• Super bonne nuit passée dans notre camping sympa. On se lève tard, on traînasse, on fait un peu de couture (Pierre est en train de révolutionner le concept du hamac, le sien devient de plus en plus perfectionné, avec moustiquaire intégrée, bâche couvrante, etc),

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    et on finit par aller s'acheter à bouffer. Moi, je commence à en avoir marre des sandwiches de pain mou avec des machins sucrés dedans. On s'achète chacun un bon steack, des tomates, des herbes de provence, et on va au pied des chutes de la rivière du loup (qu'on visite un petit coup), pour se faire un bon steack avec des tomates à la provençale (et des chips, là, j'ai dû céder). 

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    On part ensuite vers la Gaspésie. Pas facile, quand on ne sait pas trop ce qu'il y a à voir. Heureusement, au Québec, il y a un peu partout des points d'information pour les touristes.On s'arrête donc à celui de Trois-Pistoles, et là, on m'apprend que CE soir, les "Cow-Boys Fringuants" jouent au festival écolo du patelin (3500 habitants).

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    Même le jus de fruit doit se gagner à la force des mollets!

    Les "Cow Boys Fringuants", c'est THE groupe québecois (Pierre est même allé les voir à Lausanne, car il en est fan). Arrêt donc à Trois-Pistoles, bled vraiment sympa au bord du Saint Laurent. Camping municipal à 20$, où on partage le tout dernier emplacement avec Meghan, une canadienne de l'Ontario qui fait du cyclo-camping sur un vélo incroyable. Elle est végétalienne et a inventé le vélo-jardin. Une visite sur son blog vaut son pesant de cacahuettes:

    http://www.upcycleyourself.blogspot.com/

    C'est l'heure du concert.

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    Ambiance incroyable! autant de monde sous le chapiteau que d'habitants à Trois-Pistoles. Tout le public connaît les textes et les mélodies par coeur (par choeur). Les CowBoys font des impros dans tous les styles de musique. Les musiciens sont excellents, la violoniste et le bassiste exceptionnels, le chanteur a une voix, une diction et des textes contestataires qui rappellent un peu Gilles Vigneault, et  les morceaux se suivent sans interruption pendant 2 heures, et au final, un rappel d'une demie-heure. Super soirée.

     


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  • Réveil tranquille au camping. On peut rester jusqu'à 13 heures, et on profite des dernières minutes pour se connecter un petit coup, et puis on s'enva vers l'est...

    Les guides touristiques indiquent le canyon des gorges de l'enfer, à St Narcisse de Rimouski. Avec un nom pareil, on va faire le  détour, et on tombe sur un parc autour d'un parcours qu'utilisaient les draveurs (conducteurs de billes de bois charriées par les rivières) jusqu'àu début des années 1900.

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    La rivière de Rimouski est très belles. Certains de ses affluents sont squattés par les castors....

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    On frémit à l'idée que les gars s'embarquaient là-dedans avec des chaloupes à fond plat....Accueil

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    Une passerelle permet de traverser le canyon là où les bords sont les plus hauts. Pierre se prend pour Travolta...

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    Toujours pas d'orignal. On se contente de ce qu'on trouve en chemin...

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    Ensuite, fidèles à notre technique maintenant très au point: on repère un lac avec un accès, et on va de l'autre côté pour faire un camping sauvage... Une île, au milieu du lac ?

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    Non, finalement, un cap en face, avec une étroite bande d'herbe en haut d'un énorme caillou qui surplombe l'eau...

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    Une petite bière bien méritée...Accueil

    De plus en plus moche... C'est pour faire peur aux ours !

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    Elle est pas belle, la vie ?


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    Pour faire une route, ici, c'est pas compliqué: on trace  tout droit, et ensuite on se débrouille avec les pentes de 10, 15, voir 18% (pour ça qu'y z'ont tous des grosses bagnoles)

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    Il n'y a pas vraiment d'architecture typique au Canada, à part peut-être ces granges que je trouve magnifiques, à la fois dans les formes et dans les proportions.

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    Acap chat, on passe voir l'éolienne de 110 m à axe vertical, au milieu d'un champ d'autres éoliennes, plus classiques, plus petites...

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    On suit la côte qui nous emmène encoreplus à l'est, puis on bifurque au  sud pour aller voir le Parc de Haute Gaspésie, et le lac Matapedia, auquel on accède par une piste. On aimerait bien voir un orignal, nom d'une pipe!

    Le plan, c'est d'alller au bour du lac, d'y camper et de faire un tour en nocturne pour essayerde surprendre des bestiloes....Accueil

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    La forêt est tellement dense que le Parc a du installer des plate-formes pour que les campeurs "sauvages" puissent dresser leur tente (ici, Pierre fait la tente). On retrouve un peu les "Recreation area" de Colombie britannique avec une toilette sèche et des emplacements dans la forêt.

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    La photo n'est pas terrible, mais c'est rien que pour le fun, la rigolade pour la faire avec un déclencheur à 10 secondes....

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    Dîner sur le pontont, vaisselle (ce soir, c'est Pierre qui s'embarque seul), et ensuite....

    Exporation du lac en nocturne...

    Pas un seul bruit, à part celui de nos pagaies qui trempent en cdence dans l'eau lisse. On avance comme des indiens, à l'écoute du moindre bruissement, du moindre craquement de branche.

    On reviendra bredouille, en se faisant un bon fou-rire à cause d'un hibou, perché à perpette sur un arbre de la rive d'en face. Comme on ne retrouvait plus nre pontont, Pierre, de temps à autre, donnait un coup de lampe sur la berge, de notre côté du lac.

    Au bout d'un moment, on s'est aperçu que le hibou se mettait à crier à chaque éclat de lampe...

