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    Au matin, on s'est levéssans faire trop de bruit, car Geral et Desneige dormaient dans la chambre de la caravane, et on s'est fait un petit dej dehors, sous un beau soleil et un ciel sans nuage.

    Dimanche 4 août : Cochrane – Kirkland Lake (ON)


    On a chargé les vélos, nos hôtes étaient debout pour nous saluer, et on a  roulé. Grosse étape, 140 km prévus, un paysge beaucoup plus varié. Pendant quelques kilomètres, on se serait crus dans les Prairies, pâturages, grand ciel... Et puis le relief a lui aussi changé; des petites bosses, des valllons, des lacs partout, des dunes de sables sur lesquelles poussent des pins...

    Dimanche 4 août : Cochrane – Kirkland Lake (ON)


    On est arrivés à Swastika, petit bled situé avan Kirkland Lake qui est une agglomération honorable. Swastika et son camping ne nous ont pas plu, on a décidé d'aller voir en ville comme c'était, on s'est bien sûr arrêtés au Tim, relevé nos courriels, on a vaguement repéré un camping à 25-30 km à l'est, sur la route de Rouyn-Noranda, et on est repartis.
    Et là, c'était magique. Personne que nous sur la route, un éclairage de fin d'après-midi qui rendait  encore plus beaux les lacs et les bois. Plein de petites montées qui nous ont obligé à passer le plateau du milieu, plin de descentes aussi. On a eu l'impression qu'on aurait pu rouler comme ça pendant des heures encore.
    Mais on a apprécié de s'arrêter au fameux camping de Raven Lake, de prendre une bonne douche, de se faire une bonne assiette de pâtes... Leduvet a été apprécié, après la nuit relativement courte et les 175 km de la journée...

    Dimanche 4 août : Cochrane – Kirkland Lake (ON)


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    Pas mal, ce camping de Raven Lake. La patronne a empoché nos 20$, n'a pas posé de question, ni délivré de reçu... La douche était chaude, le coin sympa, pour une fois sans Highway à côté, un beau lac. On a planté nos tentes, on s'est fait une ration de survie (achetée à Canemore) augmentée de deux ou trois rations « normales » de pâtes, un coup de cheddar extra fort, un voisin de camping nous a apporte de la friture d'un poisson qu'il venait de pêcher dans le lac.

     

    Ensuite, je n'ai pas traîné. Là où on se rend compte qu'on est fatigués, c'est quand on voit tout le monde en T-shirt, le soir, et  nous, on s'habille comme des petits vieux (ok, ça va, les commentaires, la perche est tendus...) 
    Je me suis rentré dans la tente, ai rédigé les textes pour samedi et dimanche, et j'ai dormi comme une souche.
    Au matin, grand soleil. Comme l'étape était d'autant plus courte qu'on avait fait du rab' la veille, on ne s'est pas pressés et on a regardé le soleil sécher la rosée sur les tentes, en attendant de les plier.
    On a fait une grosse dizaine de km, et on s'est  retrouvés... au Québec!

    Lundi 5 août : Kirkland Lake – Rouyn-Noranda


    Après avoir traversé en Ontario des villes pourtant francophones à 80%, passé du temps à jaser en français avec des cousins à  Bertrand,  bizarre impression que j'ai eue -pour un Français de france- de rentrer « chez moi », en passant la pancarte du Québec!

    Lundi 5 août : Kirkland Lake – Rouyn-Noranda


    Pour fêter dignement son retour au pays, Bertrand s'est pris une belle gamelle en passant une voie de chemin de fer en biais par rapport à la chaussée. Quelques égratignures, certainement un bel hématome demain sur la cuisse, mais plus de peut que de mal. Par contre, le guidon du Condor jouait librement sur la potence. Verdict: une des deux vis de serrage avait arraché les filets de son trou. On a réparé en la remplaçant par une vis plus longue, que j'avais dans mes pièces de rechange, et par un ligaturage en règle avec la chambre à air que j'utilise pour améliorer ma roulette de chaine défaillante.

