• Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Chapeau les Pingouins !!! Déjà hier ils avaient été impressionnants avec cette longue étape un peu montagneuse vers la fin, j’avais dit que je le mentionnerai dans le blog et j’ai oublié.

    Mais aujourd’hui, je crois qu’on a fait pire. Question qualité de routes, on a tout eu !

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Tout commence par une route idyllique dans le massif de grès rouge, en descente sur 30 km avec un revêtement lisse.

    Un pépin au départ : Bernard n’a plus guère de freins… Je savais qu’on serait encrissé en tabarnak avec ses hosties de câlisse de Magura qu’il a mis à la place des V-Brakes d’origine…

    Diagnostique sur le bord de la route : une vis de serrage d’un cylindre foirée et donc le piston fait reculer le cylindre au lieu de faire avancer le patin. Plus un truc pas clair qui fait que le rattrapage d’usure des patins est inopérant…

    ça freine quand même mais pas très fort… Bernard pense que ça tiendra jusqu’à Varna…

    On essaiera de réparer, sinon on rachètera le kit V-brake. Je m’en veux de ne pas avoir osé suggérer à Bernard de prendre au moins un des deux freins d’origine comme pièces de rechange. Pour deux vélos identiques (celui de Bernard et celui de Bertrand), ce n’aurait pas été du luxe…

    Mais bon. Ça sert à rien de dire, ni de compter les œufs dans le cul de la poule, comme disait mon grand-père qui était un poète. Faut faire avec ce qu’on a, et être plus rusé que Mac Gyver (et que Magura, précise Bernard).

     

    On coupe l’horrible route à camions Vidin-Sofia (n°1) qu’on avait empruntée hier, et quelques kilomètres après, on voit une pancarte de travaux (en cyrillique, mais notre interprète Bernard nous traduit pratiquement instantanément).

    Les villages qu'on traverse sont vraiment pauvres, mais en plus, négligés. On ne distingue pas trop les ruines des habitations...

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    On continue, et une vingtaine de kilomètres plus loin, ça se dégrade franchement et pour finir plus beaucoup de goudron sur 400 mètres.

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Les voitures et les camions font de la poussière, mais ce qui nous inquiète c’est que plus loins, on les voit encore lever de la poussière. On arrête une voiture qui vient de la zone sinistrée, et par signes (car Bernard est plus loin) on fait comprendre au conducteur que les cailloux, c’est pas cool pour les vélos, ensuite de quoi on lui montre la route qu’in vient de prendre avec une ait interrogateur. Il nous répond « malko, malko ».

    Quand Bernard revient, il nous conforte dans ce qu’on avait cru comprendre : malko, ça veut dire « petit, un peu, pas beaucoup ».Ensuite des bribes de goudron, un côté de la route en cailloux (bien sûr on roule du côté goudron ou assimilé).

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    La ville de Lom, au bout de cette route rapiécée, est particulièrement hideuse. De plus, elle nous a fait faire un détour de 4-5 kilomètres. On trouve notre direction, la route n°11 qui est pavée au niveau de la ville, et qui bifurque pour monter mais revêtue de goudron. « Je préfère un 10 % goudronné que du plat pavé » me dis-je en ma Ford intérieur.

     

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Erreur !!! Au bout de 200 mètres, la route redevient goudronnée, tout en restant à 10 %, et ceci pendant 3 bons kilomètres. L’enfer du Nord, la Tranchée d’Arembert, c’est du pipi de chat !

     

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Mais on finit par grimper… Du haut de la côte, Lom n'est plus si moche. Belle de loin, mais loin d'être belle !

     

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Derrière, une belle descente, de beaux paysages, des champs de tournesol, des points de vue sur le Danube.

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    On s’est arrêté dans un village, où -miracle- on a trouvé une quincaillerie avec un homme charmant qui nous a laissés fouiller dans ses casier pour trouver 5  boulons de rechange dont il nous a fait cadeau royalement, et une épicerie dans laquelle, par méprise on a pris une espèce de mixture imbuvable à la place de notre lait chocolaté. Gouchanska, ça s’appelle, il ya du blé, du mais, de l’aspartame et des trucs pas orthodoxes, ici seul Dieu sait quoi…

    Bertrand et moi, on a trouvé ça vraiment dégueu : une espèce de soupe aux céréales sucrée et glutamatée à souhait. Bernard, lui a trouvé ça très bon et s’en est envoyé un demi-litre cul sec !

    Le plus incroyable est qu’il n’a même pas vomi dans la côte d’après...

     

    Encore une autre côte du même genre qu'on voit se profiler à l'horizon, mais sans pavés cette fois-ci, de beaux paysages, encore des champs de tournesol et des points de vue sur le Danube.

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Dimanche 5 août Belogradtchik-Kozlodouy

    Si les villages traversés ce matin étaient moches (pas de fleurs, des maisons en ruine, d’une tristesse à se pendre), ceux de l’après midi sont beaucoup plus souriants. Pas forcément plus de moyens, mais davantage d’amour-propre nous semble-t-il.

     

    Arrivée à Kozlodouy, où l’on trouve pas mal de chose, il y a même un Lidl chétif qui nous fait l’effet d’un complexe commercial ultramoderne, après toutes les épiceries bulgares dans lesquelles j’ai l’impression qu’il n’y en a pas plus que y’ a cinquante ans…

    On était passé devant une pension, on y revient, on négocie avec une mémé peut être un peu effrayée par nos aspects de rom -et certainement par notre odeur- mais qui finit par nous loger à trois dans un studio (90 leva, soit 45 euros)

     


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