    (Je ne mets pas de photo, j'en ai pris plusieurs, mais c'est tout noir)


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  • Dougouloum, dougouloum, dougouloum !

    A deux pas de notre campement passe une grosse bestiole, dont le pas pesant résonne dans la forêt. Le temps d'ouvrir la tente, elle est passée! On va voir les traces (je suis persuadé, au bruit, que c'est un orignal)

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    A la taille, c'est plutôt un caribou. C'est tôt le matin, les moustiques, tenus à l'écart pendant la nuit, se vengent... On retourne chacun dans son duvet, Pierre dans son hamac et moi dans ma tente. Je me rendors, mais Pierre l'entendra repasser une heure plus tard dans l'autre sens...

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    Démontage du camp et petit déj sous une légère pluie, petit bain dans le lac, et on rejoint la côte.

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    On prend des stoppeurs qui vont à gaspé (120 km). Du coup on y va direct....

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    Après notre séance de connexion, on part vers le Parc du Forillon, tout au bout de la pointe est. L'entrée du parc, comme d'habitude, est valable jusqu'à minuit, et pas 24 heures. On décide d'aller voir demain, et de trouver un endroit discret pour se faire un camping sauvage.


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    Parc du Forillon. Un endroit féérique, où la nature est vraiment préservée. Trois kilomètres sur le bord de mer sont aménagés (sentiers, campings, sanitaires, etc), et les dix ou douze suivants sont interdits, sauf par mer, et encore, sans débarquer, pour ne pas gêner la faune (phoques, oiseaux de mer).

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    Bien sûr, notre fidèle canoë, qui a trempé dans le Pacifique et dans pas mal de lacs doit avoir son baptême atlantique. Nous embarquons donc quelques victuailles, un rechange, et -une fois n'est pas coutume- nous endossons nos gilets de sauvetage tout neufs au bout d'un moment ( l'eau n'est pas très chaude, 12-14°C à vue de nez, et la mer commence à se former un peu).

    Grosse déception le soir: nous avions décidé de rester au petit camping du bout de la route, en corniche avec vue sur la baie, mais voilà... Il aurait fallu réserver, tout était complet!

    Nous sommes donc retournés dans notre camping sauvage de la veille, et pour nous remonter le moral, on s'est fait à manger très correctement (salade tomates-avocat-champignons, steack-patates sautées -des vraies, qu'on a épluchées, fromage et fruit, le tout arrosé d'une petite bière).

    Demain, on reprend la route, vers l'ouest cette fois-ci.

     


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    Une dizaine de km après être partis de Forillon, nous dépassons une cycliste qui a l'air d'être en rade avec son vélo. Bien sûr, en bon cyclo, je m'arrête, lui bricole une réparation de fortune, et nous voilà partis à discuter. Elle est bretonne, et nous demande si nous avons pris un couple de stoppeurs les jours précédents. Ses voisins de camping lui ont raconté une histoire de deux gars, le père et le fils, qui les ont pris en stop dans une vieille bagnole ui vient de Vancouver avec un canoë orange sur le toit... Là dessus passe à pied le stoppeur qu'on avait pris la veille (il avait une pancarte « Rome » et ça nous avait fait marrer). Du coup on a passé un moment, à quatre, au bord de la route, puis chacun a repris son chemin.

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    Percé, la cote, une chaleur étouffante. Juste un arrêt pour se baigner dans l'Atlantique, et on repart. Les paysages sont chouettes, on prend quelques photos, mais l'endroit est vraiment trop touristique.

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    On va direct à Bonaventure, où la rivière se descend sur plus de quarante kilomètres. On se renseigne, un organisme loue des bateaux, mais fait aussi les navettes, et gère un camping. Pierre est partisan de se faire la navette tous seuls comme des grands, avec les inévitables galères en stop, mais je préfère la solution intégrale navette-camping-sur-place, surtout qu'on choisit de faire le grand parcours, quelque chose comme 34 km. Le départ de la navette est à 8 heures.

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    On se fait deux ou trois morceaux violon-guitare avant de se coucher (Pierre, des fois, se prend pour Mick Jagger), et nos voisins de camping nous remercient pour le concert improvisé.

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    Lever 7 heures. Comme chaque matin depuis quelque temps un corbeau (certainement le même) se perche au sommet de l'arbre le plus proche et nous fait sa sérénade, juste avant l'heure de se lever.

    Petit déj, on charge le bateau dans le « rack du truck », et on part avec un allemand sympa, Tino, qui a loué un kayak. Il est un peu impressionné à l'idée de descendre tout seul, on le rassure, on l'attendra...

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    La rivière n'est pas compliquée, elle ne correspond à aucune rivière française, ou alors, peut être la Loue ou la Durance entre St Clément et Embrun, avec plus de dénivelé, un petit rapide tous les 500m, une eau d'une limpidité incroyable, et des saumons qui sautent de temps en temps devant nous.

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    Que nous sur les 20 premiers km. Pas de route, des paysages sauvages. Ambiance très sympa.

    Les pêcheurs sont des vrais pros: pêche à la mouche. Ce sont eux qui indiquent aux canoë les passes dans les rapides, de manière à ce qu'ils ne soient pas dérangés. A chaque fois, échange de bonjours, de « Vous allez bien ? « . On est bien loin de la guéguerre kayakistes-pêcheurs en France des années 80 (j'ai même vu des batailles rangées, à l'époque...).

     

     

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    A l'arrivée, Tino nous paie une bière au bar du camping. On remet la notre, en attendant les photos qu'une photographe a prises dans le passage le plus critique de la descente, sorte de Rabioux en miniature, dans lequel il faut faire attention aux nageurs : l'endroit est bondé, et comme toutes les rivières canadiennes -excepté dans les Rocheuses- l'eau est à une température qui incite à la baignade.