    Lundi 5 août : Kirkland Lake – Rouyn-Noranda


    On est arrivés à Rouyn-Noranda, où nous attendait une (petite) escorte de cousins à vélos. L'arrivée du vendée-Globe aux Sables d'Olonnes, c'était de la bibine à côté de la nôtre à la maison de Rita, la mère de Bertrand. Des oncles, des tantes, des cousins, des petits cousins (t'es le fils à qui, toi?), il y avait même la télé qui nous a fait une super interview qu'on a vue aux infos régionales le soir même (http://www.dailymotion.com/embed/video/x12qg1t
    , vers 7'15, a moins que vous n'ayez envie de voir les degats qu'occasionne un choc frontal en voiture avec un orignal).
    Fruits, petits légumes et « trempette », beignes (beignets), vin blanc, rouge, bières, sodas, café.Il y en a eu pour tout le monde, et du monde, il y en a eu!

    Lundi 5 août : Kirkland Lake – Rouyn-Noranda


    L' « évenement » a été pour cette famille l'occasion de se rencontrer, et c'était très sympa. J'ai fait la connaissance de Jonathan, l'aîné de Bert et Ghislaine que je n'avais jamais vu qu'en photo, ainsi que celle de sa très souriante petite femme et de ses deux adorables gamines. Je ne vous raconte pas  l'état du grand-père avec ses petites filles...

    Lundi 5 août : Kirkland Lake – Rouyn-Noranda

    Avec un cousin, on a repare le velo de Bert: un percage plus profond, un taraudage, et une vis plus longue.
    Jonathan a essayé mon vélo, et a pu rouler sans problème après quelques mètres d'apprentissage. J'aime beaucoup son humour caustique et son sens de la répartie...
    Et puis, tout le monde, un par un, est parti, Jonathan et sa petite famille aussi, après le souper, où j'ai découvert les oeufs au sucre, une spécialité de Rita.
    Ah! j'oubliais: Bert a reçu, pendant les festivités, un appel téléphonique, quasiment un injonction à reprendre le boulot lundi 12... Manifestement sa patronne et lui n'ont pas la même comptabilité pour les jours de congés.
    Cette mauvaise nouvelle, et aussi beaucoup de pluie annoncée pour mercredi ont décidé Bert à repartir demain matin, pour la prochaine étape, Val d'or, où réside son frère, chez lequel on restera mercredi si les conditions sont trop mauvaises.


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  • Mardi 6 août : Rouyn-Noranda – Val d'Or (QC)

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    Les oeufs au sucre la veille au soir, les crèpes qui baignent dans le sirop d'érable au petit déjeuner, si on restait ici, on récupèrerait vite fait les kilos qu'on a laissés en chemin...
    On prépare lesvélos, on s'est un peu alourdis du côté des sacoches; j'emmène avec moi un pot de sirop d'érable offert par Rita et Yvan. Il aura d'autant plus de valeur, quand il sera chez moi à Besac, du fait de sa provenance et de son moyen de transport: il aura fait quand même un peu plus de 600 km à vélo!

    Mardi 6 août : Rouyn-Noranda – Val d'Or (QC)

     Aujourd'hui, on ne fait que 110 ou 120 km. La destination est la maison de Sue et de Claude, le frère de Bertrand, qu'on atteindra en début d'après midi, escortés dans les tous derniers km par Sue en voiture;  elle reste derrière nous pour nous signaler sur la route où ils n'y a pas du tout d'accotement. Heureusement il y a peu de trafic et surtout aucun camion.

    Mardi 6 août : Rouyn-Noranda – Val d'Or (QC)

    L'Abitibi est un plateau, avec des villes relativement grosses et proches les unes des autres. La densité de population paraît beaucoup plus importante que dans la région précédemment traversée, le nord est de l'Ontario. Une région minière, avec en particulier l'exploitation du cuivre. Des puits de mines de temps en temps, et une énorme mine à ciel ouvert, à Malartic, juste avant Val d'Or.
    On s'était bien sûr arrêtés au Tim de Val d'Or, et on a eu l'impression d'être dévisagés bizarrement. Au bout d'un moment on s'est rendus compte que plein de gens avaient vu le reportage à la télé, qui de plus est repassé ce matin dans sa version longue. On nous a posé plein de questions sur notre traversée, sur nos vélos...

    Mardi 6 août : Rouyn-Noranda – Val d'Or (QC)


    Arrivés à destination, Sue nous a mis à l'aise, nous a proposé pour dormir la cabane d'amis dans la propriété, à quelques dizaines de mètres de la maison.
    Claude revient du boulot demain en début d'après-midi, d'ici là c'est farniente, et s'il ne fait pas trop froid on ira piquer une tête dans le lac qui est à quelques mètres, en bas de la propriété...


