Cyclocamping
16 Août 2018
Belle étaoe aujourd’hui. Ça commence par uune bonne vingtaine de kilomètres de plat descendant, autant dire que c’est vite réglé, surtout que la route qui est en cours de réfection est lisse comme du billard.
Au loin la chaîne des Balkans. Les Balkans, c’est un peu comme les Pyrénées, en plus petit et en moins haut. Orientés Est-Ouest, une chaîne et des vallées qui s’enfoncent Nord-Sud.
Nous, on part du Nord Est, on passe dans la plaine au Nord, en direction de l’Ouest, et au bout d’un moment on oblique vers le Sud, pour passer le fameux col de Trojan demain…
Dans une pâture, un troupeau de buffles. Comme le gros mâle pas sympa me regardait de travers et qu’entre lui et moi y’avait qu’un mauvais fil à peine barbelé, je me suis tiré vite fait avant d’être obligé de faire un kilomètre départ arrêté avec sacoches (Tiens, ça doit pas être mal, comme entraînement…)
Au bout de notre plat descendant, on prend une petite route pour nous tous seuls, ou presque, toujours à plat. Les Balkans sont à notre gauche, et de rapprochent au fil des kilomètres.
Ce qui est caractéristique ici, c’est que toutes les maisons anciennes sont belles, harmonieuses, construites avec des matériaux nobles. On peut décliner la même phrase au présent par la négative.
Il faut bien monter, et une vraie belle côte se présente, souple mais assez longue… Et après une longue descente on arrive à Trojan.
Un peu déçu par la ville, très quelconque. Dans mon imaginaire je la voyais comme Ifrane au Maroc, ou Saint Véran…
Rien de ça, du béton, des immeubles qu’on se demandent s’ils sont habités tellement ils sont moches, et des vendeurs de poterie qui donnent envie de pleurer.
Trojan, merde ! Connue mondialement pour ses poteries traditionnelles. Putain ! Tout fout le camp !!!
Galère ensuite pour trouver une guest house. La première, très chouette, nous plait bien, mais il n’y a personne (tout est ouvert), mais on ne daigne pas nous répondre au téléphone.
La seconde, toujours à Balkanets, est fermée avec une grille. Pas sympa. Le téléphone ne répond pas.
Du coup on téléphone à une autre, située plus bas, et là on nous accepte. On redescend une demi-douzaine de kilomètres, on se perd, Bernard est derrière, Bertrand devant… Finalement on arrive à se retrouver au « Four pines », que personne ne connaît dans le bled, sauf si on le dit en Bulgare « Tchetirite Bora ».
Surprise : une ancienne mehana, dans des bâtiments de 1850, en pur style traditionnel. Les proprio super sympa qui nous emmènent ce soir manger "en ville" avec leur voiture, elle qui a confectionné un gâteeau pour nous et lui qui nous a donné un litre de rakia...
Ce soir on dort dans la maison des 7 nains !!! (On a déjà Prof, Dormeur et Simplet dans notre équipe).