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    En attendant les photos, on discute un petit coup avec notre voisin du camping, qu'on avait aussi retrouvé sur la rivière. Il habite à Ivry-sur-le lac, c'est le voisin de mon copain Pierre!

    Vraiment, depuis hier, on n'arrête pas de se dire que le monde est petit. Si le Québec est très étendu, le nombre d'habitants est beaucoup plus faible que chez nous ce qui explique peut-être ce genre de situations.

     

     

     

     

     

     


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  • Après une nuit sereine passée en bordure de l'aérodrome de Bonaventure, au bord d'un bois, nous prenons la route vers le Parc de Haute Gaspésie, dans l'espoir de voir un orignal. Nous remontons la très belle rivière Cascapedia

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    On rentre de nouveau dans les montagnes, on s'y sent mieux, finalement, qu'au bord de l'Océan...

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    On arrive dans le Parc. Ici, on ne rigole pas avec la propreté... On va au point d'information, on demande dans quel coin on a des chances de voir des orignaux, on nous indique le Mont Laforce (Daniel, le voisin de Pierre, nous l'avait indiqué aussi), et après quelques kilomètres de piste dans la montagne en voiture, et une petite marche, au détour du sentier....Accueil

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    Gros comme un cheval, et pourtant invisible dans la forêt. des mouvements lents, pas un bruit dans ses déplacements. Vraiment impressionnant.

    Un peu plus loin une sorte de poule faisanne, pas éffarouchée du tout, se laisse photographier à trois mètres.

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    Des plantes qu'ya pas chez nous, pour aller en haut du Mont Laforce, et on redescend pour voir si des fois, on n'en verrait pas d'autres, des orignaux...

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    On observera un bon moment un jeune orignal (gros comme une vache), qui nous regardera, viendra vers nous et traversera tranquillement le chemin à 10 mètres de nous

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    Ensuite, on avait prévu un plan sympa:aller tout au fond du parc et camper dans un camping "précaire" au bout d'un sentier qui contourne un lac. Nous, on aurait aimé traverser le lac en canoë, mais pas possible, disent les gardes. On laisse tomber le plan - en se disant que quand même on n'allait pas les violer, les poissons - et on se taille sur la cote nord, puis vers le Lac matapédia, qu'on connaît déjà, mais pas de ce bout-ci.

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    A Amqui, on tombe en arrêt devant une vieille gare du début du siècle (qui abrite atuellement une savonnerie et un restau), et un wagon Pullman de 1917 encore en état. Visite:

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    Le charme désuet du grand luxe du début du XX°. Boiseries chêne massif, meubles d'époque et des compartiments aménagés comme des camping-car de luxe.

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    Un grand merci à Sabrina qui nous a commenté la visite et gentiment nous a pris en photo sur le balcon arrière (ce wagon Pullmann était toujours accroché à l'arrière du train).

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    Etant donnée l'heure tardive de la fin de la visite, on e prend un petit camping au bled d'à côté (celui de Amqui n'a pas la wifi) et on se fait un petit tournedos aux patates et champignons (c'est drôle, le tournedos, ici, est un des morceaux du boeuf meilleur marché, dans les 15$, soit 13 euros le kg. ça, c'est une bonne trouvaillle !)


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    Journée bagnole: 500 km entre le lac Matapedia et les environs de Montréal.

    La région est assez plat et agricole

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    Rien de vraiment intéressant pendant ette journée, à part une excellente poutine prise dans unn boui-boui au bord de la route

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    On repasse, dans l'autre sens, jusqu'à Rivière-du-Loup, puis on suit la cote sud du Saint Laurent. Traversée à Québec jusqu'à Trois Rivières, et on prend le pont Laviolette pour aller du côté de Sorel.

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    On passe à Pierreville, alors que quelques gouttes commencent à tomber. Ce sera un vrai déluge ensuite...

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    Pas envie, ni l'un ni l'autre, d'aller dans un camping, donc on se fait une séquence « sauvage dans le bois ». La bâche de Pierre, tendue entre trois arbres, offre un abri contre la pluie qui tombe sans arrêt.

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    On se fait à manger, on déguste une excellente Tequila (Hornitos), et pour échapper aux moustiques, particulièrement actifs ce soir, on se taille au lit, Pierre dans sa Volvo et moi dans ma tente (un bon test pour la pluie).


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    Réveil humide. La pluie a quand même fini par cesser au cours de la nuit, mais les moustiques matinaux sont infernaux. Pierre dort dans sa voiture. Je remballe ma tente toute mouillée (pas une goutte à l'intérieur, test concluant), me fais un petit dej et finis par prendre le volant: de toute façon l'endroit n'est vraiment pas vivable, sous les arbres, avec les moustiques.

    On s'arrête quelques plus loin, à une espace de pique-nique comme on en trouve partout.

    Arrivés à Montréal, on commence par se trouver un endroit pour stationner gratuitement la voiture pas trop loin d'une station de métro, et c'est en piétons qu'on se balade « downtown ». Le centre ville est moderne, assez sympa, avec de vrais quartiers et leur ambiance propre, tel « le quartier latin ».

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    La promende à pied met en valeur des contrastes étonnants.

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    Je complète mon attirail de campeur avec l'achat d'un réchaud à essence beaucoup moins cher qu'en France, et nous nous rendons à Mirabel, chez Bertrand qui nous attend...