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    Vraiment une journée à ne rien faire; Claude arrivant du boulot vers 15 heures, nous sommes allés faire un tour en ville, distante d'une dizaine de kilomètres, avec la voiture de  Sue. Petites courses, nouvelle coupe de cheveux pour Bert (c'est vrai que ces derniers temps je trouvais sa chevelure négligée), puis visite du quartier historique de Val d'or avec ses belles petites maisons en rondin, exactement comme dans l'imagerie populaire en France on imagine l'habitat de tous les canadiens.

    Mercredi 7 août : Repos à Val d'or

    Mercredi 7 août : Repos à Val d'or


    On est rentrés, on ne s'est pas baignés dans le lac. Il faut dire qu'il ne faisait pas un temps à mettre un chien dehors. Un chat, à la rigueur, et encore, il ne rigolait pas du tout, mais alors pas du tout.

    Mercredi 7 août : Repos à Val d'Or


    On s'est félicités (surtout Bertrand qui a pris la décision) de rouler hier et de faire la journée de repos aujourd'hui.
    Claude est arrivé, grand gaillard jovial et super sympathique. Il a posé mille questions très pertinentes, rien à voir avec les questions habituelles des badauds. Il faut dire qu'il a fait une fois l'aller-retour Abitibi-Vancouver en une semaine, en moto, avec un copain à lui. Il y avait donc pas mal de similitudes entre ce qu'il a connu et ce que nous venons de faire.
    Sue a préparé un bon petit repas du soir: boulettes de caribou sauce Diable et des légumes cuits à l'eau: carottes, patates, celeris, choux... Mmmhhh ! Même Bertrand, qui pourtant n'est pas fort sur les légumes d'habitude, en a repris. Je suis de plus en plus persuadé que suite à nos dépenses énergétiques et à la disparition de nos graisses, nos corps réclament ce dont ils ont besoin, notamment en suscitant des envies: envies de chocolat, ou de boissons lactées, ou de viande, ou de légumes au naturel.

    Mercredi 7 août : Repos à Val d'Or


    Ensuite, on est allés faire un tour de « ponton ». Le ponton est en fait un quatamaran sur deux flotteurs métalliques, là dessus une plate-forme équipée de banquettes très confortables, et entierement capoté (j'utilise exprès ce terme, qui n'a pas du tout la meme signification au Québec et en France), et propulsé par un puissant moteur hors-bord . On a traversé un petit bout du lac, pour arriver sur la rivière Haricanna qui prend sa source là, et qui est navigable jusqu'à la baie James en canot, et au moins jusqu'à Amos, une ville située à une centaine de kilomètres, en ponton.
    En rentrant, on a regardé mes photos sur le grand écran de la télé, et on est allés se coucher, car demain une étape conséquente nous attend...


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    Ahh! Comme j'étais bien dans mon sac de couchage... Je rêvais, je ne sais plus à quoi, mais j'étais dans cet état second, au réveil, où l'on perçoit les bruits extérieurs mais on les intègre dans son univers de rêverie...

    Jeudi 8 août : Val d'Or – Lac Rapide


    Bref, la porte de la cabane s'est ouverte, Claude est rentré pour nous réveiller. On est allés prendre le petit déj, ensuite on a plié nos bagages, chargé les vélos et dit au revoir à Claude et à Sue. Claude a filmé notre départ, et nous a dépassé avec sa voiture, une dizaine de minutes plus tard, en allant à son boulot.


    Quel accueil encore une fois!
    On a pris deux ronds-points (il y en a trois à Val d'or et ce sont peut être bien les seuls au Québec, voire au Canada),et on s'est retrouvés sur la route du Sud, direction Mont-Laurier (300 km).

    Jeudi 8 août : Val d'Or – Lac Rapide


    La route serpente entre un paquet de lacs. Des bonnes petites côtes, courtes mais parfois bien raides, des descentes, des lacs. Enfin, pas de quoi s'ennuyer. Très beaux paysages de forêts d'épinettes, de pins, de tourbières, d'étangs, de rivières et de lacs. Dans cet univers d'eau douce, on ne distingue plus les rivières des lacs: certains petits lacs, coincés entre deux vallons, sont si longs qu'on n'en voit pas le bout et ressemblent à une rivière, et les rivières sont par endroits si larges qu'on peut les confondre avec un lac...

    Jeudi 8 août : Val d'Or – Lac Rapide


    Au bout de 165 km, nous sommes arrivés à destination: Lac rapide, un camping au bord d'un lac, dans lequel j'ai piqué une tête après -luxe suprême- m'être fait un bon petit café, une fois les vélos déchargés. Ensuite, la routine: la tente, la douche, tout à l'heure la popote, une ptite balade à pied pour digérer et discuter un peu, et puis au lit...

