitement de texte. C’est pas beaucoup, mais il me faudra quand même trois jours… Je passe bien plus de temps à reformuler dans un français « commercial » qu’a comprendre l’esprit du texte en anglais.
Après ça je vais attaquer les notices techniques ; là ça ira mieux, j’ai l’habitude de ce genre de document.
Sinon chez Ice, on se prépare à participer à deux courses avec la BHPC (British Human Power Club), l’équivalent anglais de l’AFV (Association Française de Vélocouché). La première est à Stourport le 6 octobre, et la seconde à Hillington, dans la banlieu Ouest de Londres, quinze jourss plus tard et une semaine avant mon retour en France…
Le mois va donc passer vite…
La semaine, en tout cas, est passée rapidement. Il faut dire que je suis arrivé mardi matin seulement.
Hier soir Chris m’a invité, comme tous les vendredi soirs… Dinner, Scum, un petit gin pour mieux dormir et ce matin parkrun à Heartlands, pas loin de Stithians. On y était déjà allés il y a un mois, trois tours dans un parc, plat mais avec des virages sans arrêt. J’ai amélioré mon temps d’une vingtaine de secondes…
Dommage que je rate Paladru et la Vipérine, je crois que je suis assez en forme ces temps-ci. On verra à Hillington, la semaine prochaine, mais ce n’est pas pareil. Même si je connais certains des coureurs, ce ne sont pas mes copains avec lesquels j’adore tirer des bourres…
Dehors, c’est le déluge. Ça devrait durer toute la nuit, avec un renforcement du vent (en quelque sort, la tempête, quoi…) J’entends la pluie qui fait un barouf d’enfer sur le toit légèrement bombé de la cabane, mais je suis bien au sec, bien au chaud, c’est le pied...