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    Accueil incroyable, une fois encore. Comme j'ai sur moi mon t-shirt du marathon de Paris, Mickael, le fils (un an de plus que Pierre), veut tout savoir sur l'entraînement spécifique. Bertrand a plein de questions sur le vélo couché et sur la France (en particulier sur la Légion). Ghislaine aussi, pour savoir si ça a beaucoup changé depuis qu'elle y est allée en vacances, il y a une bonne vingtaine d'années. On se sent bien, ça vanne un peu, on rigole. Le « souper » se compose d'une salade aux fraises, de viande grillée au BBQ, de pommes de terres à l'eau, et d'un petit dessert.

    Bertrand avait peur qu'on ne soit végétariens. On le rassure...

     

    On a eu tellement de choses à faire qu'on n'a pas pu jouer à « Blokus », le nouveau jeu auquel, appariement, aucun visiteur n'échappe. Il va de soit qu'on doit rester jusqu'à demain soir, uniquement pour ça !

    Avant de me coucher, je potasse à mort les règles....


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    On se lève tranquille, Pierre va faire un tour sur le net: surprise, il découvre une annonce de vente sur un site de français de Vancouver, de tout son matériel de snow qu'il a laissé en dépôt chez son copain François pour les vacances!

    Inutile de dire la colère, la déception, la rage, etc...

    On décide de déposer une plainte.C'est là qu'on se rend compte des limites des institutions canadiennes: la police de Montréal n'est pas apte à recevoir une plainte déposée pour un délit fait dans une autre province. On nous recommande de voir la Police Montée, seule habilitée à traiter des affaires d'une province à une autre. On n'a qu'un numéro de téléphone, qui aboutit sur un disque.

    Finalement Pierre arrive à contacter un copain à lui, anglophone, qui va déposer une plainte à la police de Vancouver. Dans le même temps, on arrose le site de vente de message mettant en garde les éventuels acheteurs de l'arnaque et de notre volonté de les poursuivre, en cas d'achat, pour recèle. On trouve également des infos sur le vendeur, et on l'avertit qu'une plainte est déposée contre lui... Tout ça nous prend la matinée, et vers 15 heures, comme par hasard, le vendeur prend contact avec Pierre pour lui dire qu'en fait c'était une blague.

    Tout finit pour le mieux (Pierre retrouvera son matos en rentrant à Vancouver, mais le coup de la blague, je n'y crois pas une miette).

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    Rien à voir avec ce qui précède, mais ça m'a détendu de faire cette photo... (Les québecois préparent l'hiver)

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    Le reste de l'après midi se déroulera comme prévu: réglage du vélo de Bertrand et de celui de Ghislaine (réglage de la bôme et raccourcissement de la chaîne). Pour le dérailleur de Bertrand, il suffisait de faire le réglage pendant un essai sur route. Or son vélociste ne sait pas rouler en vélo couché (d'autant que le Condor est un peu spécial), et Bertrand, qui sait rouler, ne savait pas comment faire le réglage.

    Le Condor, malgré sa conception qui commence un peu à dater, est un vélo extraordinaire, qui roule très bien, et qui donne une impression de confort et de facilité, une fois qu'on a réussi à se percher dessus.

    Souper, et profiteroles au chocolat (j'ai proposé de faire le dessert). Pierre profite lâchement de ce ue j'ai laissé traînermon appareil pour nous prendre en douce...

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    Plaisanteries, rigolades, discussions plus sérieuses, on se trouve vraiment bien ensemble, avec Bertrand et Ghislaine.

    Et bien sûr, les parties de Blokus, jeu de stratégie dont les règles sont super simples, mais dont la maîtrise est pas facile. Une sorte de go en beaucoup moins compliqué.

     


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    Aujourd'hui Ghislaine et sa copine Manon font une virée à vélo, en partant des Laurentides.

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    Leur trajet emprunte une ancienne voie ferrée. Mickael, Pierre et moi allons les déposer au départ, une gare recyclée (c'est le cas de le dire) en magasin de vélos.

    Visite ensuite du Parc de Doncaster, où l'ascension d'une colline permet un coup d'oeil sympa sur la station de

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    Saint Sauveur, et dans lequel coule une petite rivière qui ressemble par son débit et à sa couleur au Chalaux, ou à la Vézère. Paysages toujours très vallonnés et verdoyants. Quelques feuillus commencent à se teinter de roux. L'automne doit être magnifique, par ici...

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    Dégustation de bières, ensuite, à la micro-brasserie « don de Dieu » à St Vincent. Retour à Mirabel, piscine, souper, feu de camp. On parle beaucoup de la visite de Bertrand et de Ghislaine en France, en août 2011, pour le rassemblement de vélos couchés de Buis, bien entendu...


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  • A notre réveil, Bertrand est parti depuis longtemps au boulot. Nous ne le verrons pas avant lundi prochain... Nous passons la matinée avec Mickael. Ghislaine part déjeuner en ville avec sa soeur Nous traînons, traînons encore... Nous nous sommes donnés rendez-vous vers 15 heures, avec Pierre Vérot. Les deux frangines reviennent (pas triste, la soeur de Ghislaine), on passe encore un moment à rigoler tous ensemble, et puis on finit par partir.

    On s'arrête deux rues plus loin (on commence à bien connaître saint Janvier) pour manger, chez le "Grand Roux", LA meilleure poutine du coin, d'après Mickael. Effectivement, elle est très bonne.

    On part ensuite vers le nord, et on retrouve Pierre par radio-guidage au téléphone portable.

    C'est drôle de les voir se rencontrer, ces deux-là... Ils n'ont pas que le prénom en commun...