    Jeudi 8 août : Val d'Or – Lac Rapide


    Mais là, ce n'est pas tout à fait pareil... Demain est notre avant dernière étape. Demain soir sera la dernière fois qu'on plantera nos deux tentes l'une à côté de l'autre. Nous savons qu'après cette merveilleuse traversée, nous nous retrouverons chacun sur notre continent, et que ce n'est pas demain la veille qu'on se retrouvera... 


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    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier

    Comme à chaque fois qu'on campe à côté d'un lac, le matin tout est humide. Le linge pendu sur le fil n'a bien sûr pas séché,on prend le petit déj et on traîne un peu, en attendant que les tentes sèchent un peu; on les a déplacées pour les mettre au soleil... On discute un peu avec les pêcheurs d'à côté...
    On part vers 8 heures, grand soleil, bonne température, pas de vent, et on roule sans problème jusqu'à Mont Laurier (135 km). Le paysage change radicalement. Fini le plateau, les tourbières à perte de vue, les épinettes. Petit à petit apparaissent le long de la route de très beaux lacs aux eaux noires et immobiles. Les couleurs, dans l'éclairage du matin, sont très belles, l'absence de vent donne à la surface de l'eau de beaux reflets.

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier


    Le relief commence aussi à se manifester; des collines de part et d'autre de la route, et de belles petites côtes à gravir.
    Mont-Laurier (pas plus de mont à Mont Laurier que de chapeau à Medecin Hat): on s'arrête faire un saut chez Tim. Un petit coup de WiFi, on prend quelques nouvelles, et on décide de repartir pour faire une cinquantaine de kilomètres sur la piste cyclable; on n'est pas trop en retard, on peut se le permettre, et ça évitera le lendemain de faire 200 bornes sur la piste...

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier


    Le revêtement, asphalté (comme on dit par ici) n'est pas toujours très bon, il faut faire attention aux bosses et ralentir lorsque l'on voit des ondulations dues au traverses qui n'ont pas été retirées avant que la piste soit goudronnée. Mais le paysage est superbe, le tracé est celui d'un train, avec des pentes très douces, de hauts talus et des passages en suivant les lignes de niveau. Comme le joint torique de a roulette de ma chaine est mort depuis le Saskachewan, le Métabike fait un bruit metallique; on pourrait se croire dans un train...

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier

    Vendredi 9 août : Lac Rapide – Mont Laurier


    Arrivés à Nominingue, on a trouvé un camping vraiment sympa tout au bord de la piste. Pas cher, calme, propre, avec une piece commune et une « cuisinette » dans laquelle on s'est fait à manger, et on a dégusté notre chili-riz dans des vraies assiettes, et en buvant nos breuvages dans des vrais verres en verre.
    Petite note pour les Français:
    Breuvage= terme générique (boisson)
    Boisson= breuvage alcoolisé (vin, bière, alcool)
    Liqueur= soda
    En l'occurence, Bert était à l'eau, et moi je m'étais pris une Budweiser chez le dépanneur...
    Petite marche dans Nominingue, très joli village avec des maisons traditionnelles (je prendrai des photos demain), et au lit !


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    En pleine nuit, j'entends Bertrand qui ouvre sa tente, et peu après, me demande si je dors.
    « Si tu te lèves, y'a un chevreuil sur le chemin ». Le temps que je sorte l'appareil photo, tu penses bien que le chevreuil avait filé. Bertrand l'a vu entre nos tentes, il était venu flairer un restant de lait qu'on avait bu en arrivant...
    Au matin, malgré une averse nocturne, les tentes étaient bien sèches: ça tombe bien, on ne va pas les déballer de si tôt...

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier


    Un petit tour dans Nominingue pour quelques photos, et on part sur la piste cyclable, en terre battue à partir de Labelle, une quarantaine de kilomètres plus loin. Moins de bosses, mais des passages sabloneux dans lesquels il faut faire attention. Toujours des paysages très sympathiques.

