Cyclocamping
25 Août 2018
Hier j’ai réservé une place sur le bateau de lundi. Normalement, pas de problème en stand-by, mais je préfère arriver avec une réservation et pas me trouver le bec dans l’eau. J’ai un problème avec les avions, les trains et les bateaux. Pas confiance, des fois qu’il me laissent sur le quai.
Le profil du jour est le suivant : globalement descendant, mais avec pas mal de bosses bien casse-pattes. 98 kilomètres, avec 1460 m de D+.
La pompe de mon réchaud a relâché, mais il reste un peu de pression dans la bouteille, j’ai pu me faire mon café avant de partir. Hier, je suis arrivé un peu tard de mon tour à Dodone (au compteur 62 kilomètres, ma petite balade sous la pluie…).
Encore de beaux paysages traversés aujourd’hui, et pas mal de bosses. Pour ne pas pourrir mon maillot, je l’ai retiré… Le temps était brumeux, voir orageux, et je ne me suis pas méfié, et j’ai pris un big coup de soleil sur le sein gauche…
Sinon étape sans histoire, toujours personne ou presque sur cette route délaissée au profit de l’autoroute toute neuve.
Juste avant la grosse bosse, j’ai quitté la rivière Thiamis (le fleuve!). Que les paysages sont sauvages ! En Epire, peu de villages, on peut faire des kilomètres sans voir personne. Et la montagne, les vallons ravinés, les rivières au fond de vallées profondes. J’adore !
Les derniers kilomètres, je les ai faits un peu en course contre la montre, ou plutôt contre l’orage. Je voyais les traînées de pluie se rapprocher, mais plus j’arrivais vers la mer, plus le vent contraire semblait contenir les nuages chargés de pluie.
Pour finir, je n’ai pas été mouillé… sauf de chaud.
La dernière côte, Igoumenitsa que je n’ai pas vu car je suis parti directement au camping situé au Nord.
Arrivé au camping, rassemblement international de Vespa ! Ça nous avait déjà fait le coup quand on était allés avec Miriam, Jeff et les Duca faire du vélo du côté de Domodossola.
Ça pétouille, ça ratatouille, mais l’ambiance est bon enfant. J’aime tous ces gens un peu dingues, adeptes d’un vieux truc démodé, mais qui l’utilisent pour faire des grands voyages. Il y a des jeunes, des vieux, des scooters à moitié démontés, une entraide visible. Bref, c’est sympa.
J’ai planté vite fait ma tente, en discutant avec un jeune Grec à Vespa, étudiant en pharma, puis je suis allé me tremper ans la Grande Bleue. Plus salée que la Noire. L’endroit est bien cool, situé sur une langue de terre qui ferme la baie d’Igoumenitsa. A l’Ouest, la mer. A l’Est, la baie. Au milieu, un camping bondé de petites tentes avec une Vespa garée à côté, sous les eucalyptus.
Y’a des endroits pires. Tiens, je resterais bien une semaine, juste histoire de narguer mes ex-collègues qui vont bosser la semaine prochaine.
Au fait, c’est quand la pré-rentrée ? (mdr)