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    Pierre nous installe, Pierre et moi dans un appartement dans une maison en bois (heureusement!) construite par Pierre, le compagnon d'une de ses filles (ça commence à devenir compliqué, avec les Pierre); il nous emmène un peu partout dans Val David, nous présente quelques amis, et puis on va boire un café dans une boulangerie (c'est courant ici, des boulangeries qui font un peu salon de thé). On jase à propos de tout' et de rien, on projette plus ou moins de se voir cet hiver à Morzine pour un coup deski ou de snow. Ce soir il n'est pas disponible, mais demain il nous fait visiter Mont-Tremblant. On passe la soirée au chalet, Pierre et moi. Courrier aux copains, préparatifs: je commence à rassembler, trier, et ranger mes affaires en vue du retour, dans moins d'une semaine maintenant.

    Je crains que ce retour ne soit beaucoup moins difficile physiquement que moralement; même après six petites semaines ici, on se met à penser un peu différemment. Pierre (le mien) a des difficultés à supporter le caractère nombriliste et arrogant de nos concitoyens: tout ce que j'ai pu voir ici de leur comportement lui donne raison...


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    <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } A:link { so-language: zxx } -->

    Pierre vient nous chercher pour nous emmener au Mont-Tremblant, à une vingtaine de km.

    Un massif imposant, pas très haut, que Pierre compare au Pleney à Morzine, assez semblable en dénivelé et en pente.

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    La station est toute moderne, s'intègre bien dans le site. La voiture y est proscrite. Malgré son coté un peu « Disneyworld » il faut bon se promener dans les grandes allées piétonnes.

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    On prend un télécabine, qui nous permet d'accéder en haut du Mont-Tremblant. Vue panoramique sur les Laurentides. Des monts, des bois, des lacs...

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    on prend ensuite une crête qui nous mène au Mont Johansson, où on casse la croûte, puis on redescend par un chemin dans le bois jusqu'au bas de la station. Une balade d'une dizaine de km Pierre trotte comme un lapin, repère les chemins dans lesquels il pourra faire du snow cet hiver, dégotte des chmpignons. Bref, il est vraiment à son aise dans la montagne...

    En redescendant dans la partie nord-ouest du massif, on entend parfois des moteurs de voiture: c'est le circuit automobile privé d'un milliardaire qui occasionne une nuisance dans le massif, malgré les protestations de nombruses peersonnes.

    Vendredi 13, arrivés à la station, nous prenons, Pierre Vérot et moi, un billet de loterie. C'est la première fois de ma vie. 50 millions de dollars à partager en deux. On passe un moment à délirer sur ce qu'on va faire de nos 50 millions.

    Certainement commencer par racheter le circuit de voitures de courses pour ne plus les entendre...

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    Pierre nous montre ensuite un développement touristique au nord du Mont-Tremblant, les pistes de ce côté là (beaucoup plus pentues que du côté sud), et passe ensuite chez son copain Michel qui a des projets immobiliers dans le coin, au bord d'un très beau lac. On discute un peu, et on passe un bon moment ensuite dans son auberge, à déguster un bon petit blanc. Rencontres avec des figures locales, Peter, le moniteur de ski-contremaître avec lequel (mon) Pierre va sympathiser, et bien sûr Michel, un gars vraiment sympa, pragmatique et simple malgré sa situation sociale.

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    Passage de l’outarde en mai qui file vers le nord
    Plus qu’une main de femme fait frissonner mon corps... (Félix Leclerc)

    Ce soir on est invités à souper chez les Charrette (nos voisins du camping de Bonaventure). Son père à elle est breton de Morlaix. Il a émigré il y a une cinquantaine d'années. Sa mère était italienne, et elle nous explique comment elle a passé son enfance entre trois pays. Lui est du coin, il a travaillé dans sa jeunesse comme draveur (un des derniers). Des gens ouverts, vraiment sympathiques. Après avoir regardé les étoiles filantes, on se quitte sur le coup de minuit-une heure, comme des gens appelés à se revoir dans les prochains jours...

     

     


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  • On reste à Val-David. C'est le jour du marché, on passe chez Ernest pour lui  demander s'il n'a besoin de rien  Il nous demande si ça nous dérange de l'emmener. On part donc avec lui au marché. ça lui fait du bien de voir des gens. Tout le monde le connaît ici, lui et son handicap (Parkinson) qui lui rend les déplacements très difficiles et exténuants). La rue principale est bordée de jolies maison de styleun peu victorien.

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    On fait un peu le tour du marché bio; dégustation et achat d'excellent sirop d'érable, Ernest nous invite à manger chez lui, avec Louise qui est à vélo. Comme on n'a pas de place  pour tout le monde, le vélo et le déambulateur dans la voiture, je remonte le vélo de Louise, sur une route qu'on a faite à présent quelques fois...

    Rien à voir, un trajet à vélo avec un trajet en voiture. J'apprécie beaucoup ces quelques kilomètres sur un vieux VTT bien lourd...

    Ernest nous prépare un repas improvisé, mais délicieux, avec un morceau de saumon cuit au four avec une sauce à lui, et un couscous (je crois avoir vu une fiche de recettte avant-hier sur sa table, il s'agit certainement du coucous québecois dont le titre m'avait intrigué)

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    Ernest habite une maison en bois très originale, et dans son jardin il y  a toutes sortes d'oiseaux (Pics, Sitelles )

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    La journée commence par un tour dans la propriété. Pierre entretien une piste pour les raquettes l'hiver, et met son chapeau d'explorateur (c'est assez grand).

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    Nous progressons dans la forêt presque vierge. Soudain un bruit derrière moi. ATTAQUE D'OURS !!!

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    Non! C'est Ella qui nous rejoint avec ses petites pattes...

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    La journée se passe en douceur, entre petits aménagements dans le bateau, préparation du souper, histoires à se raconter.

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    La soirée, passée avec une partie de la famille de Pierre, s'achève en musique. Piano, violon, guitares et harmonica.


