• Jeudi 22: Etape a Sougia

    Après la pluie, on a fini par monter les tentes sur la plage. Les consignes de Stelios, données par son téléphone portable, étaient claires: 5 Beaufort de Sud, donc pas de navigation.

     

    Au matin, après un petit déjeuner pris sur la plage, nous sommes partis a pied a la grotte de Polyphimos, le cyclope anthropophage qui d’après Homère retint jadis Ulysse et ses compagnons prisonniers. Une vaste salle, dont l'entrée est a moitié bouchée par le rocher qu Ulysse mit en travers pour empêcher Polyphimos, rendu aveugle, de sortir pour les poursuivre (relire si nécessaire l’odyssée) :-)  [edit: voir en bas de la page]

     

    Le caillou qui ferme la grotte (plutôt costaud, Ulysse!)

    Je n'ai pas encore présenté mes camarades d'équipée. Ce sont tous des spéléos, c est comme ça que PhiSa les a rencontrés. Il y a Sandrine et Patrick, Pierre et Carole, David, Philippe dont la copine est venue aussi en Grèce, mais qui fait du tourisme et nous rejoint de temps en temps, et enfin  PhiSa et moi. Ils se connaissent depuis longtemps, ont fait plein de trucs ensemble, ils sont soudés comme pas possible, la solidarité entre spéléos c'est encore plus important qu'entre montagnards; chacun sait qu'il peut compter sur l'autre...

    Le problème avec eux, c'est que dès qu'ils entrent dans une grotte, ils se métamorphosent complètement, commencent à analyser le terrain, les roches, anticiper sur la formation du relief. Bref ils ont commencé a prospecter dans les environs, la truffe au ras du sol, à la recherche du moindre trou, de la faille la plus infime.

    Et on est tombé sur une doline gigantesque d'une centaine de mètres de diamètre et d'une vingtaine de profondeur... Le temps était plutôt gris et la température assez agréable, sauf quand le soleil passait derrière les nuages, de temps en temps.

     Plein de vautours qui cerclaient paresseusement, et un faucon crécerelle, mais pas beaucoup de faune sinon.

    De retour a la plage, chacun a vaqué a ses occupations, baignade suivie d'une douche de plage a l'eau douce pour Philippe et moi, lessive pour Sandrine et Phisa, etc...

    L'obligation quotidienne de tenir ce journal est un bon prétexte pour s'assoir à une table, et par conséquent de boire une bière. Philippe et David m'ont vite rejoint, et on devise gentiment sur nos activités, sur nos vies et la qualité d'icelles... Marrant comme on a des valeurs très proches...

    Petit restau le soir, comme souvent. Je m'aperçois que j'ai oublié d'en parler, des restau...Ils sont en général sympa, pas cher (de 13 a 20 euros/pers.), la cuisine est bonne, souvent très bonne, l'accueil est exceptionnel avec le traditionnel raki offert avec un petit dessert, une fois la note réglée...

     

    [Edit le 31/10]

    C'est ce que j'ai fait (relire l'Illiade, que j'avais enregistrée sur ma liseuse laissée dans le sac dans la voiture de Stelios), pendant le -trop long- voyage de retour. Ma mémoire m'a fait défaut. Ce n'était pas Ulisse, mais Polyfimos qui refermait la grotte avec le rocher.

    D'autre part, revenu à Besançon, j'ai repris l'excellente version de l'Odyssée de Mario Meunier, qui situe la grotte au pied de l'Etna, et d'après Wiki, "Les toponymes figurant sur toutes les cartes marines et les données des Instructions nautiques situent le pays des Cyclopes sur les pentes de l'Etna, face aux quatre îlots des Faraglioni, « les Cyclopum Scopuli des Anciens ». Cette première hypothèse permet d'assimiler le Cyclope Polyphème à un volcan à l'œil rond, à l'Etna : comme le volcan, Polyphème tombe dans le sommeil après une éruption, et dans ses réveils terribles, éructe et projecte des blocs de roche au loin"

    Finalement leur grotte de PolyPhimos, aux Grecs, c'est un peu comme notre Alesia à nous...


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