Cyclocamping
13 Août 2019
Vers 10 heures, je me suis pointé chez Ice. Visiblement, Chris n’avait pas trop cru en mon histoire et n’avait pas trop prévenu les autres, et en premier son associé Niel…
Chris me fait visiter l’entreprise, et ensuite on se réunit avec les principaux responsables. Ice Trike, ça représente une quinzaine d’employés, plus de 1000 trikes par ans, tous faits sur commande avec toutes les options possibles. Pratiquement chaque trike qui sort de la manufacture est unique.
Une organisation au top, avec une assistance logicielle impressionnante : gestion des stocks, des ressources humaines, des commandes, des ordres de production, etc.
Au centre de l’atelier, Mat (qui courait en trike à Nandax et qui a fini second derrière Olive), veille sur tout ce qui entre, ce qui sort, ce qui se produit, sur les défauts signalés, et surtout organise la production.
Leur système est assez simple : deux employés seulement font l’assemblage final du trike, mais tous les sous assemblages sont préparés au préalable, ce qui réduit considérablement leur temps d’intervention sur un trike ; En amont, ça prépare dur, sièges, partie arrière du cadre, système de direction, etc.
En aval, ça emballe sec, les camionnettes de livraison défilent, entre l’arrivage des pièces et le départ des trikes dans les cartons.
- When do you want to start working ?
- Ben… Maintenant ! Comment qu’on dit, déjà?)
Et c’est parti ! Au début, je n’avais pas bien compris le principe, mais après deux ou trois séries d’assemblages, j’ai pigé.
Mat te donne une feuille, l’ordre de production d’un assemblage, repéré par sa référence et son lieu de stockage, et sur laquelle il y a la nomenclature de tous les composants, avec leur référence et leur lieu de stockage.
Il suffit donc d’aller voir à quoi ressemble le produit fini, d’en prendre un comme modèle, de se constituer un tas de composants nécessaires, de faire les assemblages et de tout replacer dans le bac de l’assemblage final (là ou on est allé chercher le modèle).
Ça c’est valable pour les trucs simples. Après, il y a un apprentissage du savoir-faire pour réaliser un truc plus compliqué comme l’assemblage d’un siège ou la réalisation de garde-boues. A chaque fois, quelqu’un me montre et m’explique. Pas le droit à l’erreur, il faut comprendre, et bien comprendre. Quand le gars qui te montre est gallois et te parle dans une langue vraiment étrangère (en fait au bout d’un moment tu t’aperçois que c’est quand même de l’anglais), là, tu prends peur…
Finalement, tout le monde est autonome, les tâches sont répétitives mais variées, Mat veille à ne pas donner de séries trop longues…