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  • On vient de rentrer des Laurentides. Nous avons pris congé de Diane et Pierre, après bien des aurevoir avec beaucoup d'émotion. Nous sommes auparavant passés chez Ernest où nous avons vu Louise, et Pierre a tenu à nus faire connaître un de ses bons amis, Louis, un incroyable menuisier-ébéniste-artiste aux idées géniales. Acueillis une fois de plus comme "les cousins". Sincèrement.

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    Et puis voilà, nous somes repartis chacun de nos côtés, Pierre Vérot vers le Nord, Pierre et moi vers le Sud

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    On arrive avec la Volvo à Mirabel. Les Touchette ne sont pas là, mais ils ont laissé un mot sur la porte, et Pierre a les clés... Juste avant d'entrer dans leur lotissement, on se disait qu'on avait l'impression de rentrer « chez nous ». On ouvre, je rentre mes sacs et on se place dehors, avec nos petits ordinateurs, car la connexion « wifi » est meilleure. Pierre doit contacter ses équipiers avec lesquels il va rentrer à Vancouver. Un musicien, et une fille de Toronto qui veut emmener un vélo à Calgary...

    Ghislaine et Bertrand arrivent, je suis tellement heureux que naturellement, je fais la bise à bertrand, sous les yeux ébahis de ghislaine; jamais il na auparavant fit la bise à un copain! (ce n'est pas trop dans la culture au Québec)

    Trempette dans la piscine, délicieux poulet au gingembre, tours de vélos, glace prise avec Mickael dans le jardin, des projets se précisent. On parle de Ventoux, de vacances en France l'été prochain, et surtout de la grande traversée qu'on va faire, Bertrand et moi, dans trois ans. Tout à l'heure, il m'a dit, en rentrant de notre petit tour:

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    "Tu vois, là, on vient de faire 3 kilomètres ll ne nous reste plus que 5197 à faire ensemble. J'aime son humour." (on a comme projet de faire Vancouver-Montréal ensemble à véo en juillet 2013....)

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    La soirée se termine par une inévitable partie de Blokus, et nous règlons lles réveils sur 6h30...

     

     


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  • Réveillé avant l'heure. Je refais mes bagages, les réarrange autrement car le sac est trop lourd sur la balance. Bertrand part au boulot on a prévu de jouer devant ses « clientes », de vieilles femmes grecques dont il s'occupe comme éducateur spécialisé.

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    Pierre joue du violon. Une des femmes, assise juste devant lui, a un visage dur, fermé. Au milieu d'un morceau, elle se lève, l'air pas contente, comme si elle voulait partir, se dirige vers un espace libre et se met à danser! Encore un instant de grâce, riche d'émotion...

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    Promenade ensuite dans Montréal. On s'est donné deux motifs: acheter un trépied « gorilla » pour mon appareil photo (j'ai donné le mien à Diane), et manger la meilleure Poutine de Montréal. Rue Sainte Catherine, on s'adresse à des policiers en service qui s'efforcent de nous répondre au mieux, en considérant notre question comme étant de la plus grande importance. Quel pays! Je n'ose même pas imaginer la même situation, transposée en France...

    Finalement, c'est dans un magasin de sport (il n'y a guère que ceux-là qui nous intéressent), qu'on nous recommande « La banquise ». Bon sang, mais c'est bien sûr !! François nous aait indiqué « l'igloo », ou « l'Iceberg », il ne se souvenit plus trop.

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    Nous confirmons: « La Banquise » sert une EXCELLENTE poutine, la meilleure, et de loin, de tout ce qu'on a pu manger jusqu'alors...

    On flâne, on prend un café en terrasse, on savoure ces derniers instants, on évoque les moments qu'on a passés ensemble, l'entente sans faille de tous les jours. Il y a beaucoup d'émotion de part et d'autre.

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    On marche encore. J'aime Montréal. C'est une ville accueillante, vivante, avec de vrais quartiers, une ambiance. Je reviendrai à Montréal (Dans un Boing bleu de mer).

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    La rue Sainte Catherine, le quartier latin, le parc Lafontaine, et plein d'autres endroits sans doute...

    On revient au centre où travaille Bertrand, à côté de la station Parc, et il m'emmène à l'aéroport. Pierre passe encore une soirée avec eux, et prend la route demain...

    On se quitte vite fait devant l'aeroport. On n'a pas le temps de traîner, les policiers veillent à ce que les déposes soient rapides. C''est beaucoup mieux ainsi.

     


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  • Retour sans histoire, avion, bus, métro, train, vélo.Besac et sa boucle.

    J'ai trouvé Paris moins belle que d'habitude, et Besançon un peu plus. J'ai retrouvé mes copains.

    Peut-être un de ces quatre je reviendrai sur ce blog donner mes impressions sur ce voyage. Là, c'est un peu tôt. Tout ce que je sais aujourd'hui, c'est que Pierre et moi nous sommes fabriqués de beaux souvenirs...


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  • 30 août. C'est reparti pour moi, Pierre a refait le trajet dans l'autre sens. Il est actuellement à Calgary; il a trouvé en route des musiciens et joue (concerts jusqu'au 1er).

    J'ai  relu tous les commentaires, et ai répondu à toutes et à tous. Merci d'avoir contribué à rendre vivant ce blog.

    A bientôt.

    Vous pouvez me joindre directement sur cette adresse mail

    oliviercresson[arobase]free.fr   (adresse un peu modifiée contre le spam)


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  • La cafetière, le quart, le trike. Tout est prêt, après une remise en état du trike,: changé les plaquettes de frein, et aussi les pneu avant, après inspection de Nils.

