• Dimanche 26 août à Igoumenitsa.

    Le camping était bondé. A côté de la tente un couple avec un gamin de 1 ans qui n’arrêtait pas de brailler. Jamais entendu les parents lui dire de se taire… Un peu comme les Bulgares avec les chiens… on laisse gueuler. 6 heures du matin, en camping, pas grave…

     

    Le père était venu au rassemblement grec de Vespa. On l’a vu trimballer son gamin sur la Vespa, de la tente au bar du camping et vice versa. Ce matin, j’étais tranquille en train de checker ma route en Italie, au bar donc, je le vois arriver avec son gamin dans les bras. Seulement il a du rater un truc au moment de mettre la Vespa sur la béquille, j’ai entendu un gros bruit, et tout était par terre, La Vespa, le gamin et le père. Heureusement le gamin est tombé à côté et non sous la Vespa.

    Après ça, le père faisait moins le malin. Scénario classique, la mère est arrivée, engueulade, etc.

    Ils ont plié la tente avec tous les autres participants. C’est bien, car je m’apprêtais à déplacer la mienne pour ne plus entendre le gamin..

     

    Bizarre d’ailleurs les participants à ce rassemblement. C’est en les voyant plier bagages ce matin que j’ai vu qu’il n’y en avait que très peu, des « vrais », qui sont venus en Vespa. Beaucoup de remorques derrière des voitures. Je ne vois pas l’intérêt, mais passons…

     

    Le tracé donné par Bikemap, il faut quand même s’en méfier. C’est lui qui m’a envoyé dans la Pampa entre Paril et Goleshovo. Il fait tout ce qu’il peut pour ne pas t’envoyer sur les routes où tu risques de trouver des voitures, ça fait donc des itinéraires façon « pistes cyclables germano-autrichiennes » : 3 kilomètres pour en faire deux, en vérifiant ta route tous les 500 mètres pour voir si tu es bien sur le bon chemin (et quand je dis chemin, c’est souvent chemin et pas route).

     

    J’ai donc fait un tracé avec Bikemap, rectifié ensuite avec GoogleMaps. De toute façon, sur mon téléphone, que je regarde sur le terrain, c’est GoogleMaps. Je verrai bien…

    Apparemment en Italie il y a les SS (Strada Statale), trafic international, à éviter, les SR (Strada Regionale), à voir selon l’endroit, et les SP (Strada Provinciale) qui devraient être cool.

     

    Tout plat jusque dans la région de Turin. J’ai contacté un warmshower un peu avant Crémone, mais c’est encore un qui ne laisse pas son téléphone, et qui, apparemment n’a pas configuré son profil de manière à être averti en cas de message. Sinon, pas de camping sur la route.

     

    A trois, s’arrêter dans un guest house, ça s’envisage, les frais sont partagés. Tout seul, c’est inenvisageable. L’Italie c’est super dense, au niveau population, on verra s’il y a moyen de faire un bivouac sauvage ou pas.

     

    En fait c’est ça qui me gonfle le plus dans ces voyages : trouver un point de chute pour la nuit. En montagne, il n’y a jamais de problème, on trouve de l’eau, des coins tranquilles, on peu s’arrêter peinard avec le plus grand confort.

     

    En plaine, surtout quand c’est peuplé, c’est souvent difficile de trouver un coin tranquille, et question eau, il faut faire avec le minimum… Pas cool.

     

    Il y aurait un camping pas loin de Vérone. 130 bornes de plat, ça devrait faire après le bateau…

    Ensuite, en cherchant bien, je devrais en trouver en route. J’en ai repéré plusieurs…

     

    Aujourd’hui je suis allé faire un tour à Igoumenitsa, distante d’une demi-douzaine de kilomètres. J’ai même trouvé le moyen de crever de la roue AR ! Bien sûr je n’avais pas pris de rustine. Heureusement pour moi (j’ai toujours de la chance dans on malheur), le gars de la station service juste en face en avait. Dans le Schwalbe Marathon Plus Tour tout neuf (il n’a que deux mois, quand même!) une lame de caillasse, très fine t très tranchante, a découpé proprement la gomme, la couche bleue réputée intraversable, pour me faire un trou dans la chambre ! J’espère que je ne vais rien ramasser dans cette fissure par la suite.

     

    De la chance dans mon malheur, parce que cette crevaison elle arrive au moment où je ne glande rien, que le vélo n’est pas chargé, et que je ne suis pas à la bourre le soir pour rejoindre un camping (ou que je n’aie pas à embarquer dans un ferry comme demain).

     

    Après ça, je me suis is à la recherche d’un épicerie. Pas évident un dimanche, mais je suis tombé sur une tenue par un type qui parlait assez mal l’anglais mais très bien l’allemand. Il m’a expliqué que beaucoup de produits qu’il vendait provenaient de producteurs locaux.

     

    A ce moment là arrive un type avec une camionnette qui lui donne des plateaux d’oeufs…

     

    J’ai pris du fromage de chèvre, des olives, et des biscuits Papadopoulos (un must!). Ça et une boite de sardine, mon restant de pain, ça devrait faire pour la journée de demain...

     

    Au moment de repartir, averse… Le type de l’épicerie me fait signe de rentrer, il sort d’un congèle le Raki, deux gobelets, et nous voilà partis à discuter.

     

    Politique. Forcément, les Grecs parlent tous de politique, car ils l’ont un peu sévère… Lui était flic, il s’est barré dès le début de la crise, car il a pressenti que les fonctionnaires seraient les premiers à morfler.. Et il a bien fait, me dit-il, car ses collègues actuellement gagnent moins que lui en retraite.

    Mais avec son épicerie, ça va, dit-il…

     

    Les grecs semblent désabusés, mais tous ceux que j’ai rencontré pensent qu’Alexis Tsipras a fait du bon boulot, même s’ils ont le sentiment qu’il n’a pas les mains libres. Ici plus qu’ailleurs on est gouverné par a Finance…

     

    Je suis allé aussi pour faire le chech-in. Pas l’heure. Soit ce soir après 21heures, soit demain matin avant 7h30.

     

    Je vais y aller ce soir. Ça m’évitera entre autres de faire la queue à un guichet en laissant le vélo et tout son bordel dehors. La gare maritime, c’est un peu la Cour des Miracles. Des gens affalés par terre un peu partout, qu’on ne sait pas si c’est chronique ou s’ils attendent seulement un bateau…

     

    L’air est conditionné, c’est sûr que c’est plus cool de rester là quand il fait 35 ou 40 dehors…

     

    Dimanche 26 août à  Igoumenitsa.

    Pas pris de photo jusqu’à maintenant. Juste la pleine lune, cette nuit, au dessus de l’île de Corfou...


  • Commentaires

    1
    Dimanche 26 Août à 18:31

    face aux circonvolutions de bikemap, faut essayer brouter.de mon gars :)

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter