Cyclocamping
17 Août 2022
L'hôtel de Mimi était certainement une maison de maître du début du siècle dernier, et en avait tout le charme : boiseries, planchers qui craquent, doubles portes, canapé sur le palier.
Chambre toute simple mais confortable
Bon petit déjeuner avec du salé et du sucré et un café qui ne nous a pas trop énervés, même après deux tasses.
Pour sortir de Korçë, on a commencé par prendre une piste cyclable en ville pour faire bien, 60 cm entre un trottoir et des genres de plots d'une cinquantaine de cm de long et de 5 cm de haut, espacés d'un petit mètre.
Si je vous raconte tout ça, c'est parce qu'à un moment, devant un hôtel il y avait des panneaux en plastique pour réserver une place de stationnement et que bien sûr ils étaient sur la piste cyclable, et qu'en essayant d'en éviter un je me suis pris un plot, et j'ai couché le Méta.
Heureusement je n'allais pas vite, et je ne suis pas tombé.
Mais ensuite j'ai préféré rouler sur la route avec les voitures.
Cela n'a pas été sans mal, car à l'heure où nous sommes partis ils y avait beaucoup de circulation, et même des embouteillages.
On est sorti de la ville par une longue ligne droite, toute plate, sur un bord de la large plaine qui s'étend vers le nord.
À gauche des collines, hautes d'une centaine de mètre, de l'autre côté de la plaine, une longue chaîne montagneuse.
Tout au bout, après 25 km, deux bosses, puis la descente sur le lac d'Ohrid.
En Albanie, on dit "lac de Pogradec".
Un peu comme chez nous : ne dites jamais "lac de Genève" à un thononais...
Un dernier raccourci, une dernière route albanaise transversale et on arrive au bord du lac.
Ambiance cool, chaises longues parasol sur les plages, mais pas la foule.
On liquide nos derniers 265 les (2.50€) en achetant des tomates et des fruits à un vendeur sur la route, juste avant la frontiere, et comme ça fait plus que ce qu'il nous a vendu, il nous donne encore trois prunes.
Les gens ici sont comme ça, pas intéressés, nature, sympa.
Encore une frontière à vélo pour Mimi.
Là route ne suit pas le bord du lac, mais passe par un petit col 200 m plus haut. Pas bien méchant, à part le premier km à 10% qui pique un peu.
Ça a au moins le mérite de nous offrir des points de vue du lac en hauteur.
Entrée dans Orhid par une magnifique promenade avec piste cyclable.
Arrêt berek à Orhid, et on repart direction Struga.
Cette fois ci c'est tout plat.
Chemin faisant on tombe sur un camping très bien placé au bord du lac, dont les commentaires sur Google étaient du genre "à fuir absolument".
Après une brève visite du bloc sanitaire, pas pire qu'à AHELOY, on décide de s'arrêter.
10€ pour les deux, ça vaut le coup de garder les Croc's aux pieds quand on prend la douche.
Et puis ça donne une idée de ce qu'était le camping sous Tito pour les gens du Bloc de l'est.
Il y a un bar qui ferme à 18h, et un restaurant dont on n'a jamais du s'il ouvrait ou pas, et comme on s'est pointé à 18h, on a pris nos vélos pour aller au bled d'à côté pour boire un Schweppes et 2 bières (ils n'ont que des petites)