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Mouvements divers (et d'été)...
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Morzine -Bourg d'Oisans

Je repars de Morzine le lendemain matin, direction le Sud, sous une pluie fine qui m'oblige au bout d'un moment à bâcher les sacoches et revêtir mon KWay.

La pluie durera jusqu'à Cluses.
Une petite frayeur dans la descente sur Tanninges. La route un peu grasse (et franchement humide), mes pneus dont les dessins sont devenus symboliques, ou un pilotage un peu trop nerveux ? Dans un virage, le trike est parti un peu en luge, tout doucement, sans freiner. Facile à rattraper, les pneus ont raccroché sans problème sur le bitume. Mais quand même, c'est comme à moto, il ne fait pas bon s'écarter de la trajectoire prévue initialement...
Le soleil se montre un peu après Cluses, mais les nuages sur les montagnes ne se dissipent pas...

Le Géant Blanc ne daigne pas se découvrir pour saluer mon passage....

 Vallée de l'Arve: une vallée qui pue le gaz d'échappement. Pourtant on est dimanche, les camions ne roulent pas. Mais l'air est impregné. Cette odeur ne me quittera qu'au début de la montée de Combeloup.

Megève : cette fois, c'est le fric que ça pue. De grosses bagnoles de luxe partout, des gens qui me regardent comme si je débarquais d'une autre planète (à la réflexion, c'est un peu ça...).
Légère descente vers Flumet, et montée du col des Saisies. Assez moche, les Saisies. Un col assez haut (1600 m), mais sans relief aux alentours. Les remontées mécaniques ne remontent pas grand'chose, elles n'ont pratiquement pas de dénivelé...


Descente d'enfer sur Beaufort,(ou la Gendarmerie est impériale) des enfilades de légères courbes avec un fort pourcentage. Des lacets à la fin. Dommage ! il faut freiner sans arrêt (je n'aime pas freiner : freiner, c'est un peu gâcher...) je ne regrette pas d'avoir changé mes plaquettes. Je n'ai plus le même trike.


Ensuite, remontée vers Arêches, où je suis attendu par Odile, la copine du Franz. J'arrive vers 17 heures, comme prévu. Une étape d'une centaine de km, mais avec 2000m de D+.

Morzine -Bourg d'Oisans

Odile (et surtout ses enfants) me persuadent de passer demain par le Cormet de Roselend, Bourg St Maurice, plutôt que par Alberville. Ça me va, d'abord parce que je ne connais pas, ensuite parce que je ne suis pas (encore) à la bourre, que je n'ai pas encore vu le Mt Blanc comme il faut et qu'enfin la basse Tarentaise pue autant que la vallée de l'Arve (en particulier Alberville-Moutiers). Si tout se passe bien, je vais arriver par la haute Tarentaise, ça me rappellera des souvenirs de Championnats de France de Canoë....


Par contre, je ne sais pas si comme prévu j'aurais le temps de faire la Madeleine et un bout du Glandon. Maintenant qu'il fait beau, je suis moins pressé d'aller vers le sud...

Morzine -Bourg d'Oisans

Morzine -Bourg d'Oisans

 


Descente de chez Odile jusqu'a Arêches. Grosse rigolade : Odile et sa nièce Laura ont tour à tour conduit le trike, Laura, prudemment, Odile, à fond la caisse. J'avais un peu du mal à suivre, derrière, avec le vélo de course...

Acheté un kilo de Beaufort à la fromagerie ou Laura travaille pour les vacances (arrivée remarquée au boulot en trike), et ensuite montée du col du Pré.

Morzine -Bourg d'Oisans



Morzine -Bourg d'Oisans


Bien pentu, je me crame un peu en voulant montrer à un VTTiste comment ça monte, un trike... En haut, premier aperçu du Mt Blanc, là-bas, tout au bout de la route...

Juste après, c'est la descente sur le lac de Roselend... Les vaches, le Mt Blanc, le ciel bleu... La carte postale, quoi, difficile de ne pas craquer..

Morzine -Bourg d'Oisans

Morzine -Bourg d'Oisans

Ensuite, montée au Cormet de Roselend. Encore un peu de dénivelé.
Par contre, la descente sur Bourg St Maurice, de la balle ! des grandes enfilades, je ne touche pratiquement pas les freins jusqu'à une série de lacets...

A Bourg, je prends une piste cyclable jusqu'à Aime. Agréable surprise ! elle suit le parcours de descente des championnats de France de canoë. Combien de fois ai-je descendu l'Isère sur ce parcours ? des dizaines de fois


A l'époque, pour reconnaître à pied le parcours, on se tordait les chevilles dans un épouvantable chemin de pêcheurs qui longeait la rivière.
C'est un grand plaisir pour moi de suivre cette rivière si familière, parcourue en pratique "touriste" comme en compétition.

Intelligemment, des pancartes ont été placées aux endroits mythiques de la descente; « Machine à couper le jambon », «400 mètres de la ligne droite d'Aime », «les Moutons », «la Salle à manger, le Dessert »...
Le site a été aménagé, préservé, amélioré, mis en valeur. Pour une fois, je trouve que l'on n'a pas dénaturé ni l'espace, ni l'esprit de cet endroit, qui pour bien des canoïstes de l'époque, est chargé de souvenirs....
Ensuite, des plans galère pour rejoindre le pied de la montée du col de la Madeleine (Notre Dame de Briançon) sans emprunter la voie rapide interdite aux cycles. La signalisation n'est pas toujours évidente...