    Départ de Buis, direction Castelnau de Montmirail, un peu à l'ouest d'Albi, pour rejoindre La Vipère et Isabelle (alias Zazie dans le rétro).

    Buis, Vaison la Romaine, Suze la Rouse, Mondragon. Passage sur le pont de l'autoroute du soleil.... Chacun choisit sa manière de partir.

    Pont St Esprit, je remonte la vallée de la Cèze. Petit détour par Goudargues (très joli)

    Camping à Saint Jean de Maruejols, familial, tranquille, pas cher, un peu à écart du village. Violent orage pendant la nuit. La foudre n'a pas du tomber très loin. Je médite sur le choix de la tente, un peu plus lourde que celle utilisée il y a trois ans (une Coleman de 960gr) , mais bien plus confortable, surtout dans des conditions de fortes pluies...

     Dimanche 7

     Saint Amboix, Bessèges. Là, je me plante et prends la vallée un peu plus au nord. Après une dizaine de km, je m'aperçois de mon erreur et prends une route de traverse qui me ramène sur Génolhac, après une descente (et une remontée !) dans la vallée de la Cèze avec des pentes de l'ordre de 15%. ça m'apprendra à ne pas lire la carte plus souvent !

    Paysages ardéchois rugueux. Des murs en pierres, un peu partout témoignent de l'opiniatreté des anciens à rendre cultivables ces terres arides. Quelle vie ont-ils du avoir, pour réussir à subsister...

    A Genolhac, je prends une route qui monte au col de la Croix de Berthel (1088m) et qui me permet de trouver le Tarn, pas bien loin de sa source. Alternance de petite pluie et de vent,dans la descente je choppe l'onglée. J'hésite à sortir mes gants (que j'avais prévu au cas où...)

    Arrêt carte postale à Pont de Montvert

    Florac. Quelques km sur la nationale avant d'obliquer à gauche pour entrer dans les Gorges du Tarn. Retour du soleil, de la chaleur.

    Arrêt au camping de Sainte Enimie, plongeon dans le tarn, douche, casse croute.

    Lundi 8

    Descente cool des gorges.

    Un hameau, sur la rive gauche, manifestement ravitaillé par téléphérique.

    Au camping, on m'a conseillé de remonter sur le causse Méjean pour descendre les gorges de la Jonte. A La Malène, je grimpe par une très jolie route bien pentue en lacets.

    Avant d'arriver sur le Causse, des points de vue sympas sur les petits villages accrochés au bord de la rivière.

    Le Causse, austère, mais beau comme tous les déserts peuvent l'être.

    Juste avant Meyruels, tout en haut des gorges de la Jonte, un vautour s'amuse à faire du vol de pente juste au  dessus de moi.

    Retour dans les gorges, de la Jonte cette fois.

     Passage à Millau. Le viaduc est là qui se découpe dans le ciel, majestueux, élancé, donnant une impression à la fois d'imposant et de fragile.

    Mardi 9 et mercredi 10

    Descente du Tarn, des endroits vraiment très sympa pour les cyclistes en général, et les cyclo campeurs en particulier: campings pas cher (traduction pour Bertrand: peu dispendieux), rencontres avec des hollandais pédalants, ainsi qu'un couple australo-new zélandais avec qui je partage le repas du soir (et une bouteille de rouge)

    Je suis toujours le Tarn qui se transforme en une succession de longs lacs de retenue. Une ancienne voie ferrée permet de ne pas trop faire de détours (quand on a une bonne carte à jour!!).

    Des aménagements sérieux pour les cyclistes, qui ne coutent pas cher et qui sont cependant très sécurisants

    Une rencontre avec un tout nouvel acquéreur de Condor

    La voie ferrée continue sur la rive droite, mais elle n'apparait pas sur ma maudite carte au 1/200000. Je reste donc rive gauche, et gagne une petite grimpette gratuite sur le Causse

    Bon. De temps en temps, ça ne fait pas de mal non plus de prendre de la hauteur...

    Un peu plus loin, je rencontre Marie, 1m50, cyclo campeuse solitaire. On fait un brin de route ensemble, et on rencontre sur une toute petite route, rive droite, très valonnée, un couple sur un Pino tout neuf.

    Marie fait étape un jour ou deux à Albi,je continue sur Castelnau de Montmirail, on prend un pot avant de se séparer. En discutant comme ça, on se rend compte qu'on a des connaissances communes, bien qu'elle soit savoyarde et moi franc comtois.

    Nos routes divergent devant le plus grand tas de briques au Monde, la cathédrale d'Albi.

    Mercredi 10: journée repos avec La Vipère et Zazie (dans le rétro)

    Promenade dans Puycelci, village médiéval qui vaut bien Cordes (de l'avis de La Vipère et d'Isabelle qui ont visité les deux. Le même genre, en fait, avec les boutiques pour touristes en moins.. [Note spéciale à l'attention de la 4].

    Jeudi 11

    On décide d'aller visiter Albi. En cours de route, on se fait doubler par une bagnole qui nous fait signe de nous arrêter. C'est Bernard, un gars qui a acheté un Condor, qui ne s'en sert pas et qui songe à le revendre. Et qui ne connaît pas l'existence du Forum!!! On lui dit qu'il n'est pas tout seul dans le coin, qu'il y a un nid à Toulouse.

    Il repart et vient à notre rencontre, dans Albi, sur son vélo couché.

     

    Ce n'est pas ce qu'il y a de plus beau à Albi, mais on peut difficilement y échapper... Par contre le cloitre de la collégiale Saint Salvi est une pure merveille...