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier


    A une quinzaine de kilomètres de Mont Tremblant, on a dépanné deux randonneuses abandonnées par leurs maris: chaîne cassée. On a sorti le dérive chaine, et on a réparé. Au moins, on ne l'aura pas traîné pour rien. Une des randonneuse, pleine d'humour, nous a fait remarqué qu'on avait eu de la chance, finalement, de tomber sur elles... elles ont absolument tenu à nous donner 20$, qu'on s'est empressés de dépenser à Mont Tremblant dans un sandwich et des liqueurs (voir le § sur les breuvages à la journée d'hier)

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier


    Bernard, vieux copain de Bertrand, est venu à notre rencontre, et nous a accompagné de Sainte Agathe à Saint Jérôme. Bernard connaît Buis les Baronnies, et a même apporté une canette de sirop d'érable à Serge!

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier


    Les paysages sont vraiment très beaux, on passe dans les Laurentides par cette ancienne voie de chemin de fer qui serpente, à la recherche des lignes de niveau. Quelle ingéniosité avaient les géomètres de l'ancien temps pour tracer dans ces collines un parcours permettant de faire circuler un train tiré par une poussive loco à vapeur! Mais quel plaisir de rouler à vélo, à l'écart de la route, dont on entend par moment le grondement incessant, et de traverser tous les villages avec leur belle petite gare en bois...

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier


    On s'arrête à Saint Jérôme, où Manon attend son chum Bernard, on se quitte, et on continue, Bertrand et moi, jusque chez Ghislaine, à saint Janvier, où nous passons la nuit.

    Samedi 10 août : Nominingue – Saint Janvier

    Bertrand, dans le dernier kilomètre

    Bon repas bien consistant, une salade rafraichissante, tout ce qu'il nous fallait, mais après ces 150 km de piste cyclable où, finalement, ça roule moins bien que sur une route et où il fallait rester concentré, on est un peu groggy, et on est contents d'aller se coucher...


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    Une matinée où l'on n'a pas à se presser, ça fait du bien...
    Les tranches de pain grillé, le beurre, la confiture, et même le café, allez! (on finit par s'y habituer)...
    Une matinée bien tranquille, on discute avec Ghislaine, de choses et d'autres. Avant de piquer une tête dans la piscine de Ghislqine, je remets en état son Lynxx qui a fait une chute du côté droit et dont la patte de dérailleur est un peu tordue.
    Du coup, Ghislaine décide d'aller faire un tour toute seule, l'après midi, pendant que je finirai ma traversée Vancouver-Montréal (Bertrand ayant commencé à Saint Janvier, son périple s'était achevé la veille en arrivant).

    Dimanche 11 août : Saint Janvier – Montréal


    On emprunte la piste cyclable qui va jusque dans Montréal, mais on l'abandonne un moment pour nous épargner quelques kilomètres.

    Dimanche 11 août : Saint Janvier – Montréal

    Dimanche 11 août : Saint Janvier – Montréal

    Dimanche 11 août : Saint Janvier – Montréal

    Dimanche 11 août : Saint Janvier – Montréal


    Arrivée à Montréal chez Bertrand, où Mickaël nous attend avant d'aller bosser, restau indien avec Bert, et puis déjà je commence à m'organiser pour le retour: vidage des sacoches, et remplissage de celle qui fera office de sac de soute...
    Ma mission demain: changer mon billet et trouver un carton pour emballer mon vélo...


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    Vancouver-Montreal en vélo couché par oliviercresson

    Nouveau: Video de Conrad "Hey Rémi" le 3 août


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     Conclusion (un peu tardive)

    Bertrand, de son côté, avait mûrement préparé son projet. Achat d'un Condor, excellent vélo de grande randonnée, porte bagage, sacoches. Il avait fait une demande de congé de 6 mois: 60 mois de travail à temps plein payé 90%, ça fait 6 mois de congés payés. Il avait donc prévu depuis cinq ans de faire cette traversée d'ouest en est, pour profiter des vents dominants, partant de Montréal en direction de Saint-John de Terre-Neuve, et après un vol Saint-John Vancouver, et d'achever son périple par la traversée Vancouver Montréal.

    La première partie, (en rouge sur la carte) traversant « les Maritimes », la Gaspésie, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse, et Terre-Neuve, représente plus de 2000 kilomètres. La seconde, à laquelle je me suis jointe, (en bleu) est longue d'un peu plus de 5000 kilomètres, compte tenu du petit détour que nous avons fait pour passer par la Route des Glaciers, dans les Rocheuses.