La Madeleine : le départ est assez monotone : ça monte, ça monte, et ça monte encore. En plus, pas grand'chose à voir durant une grande partie de la montée. Il n'y a guère que tout en haut qu'on voit devinez quoi ? Le Mont Blanc !

, peut être une centaine (dont une fois de nuit...)

Je passe le Col à 19h30, je redescends sur St François Longchamp. Une épicerie est en train de fermer. Miracle! l'épicière retarde un peu la fermeture pour me permettre d'acheter une bouteille de Côtes du Rhône et quelques fruits... super repas, je squatte un espace près des terrains de tennis.

J'ai attendu que tout le monde soit rentré pour planter la tente... Ni vu ni connu, je repars demain àl'aube...
Personne ou presque, n'a fait attention à moi. Il faut dire que j'étais bien planqué. Juste un promeneur de chien matinal qui est passé près de la tente.
Il n'a pas fait trop froid, malgré l'altitude. Par contre, tout était humide le matin. Cette tente, finalement, ce n'est pas le top. 950 gr, ok, mais une fois humide, on arrive à 1,5 kg, je suis sûr.
Si c'était à refaire, j'en choisirai une à peine plus lourde, mais avec un vrai double toit.
Descente sur la Maurienne. Tout devient gris...
Je remonte en face sur le Glandon. Les bornes kilométriques sont grises, maculées de crasse, illisibles. Plus on monte, moins elles sont polluées...
Je préfère ce genre de col à celui de la Madeleine, question paysage. Là, on s'enfonce dans une vraie vallée, avec des villages. A la Madeleine, on commence par grimper en lacet depuis la Tarentaise, avant de touver véritablement un vallon. Et encore... La route est toujours accrochée à un versant, ne passe jamais dans le fond où le torrent ne laisse aucune place aux champs ou aux pâtures.

Les trois derniers kilomètres, "ça monte à peine raide", comme dirait mon pote Philippe. Je suis sur le 24/32, tout à gauche, il ne reste plus rien... Le dernier raidard fait un peu mal aux jambes, mais le cyber-trike passe sans problème.
Mon walkman ayant daigné vouloir fonctionner, aujourd'hui, j'ai fait la montée avec Billie Holliday dans les oreilles (Night and Day, Georgia, the man I love, etc...)
Les cyclistes du dimanches ont des réactions mitigées: certains me font des signes d'encouragement, beaucoup sont dédaigneux. Je ne fais pas partie de leur planète. Je m'en fiche, je vais me venger au Ventoux... Serge me prêtera le Métabike, je vais encore doubler du carbone...
Descente d'enfer. Je me félicite de passer le Glandon dans ce sens, car de l'autre côté ça a l'air encore plus raide.
Pompiers, gendarmes: un cycliste s'est planté en descendant, apparemment. Ça a l'air sérieux...
On devrait les interdire, ce vélos droits... Trop dangereux (non, j'rigole, ...quoique....).

Petite pointe à 70 dans une enfilade avec un fort pourcentage. Je n'utilise les freins que si je ne peux pas faire autrement (virage sans visibilité, lacet). Pas de problème donc de refroidissement des disques. le freinage est impeccable, je bloque les roues si je veux (pas conseillé).

Petite collation de l'autre coté du col: tomate, concombre, une bonne tranche de saucisson, deux poires et un bon petit café avec une gaufre (industrielle, la gaufre, mais bonne quand même)
Comme il y a du vent, le réchaud a été placé dans le sac de provisions, avec des cailloux à l'intérieur, sur les bords, pour obliger ceux-ci à se tenir droit.

Du coup, la cafetière gloglotte rapidement, et je me fais mes deux tasses sous les yeux incrédules des cyclos du dimanche qui grimpent le col avec leurs vélos super légers et super chers...
En amont du barrage, des turbines, une ligne haute tension qui part de là. original, non ?

D'habitude, les turbines sont en aval. Une pancarte indique qu'en fait, on turbine l'eau d'un barrage situé 900m plus haut, pendant les heures de pointe, et que la nuit ( pour engloutir le surplus des centrales nucléaires, - ça, la pancarte ne le dit pas ), on repompe la flotte pour la remonter au barrage d'en haut.

J'ai beau méditer sur cette logique de rentabilité, je reste perplexe pendant quelques kilomètres encore ...
Fin de la descente, j'avais prévu de remonter en face, mais renseignements pris, pas de camping avant le col d'Ornon (+600m).
Je me la joue "fainéant", et je me plante dans un tout petit camping très calme à Rochetaillée, tout en bas dans la vallée, juste avant de retomber sur la nationale.

Au menu ce soir :  Avocat, steack, riz, Beaufort, pêches, avec cette fois-ci un petit côte du Rhône... Si l'envie me prend, après manger, j'irai traîner un peu vers la civilisation, à Bourg d'Oisans (mais j'en doute déjà en écrivant ces mots). En fait, j'ai surtout envie d'être peinard...

En fait d'aller faire le beau en ville, la soirée a été vite bouclée : orage, vent assez violent, et pluie pour finir. Par chance, la tente était plantée sous un assez gros sapin qui m'a abrité un bon bout de temps, et j'ai pu finir de manger relativement tranquillement.
Ensuite, j'ai fermé la tente et je suis allé dans la salle collective avec mon petit ordi, et je me suis connecté, histoire de lire les messages des copains, en particuliers de ceux qui étaient aux championnats du Monde de vélos couchés en Angleterre...

J'en ai profité également pour recharger la batterie de mon téléphone, que j'avais du couper dans la matinée par mesure d'économie...
 

Morzine -Bourg d'Oisans



Morzine -Sault

 


Morzine -Sault

 

 Morzine -Sault

 

 

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