Cyclocamping
25 Juillet 2013
On s'est levés quand tout le monde dormait. Les tentes étaient pleines de rosée, alors on a étendu les double-toits sur le fi à linge, que ça s'égoutte un peu. Petit déj (Bert m'a félicité pour la pisse d'âne que je lui ai fait), tartines de beurre de cacahuetes-miel. Je suis revenu sur mon opinion concernant le peanuts butter: quand on en prend du bon (100% naturel et crémeux), il est vraiment bon. Et à vélo, 'est vraiment appréciable: pas de problème de conservation, et les calories superflues (il y en a un paquet) sont finalement vite brûlées.
Aujourd'hui, la route était beaucoup moins belle qu'hier. On s'est arrêtés devant un inukshuk, histoire de prendre une petite pause, et puis on est arrivés à Dryden, petite ville moche de 8000 habitants avec une énorme usine de papier, qui crache une fumée pas possible et qui sent pas bon. On a quand même fait nos courses de bouffe là (y'avait plus rien après), et on est repartis. La forêt s'est écartée, on a commencer à revoir des pâturages (avec même des bisons, à une endroit), mais plus de lacs, une route monotone et en ligne droite.
Pour compléter le tableau, plus d'accotement pendan la plupart du temps, ce qui fait que les camions passent plus près. L'énorme majorité des « truckers » est très correcte, mais parfois, quand ils se croisent, mieux vaut carrément se coller dans le terre plein en graviers (donc être vigilant sur le rétroviseur).
Enfin, unciel qui est devenu de plus en plus gris, de plus en plus chargé, et quelques gouttes vers la fin qui nous ont obligés d'endosser nos imperméables.
Arrivés à Ignace (petit prénom charmant, mais qui se prononce ici Ig-nèss) après 7 heures sur le vélo. Camping sympa, sans plus, douche chaude, pâtes à la soupe de fruits de mer, et repos dans pas longtemps.
Une journée un peu grise, et au débriefing ce soir, on a conclu avec Bert qu'on était certainement fatigués, qu'on manquait un peu de punch et qu'il nous fallait une journée de repos. Le problème, c'est qu'à Ignace, (1300 habitants), après une journée de repos, on se pend tellement c'est triste. On va donc se faire deux petites journées pour aller à Thunder bay (240 km), et on se fera notre pause là, sur les bords du Lac Supérieur, à moins que nos deux prochaines petites étapes nous aient permis de nous requinquer...