    Après avoir abandonné l'idée d'acheter un trike à Vancouver, j'ai choisi un Métabike en France chez mon ami Serge, et je l'ai préparé pour le voyage. Ainsi je suis arrivé à Vancouver avec mon matériel complet et opérationnel. Sacoches Ortlieb pour vélo couché, avertisseur à air comprimé Airzound, éclairage devant et derrière, compteur kilométrique, drapeaux canadien et français, accrochés à une tige flexible assez haute pour être bien vus sur la route.

    A plusieurs reprises je me suis félicité d'avoir opté pour un deux-roues, plus rapide et moins large qu'un trois-roues, notamment dans les Prairies où nous avons roulé très vite, et dans l'Ontario où les accotements de la transcanadienne, quand il y en a, sont étroits. 

    Le matériel emmené a été pesé, de manière à ne prendre que l'indispensable. Paul-Émile Victor, à la fin de chaque  expédition, faisait trois tas des affaires qu'il avait emportées: l'indispensable, le superflu, et l'inutile. La fois suivante, il  ne prenait que ce qui avait été indispensable la fois d'avant, mais une nouvelle répartition, au retour, donnait toujours le même pourcentage d'affaires indispensables, d'affaires superflues, et d'affaires inutiles. La notion d’indispensable est vraiment donc très subjective. Le duvet l'est, la tente pas forcément, a priori.

    A priori seulement, car certains bivouacs n'auraient pas été possibles, notamment dans le nord-est de l'Ontario, sans la moustiquaire d'une tente de bonne qualité.

    Dans le matériel emporté, le capteur solaire, le filtre à eau, les chargeurs de piles, un des trois tshirts en coton ont été inutiles. Ils représentent un peu plus d'un kilo et demi de charge.

    J'ai regretté de ne pas avoir pris de gants chauds et de chaussettes « Wind-stopper », et nous avons fait l'achat d'une cafetière, élément de confort indéniable, mais important pour le moral des troupes.

    Ma tente est finalement assez pesante (2,8 kg), j'aurais pu m'en procurer plus légère, et réduire ma charge d'un kilogramme. Une bonne tente est chère, mais lorsque l'on calcule le coût par nuit, cela devient ridicule pour peu qu'on l'utilise souvent. Ma tente actuelle a connu la première traversée avec Pierre, un ou deux tours de cyclo-camping en France, quelques dépannages (elle est souvent dans le coffre de ma voiture), et cette traversée à vélo. Au total, plus de 200 nuits...

    Je remplacerais aussi, si c'était à refaire, mes gourdes rigides en aluminium par des réserves souples qui ne prennent pas de place dans les sacoches une fois vides, mais dans l'ensemble je suis assez satisfait des choix que j'ai faits.

    On peut réduire le poids des vêtements en n'utilisant pour rouler que des tissus « techniques », lavables au savon et qui sèchent facilement. Tous les soirs après l'étape, une petite lessive à la main, et c'est l'assurance, avec deux tenues complètes, de partir le matin avec des vêtements propres et secs, condition indispensable pour éviter les petits désagréments cutanés dus au frottement, à la transpiration et à la macération.

    Pour le linge du soir, deux T-shirts coton, une polaire et un pantalon long suffisent. Les campings au Canada sont pour la plupart équipés de machines à laver et de sèche-linge, ce qui permet de faire une lessive express du coton lorsque c'est nécessaire.

    Bertrand m'avait envoyé un livre sur une transcanadienne en 50 jours, réalisée par un groupe avec des vélos droits et une voiture d'assistance qui transporte le matériel, tentes, etc.

    Le vélo couché étant nettement plus performant et confortable que le vélo droit, je me suis référé aux étapes décrites dans ce livre pour préparer notre itinéraire, avec cependant un passage obligé par Jasper et Banff, pour ne pas manquer la route des Glaciers, réputée pour être « une des dix plus belles routes au Monde ».

    Pour le découpage en étapes, j'ai utilisé les moteurs de recherches d'Internet pour localiser les campings, et l'excellent site « Openrunner » qui m'a permis d'obtenir les profils en long de chaque étape. Les point de chutes prévus tenaient donc compte des possibilités d'hébergement, de la longueur et de la difficulté de chaque étape. Il s'avère que nous avons respecté pratiquement à la lettre ce qui avait été prévu.

    J’avais imaginé que nous aurions besoin de repos, à raison d'une journée par semaine, mais il s'est avéré que nous n'avons jamais eu envie de nous arrêter, excepté pour une visite ou à cause du mauvais temps. Au total, pour 38 jours de vélo, quatre jours de repos, deux pour des visites et deux pour éviter une pluie abondante avec un vent de face...

     


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