• Dimanche 25 : Ferry

    Prokolis n'avait plus -dans son congélateur, je suppose- que de la moussaka et de l'agneau. Il nous a fait un cinéma pour nous vanter sa moussaka et son agneau. Personne n'était dupe, mais tout le monde a joué le jeu pour que tout se passe bien. On a pas mal mangé, et avec le vin (1/2 l de banc et 1/2 l de rosé), on s'en est tiré chacun pour 11 euros!

    Il devait rester aussi un calamar, c'est Patrick qui en a hérité...

    La nuit a été super tranquille, aucun bruit jusqu'au matin où le vent a commencé de souffler. La mer était lisse vers le rivage, mais on voyait au loin l'eau s'envoler sur la crête des vaguelettes levées par le violent vent du Nord. On a consulté la météo, et on a vu que les jours suivant s ce serait la même chose. On a donc décidé de prendre le ferry avec nos kayaks pour passer le cap à l'Est et nous rapprocher d'un village desservi par une route. Ici, à Agia Roumeli, les gorges ferment, il n'y a plus de touristes, toutes les chambres d'hôtes, toutes le tavernes sont sur le point de fermer, il n'y a pratiquement plus rien sur les rayons des (deux) épiceries, à commencer par l'ouzo! Pas sûr non plus qu'il y ait des ferries les jours suivants, quand il fait mauvais ils ne naviguent pas.

    En attendant le ferry de 17 heures, nous sommes allés remonter les gorges situées un peu à l'Est d'Agia Roumeli. Vestiges de lieux de vie très anciens, d'après les bouts de poteries retrouvés par David qui est un fin connaisseur de poteries antiques.

    On a monté à peu près 600m de D+, jusqu'à un verrou qui barre la gorge, assez évasée à ce niveau. La partie située au dessus de ce verrou conduit à une montagne de 2000 m d'altitude, la partie basse, que nous avons empruntée, débouche sur la mer.

    De retour à Agia Roumeli, Prokopis, qui vidait ses frigos, nous a donné 2 bidons de 5 litres de jus d'oranges pressées, et comme on avait acheté une ptite bouteille de raki avant d'embarquer, on s'est fait la traversée jusqu'à Loutro en dégustant du raki-orange.

    Le vent, pendant la traversée, était vraiment imprévisible : 6 Beaufort d'Est pendant 5 km, puis sans prévenir 4 Beaufort dans l'autre sens. Au loin, au delà de Sfakia, on a eu un aperçu de ce que pouvaient être des vents catabatiques :  des nuages qui descendaient de la montagne en suivant les lignes de pentes, un peu comme une avalanche de poudreuse, mais en moins rapide. Arrivés au niveau de la mer, cela donne un vent de terre très localisé, et très violent, donc super dangereux en kayak de mer si on se fait prendre et qu'on ne peut pas se mettre à l'abri au bord, sur une plage.

    Les nuages, au fond, descendent très rapidement sous l'action du vent catabatique

    Le ferry est passé devant les très belles gorges de Marmara, avant de nous débarquer à Loutro, sorte de petit Saint Trop' de la côte Sud (mais en bien plus sympa!)

    Nous avons ré-embarqué dans nos kayaks et sommes revenus un peu en arrière, pour nous rapprocher de l'embouchure des gorges de Marmara.

    On a cherché une plage, et puis on a fini à la frontale, dans une taverne où le patron nous a un peu arnaquer, en nous faisant payer un peu plus que le prix convenu... Mais bon. L'endroit était super sympa, et on n'avait pas envie d'embarquer de nouveau dans la nuit...


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