    La Vipère et Zazie rentrent à Castelnau de Montmirail pendant que je reprends la route, la panse bien alourdie d'un super repas gastronomique... Je découvre presque par hasard une superbe voie verte, une ancienne voie ferrée, aménagée en terre battue, mais très roulante, ombragée et peu pentue entre Albi et Castres. Les cotes (plats montants) passent sur la plaque. Il parait qu'il y a la même entre Mazamet et Bédarieux...

    Le soir, étape au camping municipal de Mazamet

    Vendredi 12: je retrouve Gérald

    Départ de bonne heure, histoire me taper la montée de la Montagne Noire à la fraîche.

    Carcassonne. Rien à signaler. Je fais des photos du trike un peu comme celles du nain de jardin d'Amélie Poulain ;-)

    On s'est donné rendez-vous à Limoux, avec Gérald qui arrive de Narbonne (il a pris le train à Lyon). Je profite de la connexion du MacDo pour mettre un peu le blog à jour. On repart vers le sud, direction les Pyrennées !

    Un peu énervant, le Gérald, comme gars, sur un vélo. Il a les doigts posés sur le guidon, un peu comme s'il jouait du piano, il est facile (pas trop chargé non plus, mais quand même). Derrière, j'en chiiiiiiie !

    Arrêt au camping d'Axat, un peu perché, mais dont la cote à 12 ou 15% sur un petit kil est récompensée par un site extraordinaire, loin de toute pollution sonore, avec les falaises comme horizon

    (Là, je triche, c'était le lendemain, juste avant le départ. Avez-vous remarqué comme habile est la transition ?)

    Samedi 13 (Lendemain du vendredi 12)

    On monte par la vallée de l'Aude. Jusqu'à la grotte de l'Aguzou, tout passe sur la plaque. Après, ça se gâte. Belle montée, en tous cas, avant d'arriver sur le plateau du Capcir,. On finit en beauté par le -bien nommé- Col du Calvaire

    Axat étant à 421 m d'altitude, ça fait quand même un peu plus de 1400m de D+ pour arriver là... On se trouve un camping avec un gérant vraiment adorable à Egat, et on se prend un méga orage de pluie-grélons une fois installés. Pour éviter les premières gouttes en sortant du supermarché situé en contrebas du village, je montre un peu à Gérald comme peut monter le trike à vide (qu'il ne s'imagine surtout pas qu'il va régner indéfiniment sur la Vipérine !). Un peu plus tard, je le surprends à vider sa tente-piscine avec une éponge. Seul le tapis de sol est étanche dans sa tente, comme dit La Vipère (dont la langue est à la hauteur du pseudo): "Il devrait la planter à l'envers" :-)))

    Dimanche 14   Descente sur les Corbières

    Passage devant le magnifique four solaire d'Odeillo, puis descente d'enfer (du 10% sur une quinzaine de km), après Mont Louis. Arrêt touristique à l'entrée des Gorges de la Caarença (prononcer Ka-ren-ka)

    Le petit train jaune sur son viaduc

    Une quinzaine de bornes avant Perpignan, après s'être baffrés de pêches juteuses à point, on quitte la vallée de la Têt par le col de la bataille (hé oui, des batailles, y'en a eu un peu partout, et pas seulement dans le Vercors)

    Gérald, qui connaît bien la région, prend l'initiative de l'iténéraire. De toute façon, comme je suis derrière, je suis...

    Le ciel se charge, on a repéré qu'il y avait un camping à Tautavel. A un moment -tiens! je suis devant, ça devait descendre-, je vois Tautavel à droite et lui me crie "à gauche!, à gauche!". Bête et discipliné, j'optempère, on monte un col, il commence à pleuvoir bien comme il faut, je lui dis:
    - Y'a un camping dans le prochain bled ?
    - J'en sais rien, qu'il me répond !!
    - Si je comprends bien, on n'est pas allé à Tautavel, où on aurait peut être eu le temps de planter la tente avant l'averse, pour aller quelque part où y'a pas de camping ???
    - Ben oui, me dit-il, mais je ne pensais pas qu'il allait pleuvoir, et puis ça me paraissait un peu tôt pour s'arrêter.
    On a passé un bon moment sous un arrêt de bus à attendre que ça se calme. (Je l'aurais bouffé ! Mais le charme des sorties de cyclo-camping avec Gérald réside justement dans ce genre d'imprévu ou de supputation plus qu'hasardeuse, sans oublier son flegme très british et son caractère toujours égal et optimiste)

    On trouvera un camping quelques kilomètres plus loin.

    Lundi 15

    Le beau temps est revenu. Superbe parcours pour traverser les Corbières par des routes dans les vignes, dans des gorges, pour arriver en bordure de l'étang de Bages et de sigean

    Pique-nique à Narbonne, et on reprend la route direction Beziers où Gérald reprend le train demain

    Le soir, arrêt au camping de Colombiers, où nous sympathisons avec un couple -et leur bambin de deux ans- qui font le canal du Midi en cyclo-camping. Chapeau ! On fait essayer les vélos. Je crois qu'on a fait un adepte...

    Mardi 16 août Dernier jour

    Les écluses à Béziers, la gare de Béziers, je continue tout seul encore une vingtaine de km où j'ai rendez-vous avec mon frère Gil, chez lui, à Pezenas. Le voyage en trike est fini (snif !)

    En tout cas, des coins magnifiques, où il serait très interessant de concocter des parcours pas trop montagneux pour des cyclo-campeurs néophytes.. A faire et à refaire...


    4 commentaires
  • Acquisition d'une petite caméra embarquée.

    Plaisir du montage vidéo, qui permet de montrer les choses autrement qu'avec un texte et des photos...

    Metailler

     

     Rothorn

     

    Grand St Bernard

     

    Vélan

     

     

    Raid Saas Fee

     


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