Cyclocamping
1 Septembre 2020
On était bien, dans notre petit camping, mais on commençait à avoir des fourmis dans les mollets. Et puis on voulait voir les Orgues de l'Ile sur Têt. Alors on a repris nos grosses sacoches, et comme des escargots (à cause de la maison qu'ils portent sur leur dos et absolument pas à cause de la lenteur), nous avons repris la route en passant par le lac de Caramany qu'on avait repéré sur la carte, et qui est au sud, à l'opposé des balades qu'on a faites dans le coin.



On passe le lac, on remonte de l'autre côté. Caramany est un gros village très accueillant, avec des places l'ombre un peu partout et des gens dehors qui n'ont pas l'air des plus malheureux.
Un peu plus loin, à Bélesta, c'est la fête du village. Etonnant pour un lundi. Ben, c'est comme ça, la fête du village chaque année c'est le 24 aou et cette année ça tombe un lundi.
On écoute un bon moment une fanfare 'un très bon niveau, et on dégringole vers la vallée de la Têt.


Les orgues, on les voit super bien depuis la route qui descend de Bélesta. Du coup on se dit que ça ne vaut pas le coup de perdre une heure ou deux à faire les toutous dans le site (d'autant plus que j'y suis déjà allé et que je sais que ça vaut moyennement le coup). Alors on continue, et on se retrouve sur le lieu du camping prévu avant 14 h !
Ici, ça sent nettement l'Espagne, au moins par l'architecture des maisons anciennes.

Alors on entame l'étape du lendemain. On improvisera suivant les campings disponibles.
On passe le col de la Bataille (Mimi me demande à cette occasion combien y-a t'il de cols de la Bataille en France, et comme je n'en sais rien, je lui répond que le Français est d'un naturel bagarreur...
On repasse par Estagel, puis on arrive à Tautavel suffisamment tôt pour s'installer au camping, piquer une tête dans la piscine et aller boire un pot en ville, une ville toute mignonne, toute proprette, presque un peu trop d'ailleurs, qui fait un peu maquette en vraie grandeur.
Le camping est très, très bien tenu par un couple dont la dame nous a réceptionnés, un peu genre maîtresse d'école (forcément ça énerve un peu), très fière que tout soit impeccable question propreté. On ne lui a rien dit, mais la propreté ça ne doit pas être non plus maladif. par contre ce n'était pas donné, et il n'y avait rien de prévu pour nous autres cycliste (tables, chaises, ou alors, dans un endroit si propre qu'on aurait hésité à nous y asseoir.

À gauche sur la photo, une reconstitution presque parfaite de l'Homme de Tautavel


